Affaire Rootkit XCP : Sony solde deux poursuites

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Le 20 décembre 2006
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{PUB}Après avoir résolu l'action collective menée contre lui aux Etats-Unis, Sony BMG Music Entertainment vient de mettre un terme aux poursuites engagées à son encontre par les états du Texas et de Californie dans le cadre de l'affaire dite du « rootkit », qui avait défrayé la chronique en novembre 2005. A ce titre, Sony versera 750 000 dollars à chacun des deux états, et s'engage à rembourser les dégâts occasionnés sur les machines de ses clients par le rootkit de XCP. Selon les estimations, 450 000 disques infectés par ce rootkit ont été vendus en Californie, contre 130 000 au Texas.

Rappelez-vous : début novembre 2005, Mark Russinovich de SysInternals.com découvre que certains CD audio commercialisés par Sony installent, lorsqu'ils sont lus sur un ordinateur, un rootkit chargé de la gestion des protections numériques contre la copie (DRM). Ces dernières n'étant déjà pas particulièrement populaires, la découverte de Russinovich déclenche un tollé aux Etats-Unis.

La principale particularité du rootkit est qu'il est capable de se dissimuler assez profondément au coeur du système d'exploitation et qu'il ouvre des brèches dans la protection informatique afin de permettre le chargement de codes malicieux. Sa détection et son éradication sont alors difficiles. La plupart des logiciels antivirus permettent de prévenir son installation, mais une fois en place, un rootkit passe souvent inaperçu.

« Les sociétés qui veulent équiper leurs CD de logiciels qui limitent la capacité de copier la musique devraient parfaitement informer les consommateurs à ce sujet, et s'assurer qu'ils ne causent pas de vulnérabilités sur leur ordinateur », résume le procureur général de Californie dans un communiqué. « A sa décharge, Sony BMD semble avoir retenu la leçon et cessé les pratiques qui l'ont mené à ses poursuites ».
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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