Tous les grands de ce monde ne réagissent pas de la même façon à l'idée de ralentir le développement de l'IA. À Bruxelles, on a plutôt tendance à soutenir cet appel.

Dario Amodei (Anthropic), Sam Altman (OpenAI), Elon Musk (xAI)… Pour une fois, tous ces grands noms de l'IA sont d'accord sur une autre chose : il serait peut-être bien avisé de réduire la vitesse du développement de la technologie d'intelligence artificielle - pour le bien de l'humanité. Mais chez les politiques, c'est pour le moment un autre son de cloche, que ce soit aux États-Unis, ou en Chine. Seule l'Union européenne soutient l'idée.
Du côté de Bruxelles, on est réceptif à l'appel à ralentir le de développement technologique de l'IA
À Bruxelles, on ne parle pas comme à Washington ou à Pékin. C'est que nous prouve encore une fois Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, sur la dernière grande question portant sur l'IA.
« Les PDG des entreprises les plus avancées nous disent qu'il est temps de lever le pied sur les modèles autorécursifs. De ralentir le rythme à la frontière de l'innovation. Si ceux qui développent cette technologie ont les idées claires, alors nous devrions en faire autant » a-t-elle ainsi plaidé, dans des propos rapportés par Reuters.
Ursula von der Leyen veut inviter les géants de l'IA à une grande discussion
Elle a aussi profité de l'occasion pour mettre en avant les efforts de régulation de l'IA menés par l'Union européenne (et souvent moqués comme des freins que se seraient imposés soi-même le Vieux Continent). La patronne de Bruxelles estime que l'UE est dans la meilleure des positions pour aider à construire les cadres permettant un développement sûr de la technologie.
Entretemps, elle souhaite rassembler les géants de l'IA pour échanger sur cette question, qui devient de plus en plus capitale. « Je vais inviter les principaux laboratoires de pointe à une discussion sur la manière dont nous pouvons soutenir les efforts actuels de l'industrie pour rester à la pointe de l'innovation » a ainsi annoncer Ursula von der Leyen. Une façon de remettre l'Europe au centre de la carte ?