Test Synology DS420+ : un NAS 4 baies polyvalent, hélas un peu cher pour la maison

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Spécialiste Hardware et Gaming
21 avril 2021 à 12h01
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Il y a quelques mois, nous testions le DS720+, un NAS relativement ambitieux partie intégrante de la refonte des gammes du numéro un du secteur, Synology. Nous enchaînons maintenant avec un produit plus accessible, moins performant également. Le DS420+ est plus volontiers destiné aux particuliers en manque d’espace de stockage.

Synology DS420+
  • Deux slots M.2 simples d'accès
  • Mémoire extensible à 6 Go...
  • La qualité du logiciel DSM
  • Nuisances sonores et consommation contenues
  • Pas de 2,5 GbE, pas de PCIe
  • ... mais « seulement » 6 Go
  • Disparition du bouton Copy

À la rentrée de septembre 2020, Synology avait présenté une refonte complète de ses NAS pour « utilisateur personnel et domestique ». Une façon polie de présenter les produits les moins puissants de son catalogue, car il faut bien l’avouer, il n’est nullement nécessaire de posséder un monstre doté d’un CPU 12 cœurs, de 128 Go de mémoire vive et capable d’emmener avec lui 72 disques durs pour un usage domestique, fusse-t-il bouleversé par les incitations régulières au télétravail.

Quatre baies pour un maximum de 72 To d'espace disque © Nerces

Fiche technique du Synology DS420+

Le DS420+ est en quelque sorte le « petit frère » du DS920+ lui-même version quatre disques du DS720+ que nous avions donc testé il y a déjà un petit moment. Histoire de vous perdre un peu plus dans les références, sachez que Synology distribue aussi une version deux disques de notre cobaye du jour, le DS220+. En fonction de vos besoins et de votre budget, vous devriez donc trouver chaussure à votre pied.

Le Synology DS720+, c’est :

  • Processeur : Intel Celeron J4025 double-cœur @ 2 GHz (2,9 GHz en turbo)
  • Mémoire vive : 2 Go DDR4, extensible à 6 Go (1 emplacement disponible)
  • Nombre de baies : 4x SATA3 compatibles 2,5’’ et 3,5’’
  • Disques livrés : aucun
  • Capacité maximale : 72 To
  • Emplacements SSD NVMe M.2 : oui, 2
  • Hotswap : oui
  • Dimensions : 223 x 199 x 166 mm
  • Poids : 2,18 kg à vide
  • Alimentation : 90 W, brique externe
  • Ventilation : oui, 2x 92 x 92 x 25 mm
  • Connectique : 2x USB-A 3.0, 2x RJ45 GbE
  • Port PCIe : non
  • Normes RAID : 0 / 1 / 5 / 6 / 10 / JBOD / SHR
  • Garantie : 3 ans de base, extensible à 5 ans
  • Prix et disponibilité : déjà disponible, à 559,95 €

Chez Synology et bien qu’elle vise le marché des particuliers, la gamme « Plus » se distingue par une fiche technique autrement plus musclée que les « Value » ou les « J ». On le voit d’emblée avec l’intégration d’un Celeron J4025 doté de deux cœurs : il est certes moins puissant que le quadruple-cœur des DS720+ / DS920+, mais n’a rien à voir avec les ARM / Realtek que l’on trouve sur les gammes inférieures. Le prix non plus n’a rien à voir cela dit : à plus de 500 euros, sans le moindre disque, le DS420+ nécessite déjà un bel investissement.

Intégralité de la nouvelle gamme « Plus », le DS420+ est le second en partant de la gauche © Nerces

Design et ergonomie

On ne va pas vous faire un dessin : si vous avez déjà consulté le test du DS720+ et que vous avez jeté un coup d’œil à quelques photos de notre présent article, vous comprendrez vite que Synology n’a pas souhaité distinguer physiquement les représentants de sa gamme « Plus ». Ainsi, en dehors d’une petite « signature » présente dans le coin inférieur droit, en façade, rien ne permet de différencier d’emblée les modèles deux disques – DS220+ / DS720+ – et les modèles quatre disques – DS420+ / DS920+ – entre eux. En façade, on retrouve donc la même clarté d’agencement, mais aussi les mêmes manques, les mêmes regrets.

