Piratage de Sony Pictures : 47000 numéros de sécurité sociale dérobés

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Le 05 décembre 2014
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Le piratage des serveurs de Sony Pictures continue de faire parler de lui : les documents volés, puis diffusés par les pirates, contiennent de nombreuses données sensibles liées à des vedettes hollywoodiennes.

Les piratages de serveurs d'entreprises ne sont jamais bon signe pour les données personnelles des gens qui y sont rattachés. Et dans l'affaire Sony Pictures, un certain nombre d'entre eux sont des personnalités bien connues du grand public. Une analyse réalisée sur les documents publiés par les pirates sur Internet vient de révéler qu'une quantité importante d'informations liées à des stars d'Hollywood étaient désormais disponibles à tous.

The Verge rapporte que parmi les documents, on trouve notamment des mots de passe d'ordinateurs, des numéros de cartes de crédit, des accès à des comptes de réseaux sociaux, ainsi que pas moins de 47 000 numéros de sécurité sociale d'employés, actuels et anciens, de Sony Pictures. Sylvester Stallone, l'actrice Rebel Wilson ou encore le réalisateur Judd Apatow font partie des personnalités touchées, parmi une foule d'anonymes. Les données n'étaient pas chiffrées sur les serveurs, explique de son côté BuzzFeed.

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Des données sensibles, pour des raisons assez évidentes : le numéro de sécurité social peut notamment être utilisé dans le cadre d'une usurpation d'identité. Les accès à de multiples comptes YouTube, Facebook, Twitter, mais également à des services comme FedEx ou ComScore sont également dans la nature, ce qui pourrait donner du fil à retordre à Sony pour garder la main sur la gestion médiatique de ses canaux de communication.

La piste nord-coréenne


L'enquête concernant le piratage de Sony Pictures est toujours en cours : le FBI a expliqué que les pirates, qui se font appeler Les Gardiens de la Liberté, ont utilisé des méthodes similaires à une attaque ayant eu lieu sur des banques sud-coréennes en 2013. La piste d'un piratage piloté par la Corée du Nord est privilégiée : il pourrait s'agir de représailles liées à la sortie prochaine du film L'interview qui tue, qui parodie ouvertement le régime de Pyongyang.

Sony a communiqué il y a quelques jours sur la situation, et a indiqué que ses employés actuels et anciens concernés par la fuite des données bénéficieraient d'une assurance contre la fraude et l'usurpation d'identité payée par l'entreprise, pour prévenir au maximum les risques liées au piratage. Une démarche qui rappelle l'attitude de la firme en 2011, suite au piratage du PlayStation Network.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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