Test MSI GP76 Leopard : une RTX 3070 très énervée dans une machine équilibrée

Nathan Le Gohlisse
Spécialiste Hardware
27 février 2021 à 12h12
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MSI n’est pas venu les mains vides lors du CES 2021. Malgré la tenue à distance de l’évènement, le constructeur taïwanais y présentait plusieurs nouveautés au travers d’une conférence express que nous avions eu l’occasion de suivre. C'est le GP76 Leopard qui nous intéresse aujourd'hui, avec son nouveau châssis, emprunté au GE76 Raider, et sa nouvelle colocataire : la RTX 3070 mobile.

Également annoncée lors du dernier CES, la nouvelle puce graphique mobile de Nvidia s’annonce nettement plus capable que sa grande sœur la RTX 2070 SUPER. Une puce qui carbure à plein régime sur la machine qui nous intéresse aujourd’hui : le GP76 Leopard, un imposant laptop gaming de 17,3 pouces. Une bécane suffisamment costaude (et épaisse) pour embarquer une RTX 3070 dont le TGP atteint des sommets, avec 140W au compteur en l’occurrence. Parfait pour avoir une bonne idée de ce que la puce peut donner lorsqu’elle lance toute ses forces dans la bataille.

MSI GP76 Leopard 10UG-259FR
  • Système de dissipation efficace
  • Écran assez lumineux et correctement contrasté
  • Excellentes performances pour jouer en Full HD
  • Clavier valable
  • Écran 144Hz non G-Sync
  • Couleurs de l’écran peu fidèles
  • La concurrence est féroce
  • Appareil encombrant et pas discret

Mais avant d’aller plus loin, prenons quelques lignes pour détailler la fiche technique du GP76 Leopard 10UG-259FR que MSI nous a fait parvenir en prêt. L’appareil embarque :

  • Un écran IPS 144 Hz Full HD (1920 par 1080 pixels) à dalle mate, capable de couvrir à 100% le spectre sRGB
  • Un processeur Intel Core i7-10870H (8 coeurs / 16 threads cadencés entre 2,20 et 5,00 GHz, 45 W de TDP, 16 Mo de cache).
  • Une carte graphique Nvidia GeForce RTX 3070 8 Go GDDR6
  • 16 Go de mémoire vive (via deux barrettes de DDR4 à 3200 MHz)
  • 512 Go de stockage en SSD M.2 (deux slots M.2 sont présents sur la carte mère)
  • Connectivité WiFi 6 via modem Intel AX201, Bluetooth 5.1
  • 1 port USB Type-C 3.2 Gen 2 (affichage via DisplayPort), 3 ports Type-A USB 3.2 Gen 1, 1 connecteur RJ45, 1 port HDMI 2.0 et 1 prise micro / casque Jack 3,5.
  • Une batterie de 65 Wh
© MSI

Dans une version mieux équipée (comprenant 32 Go de DDR4 et 1 To de SSD en lieu et place des 16 Go de RAM / 512 Go de stockage de notre unité de test), le GP76 Raider 10UG est proposé en France aux environs de 2400 euros. Des modèles plus abordables équipés cette fois d’un Core i7-10750H (6 coeurs / 12 threads)de 16 Go de RAM et d’une RTX 3060 existent aussi, cette fois à 2200 euros chez les revendeurs hexagonaux.

Design : châssis costaud et machine bien pensée ?

Le GP76 Leopard n’est pas une machine particulièrement menue. Tablez sur 397 x 284 x 25,9 mm pour pas moins de 2,9 kilos. Autant dire que l’engin est trapu et pas nécessairement très agréable à transporter.

Ce gabarit imposant se couple par contre un un châssis plutôt bien pensé, même s’il ne faut pas chercher de grand chambardement chez MSI avec le GP76 Leopard, qui recycle presque à l’identique la silhouette et les grandes constituantes d’un certain GE66 Raider (un produit que nous avions testé cet été en version i9/RTX 2080 SUPER). Pour le GP76 Leopard, MSI dépouille toutefois l’appareil de certains agréments de la version Raider, un peu plus haut de gamme. On perd notamment l’étonnante (et amusante ?) barre de LEDs RGB que le constructeur taïwanais avait introduite l’année dernière sur l’avant de son laptop gaming, et l’on écope d’une qualité de finition légèrement plus sommaire pour le châssis.

