Avec son écran et son GPS intégré, le nouveau bracelet de Google veut occuper l’espace entre le Fitbit Air et la Pixel Watch. Une formule plus pratique au quotidien, mais qui fait l’impasse sur le paiement sans contact.

Le Fitbit Edge avec deux types de bracelets différents. ©Google
Le Fitbit Edge avec deux types de bracelets différents. ©Google

L’écran n’a pas dit son dernier mot chez Fitbit. Google dévoile l’Edge, un bracelet connecté pour ceux qui veulent consulter leur allure ou lancer une séance au poignet, sans porter une grosse montre. Compatible avec Android et iOS, il reprend le flambeau des Charge avec une conception revue.

Un écran plus grand et une batterie qu’on pourra remplacer

Dans son boîtier en aluminium de 11,5 mm d’épaisseur, l’Edge accueille un écran OLED dont la surface augmente de 46 % par rapport au Charge 6 (la diagonale exacte de l’écran n’est pas précisée dans les documents qui nous ont été transmis). Un bouton physique permet notamment de mettre un entraînement en pause tandis que l’interface donne accès aux statistiques, aux notifications et au guidage Google Maps.

Dans la famille Fitbit et Pixel, je voudrais l'Edge (on vous aide, c'est celui au milieu entre l'Air et la Pixel Watch 5). ©Google
Dans la famille Fitbit et Pixel, je voudrais l'Edge (on vous aide, c'est celui au milieu entre l'Air et la Pixel Watch 5). ©Google

Google annonce jusqu’à sept jours d’autonomie (en mode éco) et une journée récupérée en cinq minutes de charge. Surtout, l’Edge devient le premier Fitbit conçu pour être réparable avec une batterie remplaçable. Les modalités de réparation n’ont toutefois pas été détaillées par le géant de Mountain View.

Pour les sorties sportives, le GPS intégré reste monobande, mais Google revendique des tracés jusqu’à 40% plus précis qu’avec le Charge 6. Un altimètre mesure le dénivelé, et plus de 50 modes sportifs se lancent depuis le bracelet.

L’édition Stephen Curry se distingue par son bracelet beige et orange et coûte 220 euros. ©Google

Le suivi de santé comprend l’ECG (électrocardiogramme), le sommeil, la température cutanée et le cycle menstruel. La fonction Google Health Coach, accessible avec l’abonnement Premium, peut notamment exploiter ces données pour adapter le programme d’activités sportives après une mauvaise nuit. Mais la polyvalence a ses limites. Sans NFC, impossible de payer au poignet.

Le bracelet permet par ailleurs de contrôler la musique diffusée par le téléphone, mais ne peut stocker aucun morceau. Signalons que les utilisateurs d’Android peuvent répondre aux messages depuis le bracelet avec des répliques prédéfinies, une fonction par contre indisponible avec un iPhone.

  • Discret et confortable, s'oublie au poignet en quelques heures
  • Autonomie de huit jours et recharge rapide
  • Coach Gemini redoutablement efficace pour personnaliser les conseils santé
9 / 10

Le sans-écran séduit toujours, le Fitbit Air continue d’évoluer

Ce retour de l’affichage ne signe pas l’échec de l’Air. Selon Google, l’Air est devenu le plus populaire de ses bracelets et montres avec plus de 80% de nouveaux utilisateurs Fitbit. Aucun volume de ventes n’est toutefois communiqué. Le marché a néanmoins une clientèle bien réelle puisque Whoop revendiquait plus de 2,5 millions de membres en mars dernier.

Le Fitbit Air va se décliner avec d'élégants bracelets métalliques teintés argent et or. ©Google

Une mise à jour prévue ce mois-ci sur le Fitbit Air et les Pixel Watch porte la reconnaissance automatique de 10 à 100 activités sportives et physiques (dont, grande nouveauté, le tennis). Également destinée à l’Edge, elle croise mouvements, habitudes et localisation. L’objectif est de mieux détecter et enregistrer les entraînements automatiquement, sans avoir à sortir son téléphone pour lancer le suivi. L’Air reçoit aussi un bracelet en maille métallique, tandis qu’un partenariat avec Flo prépare de nouveaux services autour de la santé féminine.

Sur Air et Edge, la fonction Health Guardian pourra bientôt proposer des estimations mensuelles de tendances de tension artérielle et de résistance à l’insuline, sous condition d’avoir souscrit un abonnement Health Premium (9€ par mois). Signalons toutefois qu’il ne s’agit pas de mesures directes remplaçant un tensiomètre ou une analyse sanguine. De plus, on ne sait pas non plus si cette fonction sera bien disponible en France au moment de la sortie du nouveau bracelet connecté de Google.

Des concurrents avec et sans écran sous les 200 euros

Le Fitbit Edge sera commercialisé à 180 euros avec trois mois d’abonnement Premium inclus et en quatre coloris (noir volcanique, brume, olive et rose pêche). Une édition Stephen Curry, développée avec le quadruple champion NBA, sera également proposée à 220 euros. Elle se distingue par son bracelet beige et orange, déperlant et conçu pour évacuer la transpiration. Les précommandes ouvriront ce lundi 12 octobre alors que les produits seront disponibles dans le commerce à partir du 27 octobre.

La concurrence donne déjà quelques points de repère. Sans écran ni abonnement obligatoire, l’Amazfit Helio Strap coûte 100 euros tandis que le Polar Loop s’affiche à 180 euros. Whoop One adopte un modèle bien différent puisque ses 200 euros par an incluent le matériel, mais imposent une dépense récurrente pour continuer à profiter du service.

Et ceux qui ne tiennent pas absolument à se passer d’écran disposent d’alternatives tout aussi proches en prix. L’Amazfit Active 3 Premium coûte 170 euros et ajoute notamment le GPS avec des cartes hors ligne alors que la Huawei Watch Fit 5, à 200 euros, mise sur son grand écran carré et jusqu’à dix jours d’autonomie annoncés en utilisation modérée.

Dans cet environnement déjà très encombré, le Fitbit Edge devra donc surtout faire la différence par son confort et la qualité de son accompagnement. Et à ce tarif plutôt élevé pour un bracelet connecté, afficher l’heure ne suffira évidemment pas.

À découvrir
Quels sont les meilleurs bracelets connectés ? Comparatif 2026
Comparatif