Dans le coin inférieur droit, sur la façade, la « signature » du DS420+ © Nerces

Ainsi, on peut compter sur la présence d’une LED d’activité pour chacune des quatre baies dédiées aux unités de stockage. On retrouve également une LED dite « d’état » qui renseigne sur le bon fonctionnement du NAS, mais c’est tout. Bien sûr, il n’aurait pas été très utile d’ajouter une LED pour l’alimentation, mais nous aurions bien aimé que chaque port réseau dispose de sa propre LED d’activité. Il n’en est rien. On regrette aussi comme ce fut le cas sur le DS720+, la disparition du bouton « USB Copy » qui prenait place au-dessus du port USB. Ce dernier reste de la partie – et c’est tant mieux – mais ce bouton pourtant configurable à l’envi fait les frais de la refonte.

Un design sobre, très élégant © Synology

Pour le reste, on garde donc la sobriété générale qui est de mise depuis déjà bien longtemps sur la gamme « Plus ». Il n’est pas question de robe blanche, apanage de la gamme « J », et Synology ne laisse traîner aucun accessoire, aucune fioriture. Simplement, sur les côtés, il se laisse comme toujours aller à un peu d’autopromotion avec ses deux imposants logos « Synology » comme gravés dans les parois du NAS. Au dos du DS420+, il n’y a guère plus de fantaisie et la marque taïwanaise calque une fois encore son produit sur les autres modèles de la gamme avec, notamment, la prise pour la brique d’alimentation externe, ici de 90 Watts, il faut bien « nourrir » les 4 baies.

Deux ports réseau, mais seulement du Gigabit Ethernet © Nerces

Nous regrettons une fois encore ce choix d’une brique externe. Il est effectivement toujours un peu surprenant de voir Synology et consorts réduire au maximum l’encombrement de leurs NAS « domestiques » pour ensuite nous affubler d’un bloc qui vient traîner par terre. Cette remarque mise à part, il n’y a pas grand-chose à souligner sur l’arrière du DS420+. On remarque la présence du verrouillage Kensington et d’un unique port USB-A 3.0 en plus des deux connecteurs RJ45. Hélas, Synology n’a pas été plus ambitieux que sur le DS720+ et il ne s’agit que de ports Gigabit Ethernet quand tant de concurrents passent au moins au 2,5 GbE.

À gauche, les emplacements SSD M.2 et, à droite, le slot mémoire disponible © Nerces

Notons l'imposante double grille qui vient masquer les deux ventilateurs de 92 millimètres chargés de refroidir notre petit monde. Rien à dire sur les finitions globales du DS420+, c’est un beau produit, construit autour d’un processeur un peu moins puissant que sur le DS720+ : un Celeron J4025 doté de « seulement » deux cœurs. Synology lui adjoint 2 Go de DDR4 que l’on peut faire passer à 6 Go en ajoutant une barrette mémoire SO-DIMM. Il est à noter que les 2 Go sont soudés sur la carte mère et que l’extension mémoire est très accessible, une fois les berceaux retirés. Une simplicité que l’on retrouve sur les deux slots SSD NVMe , situés sous le NAS : prévus pour améliorer les entrées / sorties du DS420+, ils ne servent pas à augmenter la capacité de stockage.

Le Web Assistant permet de détecter le NAS sans installer quelque logiciel que ce soit © Nerces

Fonctionnalités et interface logicielle

Une capacité de stockage que Synology « plafonne » à 72 To dès lors que l’on opte pour des disques durs de 18 To, le maximum accepté par ce NAS. Une fois encore chez le constructeur Taïwanais, montage et mise en place ne posent aucun problème. Soulignons le fait que les berceaux reposent sur des réglettes clipsables pour les unités 3,5 pouces alors qu’il faut en passer par quatre petites vis si on opte pour des unités 2,5 pouces. C’est un peu moins rapide, mais tout aussi simple d’usage. Ensuite, il est possible de se tourner vers le logiciel Synology Assistant ou le Web Assistant si on ne souhaite rien installer sur sa machine.

Btrfs ou ext4 ? Synology tente d'expliquer les choses le plus simplement du monde © Nerces

Comme à son habitude, Synology fait bien les choses. D’abord, peu importe l’assistant que vous utilisez, vous serez toujours accueillis en bon français. De plus, les explications sont suffisamment claires pour que même le néophyte complet ne soit pas perdu. Une volonté d’accessibilité qui fait honneur à Synology et qui se poursuit au-delà de cette première approche. En effet, l’installation de la base du DiskStation Manager – DSM pour les intimes – n’est que la première étape. Ensuite, au premier démarrage, il nous est demandé de choisir le mode de fonctionnement de nos disques durs. C’est à ce niveau que l’on définit les options RAID.