Le Leopard mêle ainsi de l’aluminium brossé pour les reposes-poignets, le pourtour du clavier et le dessus du capot, à du plastique pour le dessous, l’avant et l’arrière du châssis. Rien de très gênant à l’usage et visuellement l’appareil dégage grosso modo la même impression de qualité et de solidité que sur la lignée Raider. On retrouve aussi les mêmes charnières, costaudes, que sur le GE66 et l’appareil hérite à nouveau d’un gros arrière-train dans lequel se logent de larges radiateurs et une partie de la connectique.

MSI a en effet le bon goût de dispatcher les ports de son laptop sur ses deux flancs et à l’arrière. On peut donc compter sur un port USB-A 3.2 Gen1 et une prise Jack 3,5 mm sur la gauche, et sur deux ports USB-A 3.2 Gen1 sur la droite. Les sorties dédiées à l’affichage (Type-C 3.2 Gen2 / DisplayPort et HDMI 2.0) sont à l’arrière, aux côté d’un port propriétaire sur lequel vient se brancher le bloc secteur et d’une prise RJ45 pour se raccorder au réseau en filaire. Cette disposition est plutôt pratique à l’usage puisque les ports les plus utilisés (USB-A et prise casque) sont biens espacés et restent portée de main immédiate. On regrette par contre l’absence de port Thunderbolt 3 sur une machine à ce prix… même si les joueurs n’en ont finalement pas autant besoin que des utilisateurs créatifs.

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Le GP76 Raider profite par contre d’un bon clavier, très différent de celui du GE66 Raider cuvée 2020. Ici, pas de touches ultra-plates et casse-pieds en jeu, on hérite d’un vrai clavier gaming avec des touches silencieuses et à la course nettement plus longue. Attention toutefois au retour un peu mou auquel il faudra s’habituer. Dans la même veine, nous aurions aimé des touches plus larges et un espacement plus généreux entre elles : il y avait la place… et cela aurait permis au clavier de MSI de s’ériger au rang de ceux, proposés par ASUS et Acer, que nous avons encore tendance à préférer.

Quelques raccourcis pratiques sont quand même à signaler, comme celui dédié au changement à la volée des patterns de rétroéclairage RGB (en partenariat avec SteelSeries), ou celui qui permet de changer rapidement de profil de ventilation. MSI profite aussi des dimension de son PC pour intégrer un pavé numérique au clavier. Un ajout classique sur un 17 pouces, mais qui apporte un vrai plus au quotidien, notamment en bureautique.

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Le trackpad de l’appareil est pour sa part parfaitement anecdotique. Trop petit, trop excentré sur la gauche et bruyant, il aura au moins pour intérêt de vous pousser à brancher une vraie souris rapidement. Le constat n’est pas vraiment glorieux non plus pour la webcam. Limitée à une définition 720p sur ce modèle (contre 1080p sur le GE66/76 Raider… pourquoi ?!), cette dernière est vraiment médiocre. Elle délivre une qualité d’image fortement bruité même dans de bonnes conditions de lumière et suffira tout juste à de brefs échanges en visio. Il est vraiment dommage que MSI n’ait pas fait un effort sur l’ensemble de ses machines gaming en cette année de pandémie. Autre lacune difficile à pardonner : l’absence de capteur d’empreinte ou de système d’identification faciale : vous devrez vous connecter à l’ancienne sur l’imposant laptop de MSI, avec un mot de passe ou un code à 4 chiffres. Comme il y a 10 ans.

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Comme d’habitude, nous avons démonté la plaque inférieure du châssis pour savoir s’il était possible (et facile) de changer certains composants. De ce côté MSI joue le jeu en nous laissant démonter cette plaque avec un simple tournevis cruciforme (celui que tout le monde a dans sa boîte à outil).

