Piratage : quel avenir pour le téléchargement direct ?

12 janvier 2011 à 14h59
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Le cabinet d'analyse MarkMonitor a publié une étude sur l'état du piratage. Au travers de ce rapport la firme met en garde contre les sites de téléchargements directs.

Spécialisée dans la protection des grandes marques, MarkMonitor a basé son étude sur 22 grandes sociétés et, au travers d'un algorithme, découvert 10 000 sites Internet enfreignant d'une manière ou d'une autre la propriété intellectuelle de ces dernières. Les experts ont entrepris de distinguer les plateformes de contrefaçon, proposant d'acheter des biens physiques, des sites de téléchargements illégaux de chansons, films, séries télévisées ou logiciels. Pour ce faire ils ont manuellement vérifié le contenu de 600 sites, puis retenu une centaine d'entre eux pour établir leur étude.

Concernant les sites de téléchargement illégaux, MarkMonitor explique que les noms de domaine associés à des pratiques de piratage enregistrant le plus de trafic sont rapidshare.com, megavideo.com et megaupload.com. Ces derniers comptabiliseraient 21 milliards de visites par an. Rapidshare afficherait 11,8 milliards de visites par an contre 4,9 milliards pour MegaUpload et presqu'autant pour MegaVideo. Ces répertoires invitent les internautes à mettre en ligne leurs fichiers et, à moins qu'un ayant-droits n'indique un contenu protégé par des droits d'auteur, les fichiers sont accessibles en libre téléchargement.

Bob Pisano, président de la MPAA, l'organisme chargé de défendre les intérêts des studios américains, déclare : « les recherches de MarkMonitor sur le piratage en ligne et la contrefaçon sont un appel aux armes dirigé vers le gouvernement et le secteur privé ».

Reste à savoir quelles seront les mesures prises par les plateformes de téléchargement. L'année dernière Bobby Chang, responsable général de Rapidshare, déclarait : « Plus que jamais nous nous montrons agressifs en fermant les comptes des utilisateurs ayants mis en ligne du contenu protégé par des droits d'auteurs ». A plusieurs reprises il a été question d'apposer des filtres aux serveurs. Dans une affaire de droits relatifs à des livres électroniques, Rapidshare fut condamné à payer la somme de 150 000 euros pour n'en avoir pas appliqué sur ordre de la cour allemande. Dans une autre affaire, la cour de Düsseldorf a tranché en faveur de Rapidshare et rejeté les requêtes d'Atari demandant à ce qu'une liste noire empêche la mise en ligne de ses jeux.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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