Microsoft franchit une nouvelle étape dans l'IA. Le géant américain vient en effet de présenter sa nouvelle génération de puces IA maison.

Les grands noms de l'intelligence artificielle ont tous besoin d'accumuler le plus possible de puces IA pour entraîner et faire fonctionner leurs modèles. Et s'ils cherchent à acquérir les meilleurs GPU de NVIDIA, ils développent aussi tous dans le même temps leurs puces maisons, que ce soit Anthropic, OpenAI (qui travaille même pour le coup directement avec Samsung) ou bien le géant de la tech Microsoft.
Maia 300, la troisième génération des puces IA produites par Microsoft
Microsoft a annoncé en ce début de semaine la nouvelle génration des puces IA créées directement en interne, baptisée Maia 300. Il s'agit de la troisième génération des puces made in Microsoft. Elle pourra traiter des données pour assurer des actions comme le codage ou l'exécution de tâches métier complexes.
La génération précédente est actuellement déjà en service dans les serveurs de Microsoft, que ce soit pour faire fonctionner les modèles développés par le géant américain ou les modèles d'OpenAI, disponibles sur le service de cloud computing de Microsoft Azure.
1 million de puces seront déployées dès l'an prochain
Ce qui est intéressant, c'est que cet accélérateur IA utiliser une autre architecture que les produits de NVIDIA. Là où un accélérateur IA de NVIDIA utilise des puces de calcul ultra-puissantes pour offrir la force brute maximale exigée par le marché, la Maia 300 mise sur une structure modulaire sur mesure (et sur la toute dernière génération de mémoire HBM4). Cette architecture personnalisée va permettre à Microsoft d'optimiser à l'extrême la vitesse de ses serveurs cloud, tout en réduisant drastiquement sa facture d'électricité.
Il faut aussi noter que la puce Maia 300 mêle aussi les procédés de gravure, puisque le coeur de calcul est produit avec le procédé de gravure en 2 nm de TSMC, alors que les puces d'entrées-sorties et les contrôleurs mémoires autour sont gravés en 3 nm (ce qui permet de rendre leur production moins couteuse).
« En substance, cela revient à offrir davantage de puissance de calcul pour chaque watt, chaque dollar et chaque octet de mémoire, grâce à une optimisation à l'échelle de l'ensemble du système » résume la présidente des Systèmes matériels et infrastructures Azure de Microsoft, Rani Borkar. Microsoft prévoit de rapidement déployer cette nouvelle génération, avec plus d'un million de puces Maia 300 en service dès l'année prochaine.