Quelques tours de poignets plus tard, on découvre les entrailles de l’appareil, avec les six caloducs en cuivre du système de dissipation, ainsi que deux gros ventilateurs. L’accès aux composants se limite comme souvent au stockage et à la mémoire vive et au modem Intel AX201, qu’il est possible de changer en quelques minutes à peine. Même chose pour les SSD. Sur notre machine de test, l’un des deux emplacements M.2 ajoutés à la carte mère était laissé vacant, mais ce ne sera pas le cas sur toutes les moutures de l’engin. La batterie de 65 Wh est elle aussi relativement facile à remplacer au besoin.

Écran : une dalle IPS imparfaite mais suffisante

Quelque soit la variante du GP76 Leopard choisie, MSI propose une dalle Full HD de 17,3 pouces. Cette dernière profite d’une fréquence de rafraîchissement de 144 Hz, qui permet une fluidité bienvenue en jeu, précieuse sur les titres compétitifs et appréciable au quotidien, notamment pour écumer le web et parcourir les réseaux sociaux.

Dans le descriptif de son laptop, MSI évoque pour le reste une dalle couvrant à 100% le spectre sRGB, jouxtée de « bordures ultrafines. Si l’on peut d’emblée arguer que ces fameuses bordures ne sont pas si fines que cela, nous avons dégainé notre sonde X-Rite et le logiciel de mesures Calman pour découvrir ce que vaut l’écran fabriqué, d’après nos recherches, par le taïwanais Innolux Corporation.

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Commençons par la luminosité. Sous notre sonde, l’écran IPS du GP76 se limitait à 309,3 cd/m2, avec une pointe de luminance enregistrée à 369,8 cd/m2 (une valeur que vous n’atteindrez que rarement dans une utilisation normale). Nous avons donc affaire à une dalle plutôt lumineuse, couplée à un revêtement mat qui permet de réduire fortement les reflets. La température des couleurs a pour sa part été mesurée à 6736 K. Nous sommes donc un bon cran au-dessus des 6500 kelvin du standard vidéo, signe d’un écran aux couleurs légèrement trop froides.

Le DeltaE a pour sa part été évalué à 5,5, marquant au passage une dérive assez marquée vers les verts et un écart trop important entre les couleurs. La couverture colorimétrique du spectre sRGB atteint pour sa part les 96,5%, contre 73,5% pour le gamut Adobe RGB. Même dynamique pour l’espace de couleurs DCI-P3, qui n’est couvert qu’à hauteur de 73,1%. Ne cherchez pas de perfection colorimétrique ici, nous ne sommes clairement pas en présence d’une dalle taillée pour les professionnels de l’image, mais dans l’ensemble l’expérience proposée est très suffisante pour jouer dans de bonnes conditions. Le contraste est d’ailleurs plutôt satisfaisant, avec un ratio mesuré à 1439: 1.

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Reste la définition 1080p, qui demeure convaincante sur une diagonale de 17,3 pouces, même si une le QHD (un peu plus courant qu’avant sur PC portables depuis le dernier CES) aurait été intéressant, au moins en option. La finesse d’affichage proposée en l’état est correcte sans être renversante (s’approcher à 30 cm de l’écran suffit quand même pour voir des pixels), surtout lorsqu’on vient d’une dalle Ultra HD. La plupart des joueurs y trouveront quand même leur compte. D’autant qu’en Full HD, la RTX 3070 nous propulsera bien à plus de 100 FPS sans encombre sur les titres compétitifs. Voilà une transition toute trouvée pour parler des performance de l’appareil et de son GPU !

Performances : chaleur maîtrisée et souffle contenu

Mais avant de parler du GPU de notre GP76, passons en revue son processeur et les performances de son système de dissipation. Comme évoqué en début d'article, MSI mise sur un châssis relativement épais (presque 2,6 cm) agrémenté de larges grilles de ventilation sur le dessous, les flancs et l’arrière de l’appareil. Aidés d’AIDA 64 et de son test de stabilité nous avons poussé le processeur d’Intel dans ses derniers retranchements pour observer comment se comportait la dissipation, et surtout, comment les fréquences de la puce étaient tenues.

Précisons que pour ce galop d'essai, le mode de refroidissement « Cooler boost » de MSI était activé afin de sonner comme il se doit le branle-bas de combat à l’intérieur du GP76 et de maintenir autant que possible le processeur au frais.

