Alain LEVY, Weborama : "Notre technologie offre un meilleur taux de clic aux annonceurs"

25 avril 2007 à 12h26
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Alain LEVY
Président Directeur Général de , Alain LEVY revient sur l'activité de ce pionner de l'internet français, présente ses nouveaux produits dédiés aux annonceurs et dévoile les grandes lignes de sa stratégie des prochaines années.

JB - Alain LEVY, bonjour. Près de 10 ans après sa création, comment se porte Weborama ?

AL - Bonjour. Weborama a en effet été créé en 1998 et nous sommes restés fidèles à notre modèle avec d'une part des outils d'analyse de l'audience pour les médias en ligne et d'autre part des outils de mesure de la performance pour les annonceurs. Nous avons également conservé notre activité historique de mesure d'audience gratuite avec un réseau de plus de 60.000 webmasters en constante progression.

JB - Il y a quelques mois, vous avez lancé votre propre AdServer. Qu'est-ce qui le distingue de la concurrence ?

AL - Nous avons décidé de capitaliser sur notre expertise dans la mesure d'audience pour concevoir AdPerf, un AdServer de nouvelle génération, non seulement capable de mesurer l'ensemble du ROI d'une campagne pour les annonceurs mais également capable d'exploiter notre base de 22 millions de profils Wousdat pour afficher des publicités contextuelles adaptées à l'internaute, ce qui se traduit positivement sur les taux de transformation.

JB - Comment fonctionne ce service ?

AL - Grâce à notre réseau de 60.000 webmasters, nous avons constitué un megapanel de 300 000 profils d'internautes que nous avons ensuite extrapolé, grâce à des modèles statistiques et mathématiques, à l'ensemble des 22 millions de profils de notre base Woudstats. Cela nous permet de mieux cibler les internautes en affichant par exemple des bannières pour des produits différents, selon que l'internaute est un "homme CSP+" ou une "ménagère de moins de 50 ans". Ce ciblage améliore les taux de clic et offre un meilleur retour sur investissement aux annonceurs et aux agences qui utilisent notre AdServer et notre base de profils Wousdat.

JB - En dehors de ces activités BtoB, cherchez vous à développer votre dimension média ?

AL - Les 60 000 webmasters utilisant gratuitement la solution Weborama génèrent en effet une audience significative d'environ 10 millions de visites par mois (source Comscore) et environ 8 millions de pages vues par jour. Pour le moment, ce réseau nous aide surtout à qualifier le mégapannel et notre base Wousdat mais nous réfléchissons également à la monétisation de cette audience par la publicité. En dehors des bannières dont la commercialisation est confiée à la régie C-marketing, nous venons par exemple de nous associer à pour lancer W-intext, une solution de liens contextuels, qui nous permet de rémunérer les webmasters. Je pense que les deux modèles peuvent se compléter car les webmasters les plus talentueux finiront par adopter nos solutions professionnelles.

JB - Ces derniers mois, une société comme Google s'est offert Urchin (mesure d'audience) et plus récemment DoubleClick (adserver). Craignez vous cette concurrence ?

AL - Nous suivons ces acquisitions avec intérêt mais je pense que nous ne sommes pas concurrents. Google est une immense régie qui cherche à attirer les annonceurs en leur proposant ces outils comme de simples produits d'appel. Au contraire, Weborama ne veut pas être juge et partie et se positionne comme un spécialiste de l'analyse et de la mesure d'audience, avec des outils indépendants des réseaux publicitaires. Le marché semble d'ailleurs conscient de la différence de positionnement puisque nous avons doublé le nombre de nos clients ces deux dernières années.

JB - Comme beaucoup d'autres sociétés, Weborama est entré en bourse en 2006. Anticipez vous une consolidation dans le secteur du webmarketing ? Comptez vous jouer un rôle actif dans cette consolidation ?

AL - En effet, Weborama a décidé de faire appel aux marchés pour poursuivre son développement et, avec un cours de bourse en hausse de plus de 76%, nous sommes satisfaits de ce choix. Contrairement à d'autres sociétés, nous n'avons toutefois pas l'intention de diluer notre modèle et nous ne procéderons à des acquisitions que si nous trouvons une cible à un tarif raisonnable et apportant un véritable complément à notre société, soit sur le plan technologique, soit sur le plan géographique.

JB - A quoi ressemblera Weborama en 2010 ?

AL - Et bien j'espère que nous serons devenus le leader européen de l'analyse d'audience et de la mesure de la performance, tout en gardant notre indépendance vis-à-vis des réseaux publicitaires, gage d'objectivité pour nos clients.

JB - Alain LEVY, je vous remercie.
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