Toutes les informations techniques de votre DS420+ au sein de DSM © Nerces

Dans le cas du DS420+, il y a justement un peu plus d’options que sur le DS720+. Logique, c’est un modèle 4 baies et si elles sont toutes remplies, vous aurez donc à choisir entre JBOD, RAID 0, RAID 1, RAID 5, RAID 6, RAID 10 et SHR. Il faut aussi se décider pour le système de fichiers Btrfs ou ext4. Synology fait à chaque fois attention à proposer une option « idéale » et à expliquer rapidement pourquoi, mais il reste préférable de faire quelques recherches pour savoir de quoi il retourne. Ces choix réalisés et un formatage plus ou moins rapide plus tard, votre NAS est enfin prêt à l’emploi. L’interface – toujours aussi propre – du DSM permet d’accéder à toutes les options.

Moins riche que son homologue signé QNAP, le centre de paquets Synology est déjà très complet © Nerces

Parmi les fonctionnalités, on peut évidemment compter sur la création de dossiers de partage ou la mise en place de comptes / groupes avec ce qu’il faut de restrictions et de quotas. Diverses options d’accès réseau sont de la partie de même que les sauvegardes / snapshots. Toutefois, DSM va bien au-delà, pour de nombreux habitués, l’interface maison est d'ailleurs LA raison pour laquelle ils restent chez « Syno ». Ainsi, le centre de paquets dispose de ce qu’il faut pour mettre en place serveurs de mail, d’impression et autres accès FTP. Un module WordPress est bien sûr au rendez-vous et les principaux outils de gestion de fichiers distants sont là (Google Drive, DropBox, OneDrive…).

Les machines virtuelles peuvent vite éprouver les limites techniques du DS420+ © Nerces

DSM n’a pas son pareil pour simplifier le travail collaboratif et il dispose aussi de modules très pratiques pour la création d’une station de surveillance vidéo, pour une centrale multimédia ou pour mettre en place des machines virtuelles. Attention cependant, si DSM n’est pas en cause, le DS420+ peut vite montrer ses limites. Le transcodage de vidéos à la volée ne devrait pas poser de problème, mais la gestion de plus de 15 caméras de surveillance risque de mettre le NAS à genoux… même en ayant pris soin de passer sa RAM à 6 Go. Il en va de même pour les machines virtuelles et, bien sûr, pour la combinaison de tous ces usages.

Une pile RAID dégradée et DSM nous l'indique immédiatement, de manière très claire © Nerces

Nous l’avons déjà précisé sur de précédents, mais c’est typiquement le genre d’informations que l’on peut répéter à loisir. En effet, comme peut le faire QNAP, Synology dispose d’un outil de démonstration en ligne de l’interface de son DiskStation Manager . Nous vous conseillons donc d’aller y jeter un œil si vous ne connaissez pas ce DSM.

Échauffement, nuisances sonores et performances

Autant que possible, nous procédons de la même manière pour mesurer les performances des NAS que nous testons. Ainsi, le stockage est-il ici assuré par nos quatre SSD 860 EVO signés Samsung, d’une capacité de 250 Go. Notre réseau repose sur un switch 10 GbE de marque Buffalo, le MP2008 pour être précis.

Enfin et pour ne pas encombrer cette page, nous limitons la présentation des tests à des mesures de performances sous CrystalDiskMark, en copie de fichiers Windows 10, à une mesure de la température au niveau des disques, des nuisances sonores enregistrées à une distance d’un mètre et de la consommation relevée à la prise.

Performances mesurées par CrystalDiskMark sur un volume RAID 1 © Nerces

Sur nos derniers tests de NAS, nous avions pour habitude de tester le contrôleur GbE d’un côté et le contrôleur 10 GbE de l’autre. Puisque Synology reste sur du « bête » GbE, nous avons troqué ce duo de mesures pour une vérification que nous ne faisions plus : la comparaison RAID 1 / RAID 5. Nous avons débuté les tests en RAID 1 sur CrystalDiskMark et avons été étonnés de voir des débits en lecture un peu décevants : ils ne viennent même pas saturer l'interface GbE comme peuvent le faire les débits en écriture. Surprenant.

Performances mesurées par CrystalDiskMark sur un volume RAID 5 © Nerces

Le constat est rigoureusement identique en RAID 5 et, là encore, les débits restent très légèrement sous la barre des 100 Mo/s en lecture quand ils atteignent les 115-117 Mo/s en écriture. Rappelons que nos SSD ne sont évidemment pas en cause : même si l’interface SATA limite les débits, on atteint aisément plus de 500 Mo/s en lecture comme en écriture. Notons au passage que sur de petits fichiers, le DS420+ est cette fois parfaitement au niveau du DS720+.