En dépit de ce mode, on observe sans surprise un thermal throttling assez marqué sur le Core i7-10870H du GP76. En début de test, les fréquence atteignent les 4,00 GHz en multi-core mais se rabattent assez vite à 3,90 GHz pour limiter la chauffe. Près de 30 minutes plus tard, les fréquences tombent entre 3,75 et 3,85 GHz pour des températures qui oscillent alors entre 85 et 95 degrés au niveau du processeur. Sur le châssis en lui-même la sensation de chaleur est parfaitement négligeable au toucher et l’air chaud est diligemment expulsé par l’arrière et les côtés du PC après avoir été aspiré par le dessous.

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Le souffle des ventilateurs, lui, est difficile à oublier, mais reste bien en dessous de ce que nous avons récemment expérimenté avec l’Aero 15 de Gigabyte (que nous avons testé ici). Logique : le GP76 Raider est plus grand, plus épais et se contente d’un Core i7 (en lieu et place d’un gros Core i9 dans le châssis nettement plus compact de l’Aero 15).

Globalement, la chauffe est plutôt bien maîtrisée par le système de dissipation Cooler Boost 5 conçu par MSI. Raisonnable en termes de décibels, ce dernier n’empêche pas le throttling du CPU, mais il permet aux fréquences de ne pas trop faire de yoyo et de rester la plupart du temps au-dessus des 3,80 GHz, même lors d’une charge intensive et soutenue. Sur laptop gaming, tous les systèmes de dissipation ne peuvent pas en dire autant.

En calcul sur CineBench R23, le Core i7-10870H parvient ainsi à faire bonne impression, avec un score de 9872 points en multi-core contre 1205 points en single-core. À titre de comparaison, l’Aero 15 YC OLED et son Core i9-10980HK (nombre de coeurs égal) totalisaient pour leur part 1268 points en single-core et 9238 points en multi-core sur le même outil. Le Core i7 bat donc d’une courte avance son grand frère le Core i9 en multi-core (avec un retard négligeable en single-core) sur une machine certes moins perfectionnée, mais vendue à un tarif sensiblement moins élevé. Si vous cherchez de la puissance CPU brute, le GP76 est donc un bon cheval.

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Notons par contre que MSI se contente, faute de mieux, d’ajouter des processeurs Comet Lake-H qui ne sont plus de toute première fraîcheur sur ses différents laptops gaming en ce début 2021. Faute de mieux, car si Intel a bien annoncé des puces Tiger Lake-H au CES, le fabricant américain se limite pour l’instant à une moitié de gamme avec des processeurs de 35 W seulement. Les CPUs Tiger Lake-H de 45W arriveront plus tard, probablement à l’occasion du Computex 2021. On pourra néanmoins regretter que MSI n’ait pas choisi de proposer des processeurs AMD Ryzen de cinquième génération (introduits à l’issue du dernier CES lui aussi), sur ses nouveaux PC portables gaming, au moins en option.

Un point rapide sur les performances du SSD. Sous CrystalDiskMark ce denier affichait 1978,33 Mo/s en lecture contre 973,88 Mo/s en écriture. Des résultats vraiment décevants en écriture qui le placent très loin derrière le SSD Kingston de l’Aero 15 (2903,99 Mo/s en lecture et 3028,48 Mo/s en écriture).

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

GPU : que vaut la RTX 3070 du GP76 ?

Avant de nous attaquer à la prestation de la RTX 3070 en jeu, nous avons voulu voir où elle se plaçait dans les benchmarks et notamment sous Time Spy Extreme (Ultra HD). Avec son TGP de 140W, la nouvelle puce GPU mobile de Nvidia affiche un score graphique de 5667 points. Sans surprise, c’est plus que la RTX 3080 limitée à un TGP de 105W que l’on trouvait sur l’Aero 15 YC (4444 points seulement sur le même test, dans les mêmes conditions). Une belle prestation qui permet à cette RTX 3070 de se loger entre la RTX 2080 SUPER de référence et la RTX 3060 Ti TuF Gaming (ASUS) de bureau.

