En souhaitant partager un plan de route relatif à la nouvelle doctrine « d’intelligence hybride » de Windows, Microsoft a dévoilé noir sur blanc les noms de plusieurs familles de processeurs AMD et Intel n’ayant pas encore été dévoilés. On fait le point.

Soucieux de détailler son concept « d’intelligence hybride », sa nouvelle stratégie IA pour Windows, qui consiste à laisser l’OS décider, tâche par tâche, si une requête d’IA s’exécutera localement sur le PC, ou si elle partira au contraire vers le cloud, Microsoft a dévoilé certaines des configurations sur lesquelles cette doctrine pourra s'appuyer à l'avenir.
Rien d’anormal jusque là… Sauf qu’un plan de route affiché pour l’occasion dévoile les noms de nouvelles familles de processeurs Intel et AMD. Des familles dont la dénomination précise aurait théoriquement dû être gardée secrète encore quelques semaines.
Microsoft spilled (some) beans…
La présentation de Microsoft, dont une photo partielle a été publiée par le compte X @9550pro, puis reprise par VideoCardz, mentionne en effet plusieurs gammes de processeurs non annoncées. Parmi elles, les futures puces AMD Ryzen AI 500 (sous architecture Zen 6) ou encore les références Intel Core Ultra Series 4 (Nova Lake)… dont nous devrions entendre parler au CES 2027, en janvier.
Microsoft évoque également les futures générations de processeurs Intel Core Ultra « Next » et Snapdragon « Next » chez Qualcomm (c'est-à-dire les Snapdragon X3 Elite, selon toute logique), au même titre que le GPU Crescent Island d’Intel ou encore de nouveaux processeurs AMD, pour l’instant non spécifiés (il s’agira vraisemblablement des puces Ryzen AI MAX+ 500 « Medusa Halo »), destinés aux PC qui exécuteront localement des modèles d’IA de type « Frontier », comprenez très volumineux.

8 Go de RAM suffisants pour l’IA basique ?
La classification de Microsoft est intéressante à un autre niveau. On y découvre que les PC équipés de 8 Go de RAM (avec lesquels Windows 11 a désormais un peu moins de mal) et de processeurs d’entrée / milieu de gamme seront bel et bien capables de gérer localement l’intelligence artificielle pour certaines actions basiques. Une promesse qui peine, jusque là, à se concrétiser.
La firme recommande néanmoins 16 Go de mémoire vive minimum pour des questions / réponses exécutées en local, tandis que les configurations de 32 à 64 Go de RAM, voire plus, resteront nécessaires pour les tâches locales plus avancées, déléguées à un agent IA ou nécessitant de longues périodes de calcul. N’en déplaise à Sam Altman, Microsoft compte donc bien continuer à réserver au moins un peu de mémoire vive à nos futurs PC.
Source : VideoCardz