Performances mesurées en copie de fichiers sous Windows 10, en RAID 1 © Nerces

De manière on ne peut plus logique, nous avons cherché à confirmer ces résultats avec des mesures plus proches d’une utilisation « réelle ». C’est pourquoi nous enchaînons sur des mesures de débits en copie de fichiers sous Windows 10 : le NAS est alors connecté à un PC équipé d’un SSD redoutable de vitesse. Nous n’épiloguerons pas, mais sachez simplement que « l’anomalie » CrystalDiskMark se retrouve à l’identique.

Performances mesurées en copie de fichiers sous Windows 10, en RAID 5 © Nerces

Que l’on opte pour une solution en RAID 1 ou en RAID 5, on retrouve toujours le même décalage entre les opérations d’écriture vers le NAS et celles de lecture depuis le NAS sans que l’on puisse en trouver la raison : en écriture, on flirte avec les limites de l’interface réseau, mais on en reste encore assez loin en lecture. Tout à la fois étrange et fort regrettable, déjà que le Gigabit est depuis longtemps dépassé.

À gauche, les mesures au repos et, à droite, en charge © Nerces

Vous en avez l’habitude si vous suivez nos tests de NAS, nous enchainons maintenant avec quelques mesures « complémentaires ». En peuplant le DS420+ de disques durs 7200 tr/mn traditionnels, nous avons mesuré un échauffement très relatif de la bête : au maximum 35,3°C. Il faut dire que Synoloy n’a pas lésiné sur le refroidissement et les deux ventilateurs 92 mm déjà évoqués font bien leur travail… sans nous casser les oreilles.

Bien sûr, au maximum de leur puissance, ils peuvent produire jusqu’à 36,1 dB, mais à moins de placer le DS420+ dans une pièce surchauffée, vous ne devriez jamais les entendre à ce niveau. Côté consommation et alors que nous avions souligné le relatif manque de pêche du Celeron double-cœur dans des cas bien particuliers, il nous faut maintenant évoquer sa sobriété : nous n'atteignons jamais les 30 Watts… À quelque chose malheur est bon en somme !

Un petit peu plus de 15 minutes pour reconstruire notre pile RAID 5 de test © Nerces

Enfin, avant de conclure ce test, nous faisons un test que nous réservons aux NAS dotés d’au moins 3 baies. Il s’agit effectivement d’évaluer le temps nécessaire pour reconstruire une pile RAID 5. Celle-ci est comme à chaque fois composée de 100 Go répartis en huit gros fichiers et, en plus, de 10 Go divisés en plus de 4 000 petits fichiers. Sans surprise, le DS420+ est moins rapide que le QNAP TS-h973ax et son Ryzen V1500B : il ne lui faut toutefois que 15 minutes pour réaliser la tâche. Pas si mal.

Le DS420+ est un produit convaincant qui manque juste d'un peu de « folie » © Synology

Synology DS420+ : l'avis de Clubic

Alors que nous avons toujours un peu de mal à conseiller les gammes « J » de Synology du fait de leur manque de puissance, la série des NAS « Plus » est tout de suite bien plus engageante. Le Celeron J4025 n’est pas ce qui se fait de plus rapide, mais il permet d’accéder, par exemple, au transcodage à la volée via Plex Media Server. Il accélère aussi grandement la création de snapshots ou la reconstruction d’une pile RAID.

Associé à la richesse de l’interface DSM, le DS420+ constitue donc un choix intéressant que l’on ne devrait pas regretter. En revanche, alors que Synology facture sa solution au prix fort, impossible de ne pas souligner sa difficulté face à certaines tâches particulièrement gourmandes, sa limitation à « seulement » 6 Go de mémoire, même après extension et cette absence de projection vers le futur d’un Synology qui reste « scotché » sur ses ports Gigabit Ethernet quand tout le monde évolue, au moins, vers le 2,5 GbE.

Synology DS420+

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Synology peut une fois encore s'appuyer sur l'excellence de son logiciel - DSM - pour venir soutenir un DS420+ qui souffle le chaud et le froid : un coût relativement élevé et l'absence du 2,5 GbE handicapent un produit performant et doté d'un excellent niveau de finition.

Les plus

  • Deux slots M.2 simples d'accès
  • Mémoire extensible à 6 Go...
  • La qualité du logiciel DSM
  • Nuisances sonores et consommation contenues

Les moins

  • Pas de 2,5 GbE, pas de PCIe
  • ... mais « seulement » 6 Go
  • Disparition du bouton Copy
Modifié le 23/04/2021 à 16h53
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