Mais sans plus attendre, passons au vif du sujet : que vaut cette RTX 3070 mobile en jeu ? Pour le savoir, nous avons concentré nos efforts sur deux titres récents et particulièrement demandeurs : Cyberpunk 2077 et The Medium. Tous les deux ont été lancés en 1080p (définition native de l’écran du GP76), avec le profil de refroidissement le plus efficace et avec un léger overclocking à la fois de la fréquence du GPU et de sa VRAM (+ 200 MHz dans les deux cas, via l’utilitaire Dragon Center de MSI).

Ces précisions étant faites, sous Cyberpunk 2077, avec l’ensemble des réglages en ultra (ombres et effets à gogo, reflets, nuages volumétriques et occlusion ambiante en fanfare…), le ray tracing en ultra lui aussi et le DLSS en niveau « Qualité » nous obtenons un framerate parfaitement stable, compris entre 60 et 65 FPS lors des séquences à pieds en plein coeur de Night City. En voiture, dans des environnements moins peuplés et agités, nous avons même atteint le seuil des 75 à 80 FPS.

Bien entendu, ces bonnes performances sont en grande partie dues à l’impeccable prestation du DLSS 2.0. Une fois la technologie de Nvidia désactivée, la fluidité en prend un coup pour tomber aux environs de 40 FPS, voire moins lors des séquences les plus nerveuses. On arguera toutefois que couper le DLSS sur Cyberpunk 2077 est une mauvaise idée, car au delà de l’importante perte de fluidité occasionnée, le gain en termes de finesse d’affichage est parfaitement négligeable.

Sous The Medium, dans des conditions similaires (tous les réglages à leur niveau le plus élevé, DLSS en niveau « fidélité », reflets et effets en pagaille…), nous avons cette fois atteint entre 40 et 50 FPS en moyenne et en fonction des environnements visités. Un bon niveau de performances sur un jeu gourmand (ou mal optimisé, c’est au choix).

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

La RTX 3070 du GP76 Raider est donc au niveau pour animer dans de bonnes conditions les titres les plus gourmands. Si ce sont les titres compétitifs qui vous font vibrer (Fortnite, Overwatch, CS: Go…) vous n’avez aucune crainte à avoir, la nouvelle puce de Nvidia pourra les motoriser sans broncher à près de 144 FPS, le seuil maximal que l’écran de l’appareil est conçu pour gérer.

Évoquons enfin rapidement la présence sur le GP76 de deux technologies introduites par Nvidia : le resizable BAR et le Dynamic Boost 2.0. Comme nous l’expliquions à l’issue de la conférence de Nvidia au CES, le resizable BAR permet au CPU d’accéder à toute la mémoire du GPU en une seule fois pour de meilleures performances. Le Dynamic Boost 2.0 est pour sa part une technologie conçue pour réaffecter de manière dynamique une portion du budget TDP du CPU vers le GPU lorsque cela est nécessaire, afin de booster les performances en jeu. Notez par contre que les technologies Whispermode 2.0 et Advanced optimus ne sont pas exploitées par le GP76 Leopard.

Autonomie : gardez votre chargeur avec vous…

L’autonomie est rarement le point fort des laptops gaming. Leurs composants sont performants mais pas vraiment réputés pour leur sobriété énergétique ce qui pèse fatalement sur la batterie. Comme évoqué plus haut, le GP76 Leopard embarque une batterie de 65 Wh. Ce n’est pas énorme, mais cela reste dans la moyenne de ce que l’on trouve sur ce type d’appareils. Cette batterie est capable de se recharger en un peu plus de deux heures à l’aide d’un gros bloc secteur de de 230 W et assure au GP76 le service minimum en guise d’autonomie.

En lecture vidéo (sous Netflix via Edge, avec la luminosité de l’écran à 100%, le rétroéclairage du clavier coupé, le mode « Super battery » activé et avec le volume à 50%) l’appareil a tenu un peu plus de 4 heures 30 sur batterie avant de s’éteindre. En utilisation bureautique, on peut tabler sur environ 5 heures mais pas tellement plus. C’est peu, mais c’est au niveau de ce que la plupart des PC portables gaming proposent.

