En Europe, de nombreux pays veulent moins contribuer. La France, qui cherche une position d'équilibre, lance une idée intéressante sur la table.

Pour faire respecter ses règlements, Bruxelles impose des amendes importantes depuis de nombreuses années aux géants américains de la tech, avec au premier chef, Google. Des amendes qui représentent à la fin un véritable trésor de guerre qui, pour les autorités françaises, pourrait bien permettre de moins payer pour faire fonctionner l'Union européenne !
4,6 milliards d'amende de Google à utiliser pour réduire la contribution des grands pays à l'UE
Que faire des milliards d'euros versés par Google, pour des infractions aux règlements du Vieux Continent ? Pour Benjamin Haddad, ministre délégué à l'Europe, ces fonds pourraient être bien utiles.
Car pour lui, comme il l'a exprimé dans un entretien avec France Info, « il s'agit d'une nouvelle source de recettes pour l'Union européenne - d'un montant de 4,6 milliards d'euros - qui devrait entraîner automatiquement une baisse des contributions de tous les États membres ». Une proposition qui s'inscrit dans un contexte assez particulier en Europe aujourd'hui.
Six pays européens veulent trancher dans les fonds de la Commission européenne
En effet, les six pays que l'on appelle souvent « frugaux » (Allemagne, Pays-Bas, Autriche, Danemark, Suède et Finlance) sont actuellement en pleine rébellion. Ils souhaitent réduire la taille du budget de l'UE, comme on a pu l'apprendre grâce au Financial Times, qui a pu jeter un oeil à leur lettre commune.
Le budget en question est, pour la période 2028-2034, programmé pour être de près de 2000 milliards d'euros - en hausse de 65%. Ces pays voudraient à la fois réduire la taille de l'enveloppe, ce qui réduirait leur contribution nette, mais aussi utiliser cet argent autrement, pour l'orienter vers trois domaines en particulier : la compétitivité, la sécurité et la défense. Est-ce que les quelques milliards payés par Google seraient suffisants pour calmer cette fronde?