Le bitcoin n'est plus la monnaie préférée des criminels

Par Alexandre PAULSON
le 24 décembre 2017 à 11h20
0
Alors que son cours connaît des soubresauts ces derniers jours après une folle ascension, le bitcoin inquiète de plus en plus la France. Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie, va demander aux Etats-membres du G20 de réfléchir à un cadre juridique commun pour encadrer la plus célèbre des cryptomonnaies et freiner la spéculation qui l'entoure.

Paris met en avant la possibilité de financement illicite qu'offre le bitcoin, alors que plusieurs rapports récents montrent que l'économie parallèle en bitcoins tend à devenir marginale.

Peur de la spéculation et du blanchiment



Haro sur le bitcoin. Déstabilisé mercredi 20 décembre par la nouvelle du piratage d'une plateforme sud-coréenne, le bitcoin commence à payer le prix du succès : il est aujourd'hui dans le radar des pouvoirs publics de nombreux pays. Si la Chine et la Russie ont, un temps, envisagé purement et simplement de l'interdire avant de se raviser, la France et l'Allemagne veulent pousser le G20, le groupe des 20 premières puissances de la planète, à adopter pour lui un cadre juridique commun.

Porté par Bruno Le Maire, le ministre français de l'Economie, le projet trouve de l'écho en Allemagne, et en Italie. Les trois Etats veulent discuter des risques spéculatifs autour des monnaies virtuelles. Ils sont déjà main dans la main pour renforcer la lutte contre le blanchiment d'argent en bitcoins, et le financement du terrorisme sur ses plateformes d'échange.

01F4000008761974-photo-bitcoin6000.jpg


Les terroristes peu attirés par le bitcoin



Sur ce dernier point, les dernières études s'avèrent plutôt rassurantes. Exceptés quelques rares cas isolés, comme cette femme à Long Island arrêtée pour avoir tenté d'envoyer 85.000 dollars en bitcoins à l'Etat Islamique, il semble que les cryptomonnaies n'intéressent pas beaucoup les groupes terroristes, car elles offrent peu d'anonymat. Un rapport daté d'avril 2017 de la Rand Corporation, un think tank américain, est assez catégorique sur ce point.

Le bitcoin est aussi de plus en plus évité par la cybercriminalité. Facilement traçable et transparent (chaque transaction est gravée dans le marbre numérique de la blockchain), le bitcoin doit être blanchi numériquement sur des plateformes spécialisées, comme Coinmixer, ou Darklaunder. Les criminels lui préfèrent des monnaies numériques moins en vue et plus discrètes, comme Zcash ou Monero. Europol confirme le phénomène, en estimant que la part des transactions en bitcoins liées à un commerce illégal ne représentent plus que 3% à 6% du volume total.

Modifié le 01/06/2018 à 15h36
Mots-clés :
Bitcoin Crypto-monnaie
Cet article vous a intéressé ?
Abonnez-vous à la newsletter et recevez chaque jour, le meilleur de l’actu high-tech et du numérique.
Sélection Clubic VPN 2019

Les dernières actualités

Suite à l'affaire Genius, Google s'explique et va indiquer les sources des paroles de chanson
Une fuite dévoile EMUI 10, l'OS de Huawei (encore) basé sur Android
Zelda BotW aura une suite pour une raison simple : les développeurs avaient trop d'idées de DLC
Curiosity voit ses premiers nuages sur Mars après une chute de météorites
MALE 2020 : Focus sur le projet de drone européen construit par Airbus
Véhicule autonome de livraisons de pizzas, Domino’s tente le coup à Houston
Focal Sphear Wireless VS OnePlus Bullets Wireless 2 : quels intras à moins de 100€ ?
Face à la hausse des prix de l'électricité, EDF dévoile ses nouvelles offres commerciales
Stark dévoile le Drive Torque, un vélo électrique déverrouillable par empreinte digitale
Ariane 5 : dernière grande ligne droite pour le lanceur lourd européen
scroll top