Son : des haut-parleurs suffisants mais pas mélodieux

Côté son, le GP76 Leopard nous propose une expérience mi-figue mi-raisin, avec une sortie casque valable, équilibrée et puissante… et des haut-parleurs passables. Pas vraiment médiocres, mais loin d’offrir un rendu reluisant, ces derniers diffusent un son plutôt puissant, suffisamment en tout cas pour couvrir en partie le bruit de la dissipation et rester audible en jeu.

Il ne faut pas leur en demander beaucoup plus : le son y est très centré sur les médiums et permettra donc de bien faire ressortir les voix dans un film. Les aigus sont un peu noyés et manquent de précision, tandis que les basses sont quant à elles aux abonnées absentes. Pour jouer sans casque, en dépannage, ou regarder une vidéo YouTube, cela suffira mais n’en attendez pas plus.

Prix : comment se situe le GP76 par rapport à la concurrence ?

Sans être nécessairement abordable, le GP76 Leopard nous paraît globalement armé pour se faire une place au soleil à moins de 2500 euros. Une somme conséquente qui pourrait lui faire du tort par rapport à certains modèles de la concurrence

Le GP76 Leopard (et par extension sa déclinaison 15 pouces, que nous n’avons pas testée) se place en effet face de machines convaincantes elles-aussi, comme le Predator Helios 300 2021 d’Acer (qui doit cependant arriver sur le marché un peu plus tard sur le second trimestre), le Lenovo Legion 7 ou encore le TUF Gaming A15 (dont un test arrivera prochainement sur Clubic). Des machines qui misent pour certaines sur des processeurs AMD de nouvelle génération, un peu plus puissants que ce que nous propose MSI sur sa nouvelle gamme de laptops gaming. Un argument qui méritera d’être pris en compte à l’achat.

MSI GP76 Raider 10UG, l’avis de Clubic :

Équilibre et puissance, ces deux mots clés semblent avoir fait office de crédo pour MSI sur le GP76 Raider. L’appareil n’est pas parfait, mais il parvient à nous proposer une expérience satisfaisante et bien balancée. La RTX 3070 embarquée est capable de très belles choses en 1080p et parvient notamment à propulser sans le moindre problème Cyberpunk 2077 à un framerate élevé avec l’ensemble des détails à leur zénith. De très bonnes performances permises en partie par l’efficacité du système de dissipation conçu par MSI, qui parvient à limiter suffisamment la chauffe pour laisser les composants donner de la voix en jeu.

On notera aussi la belle amélioration de design à laquelle le constructeur taïwanais consent sur sa gamme Leopard en 2021. On y retrouve désormais le même châssis que celui proposé depuis quelques mois sur la gamme Raider : un châssis convaincant, plus sobre que par le passé mais aussi mieux assemblé.

L’appareil se limite par contre à un écran 1080p IPS perfectible, non compatible G-Sync et à la colorimétrie dévoyée. Il faudra aussi faire avec un processeur Intel d’ancienne génération… et pour cause, Intel n’a pas encore lancé ses puces Tiger Lake-H en 45W. Comme évoqué plus haut, MSI aurait pu nous proposer, au moins en option, des processeurs Ryzen de cinquième génération en guise d’alternative, mais pour l’instant il faut tout simplement faire sans.

MSI GP76 Leopard 10UG-259FR

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Le GP76 Leopard est une belle machine dont les défauts sont efficacement contrebalancés par les performances qu'elle parvient à développer. L’expérience équilibrée proposée par MSI plaide aussi en faveur de l'appareil. On regrette néanmoins l’absence de processeurs AMD en option et le recours à un écran aux couleurs peu fidèles.

Les plus

  • Système de dissipation efficace
  • Écran assez lumineux et correctement contrasté
  • Excellentes performances pour jouer en Full HD
  • Clavier valable

Les moins

  • Écran 144Hz non G-Sync
  • Couleurs de l’écran peu fidèles
  • La concurrence est féroce
  • Appareil encombrant et pas discret

Design 8

Écran 7

Performances 9

Autonomie 5

Prix 7

Modifié le 05/03/2021 à 17h00
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