Les PC portables RTX Spark n’ont pas encore atteint les rayons que leurs premiers stocks sont déjà épuisés. ASUS et MSI réclament de nouveaux approvisionnements à NVIDIA, pendant que les commandes s’accumulent en Chine, à Taïwan et aux États-Unis.

Le signal est clair : la puce RTX Spark de NVIDIA suscite un intérêt qui dépasse les prévisions initiales des fabricants. Wccftech rapporte qu’ASUS et MSI ont tous deux épuisé leur premier lot et se tournent vers NVIDIA pour obtenir des chipsets supplémentaires, avant même que les machines soient largement disponibles en magasin. Ce n’est pas un pic d’enthousiasme passager : les deux constructeurs font face à des pré-commandes fermes de leurs partenaires de distribution, ce qui les pousse à accélérer leurs approvisionnements.
ASUS et MSI à court de stock simultanément
Lors de sa conférence de résultats, ASUS a révélé que ses partenaires de distribution ont pré-commandé l’intégralité des envois disponibles de laptops RTX Spark. Chez MSI, le tableau est similaire : le premier lot de machines équipées de la version « N1X » du RTX Spark est presque épuisé, et le directeur des produits de l’entreprise, Peng Renfang, confirme des commandes actives en Chine, à Taïwan et aux États-Unis. Les deux acteurs cherchent désormais à obtenir davantage de chipsets auprès de NVIDIA. Pour des appareils qui n’ont pas encore atteint le grand public, c’est un démarrage qui ressemble davantage à celui d’une console en édition limitée qu’à un segment PC ordinaire.
128 Go de RAM unifiée pour faire tourner des LLM de 120 milliards de paramètres
L’engouement s’explique en partie par le positionnement atypique de la puce. Le RTX Spark prend en charge jusqu’à 128 Go de RAM LPDDR5X unifiée, ce qui permet, selon NVIDIA, d’exécuter des modèles d’IA atteignant 120 milliards de paramètres. C’est précisément ce point qui tranche avec un laptop RTX 5090 classique : ses 24 Go de VRAM s’avèrent insuffisants pour charger la majorité des grands modèles directement en mémoire GPU, là où le RTX Spark contourne le problème via la RAM système.

Des benchmarks publiés précédemment montrent que la RTX 5090 laptop dépasse l’Apple M5 Max sur plusieurs tests LLM, mais que la situation s’inverse dès que la fenêtre de contexte augmente ou qu’un modèle plus dense est chargé. Le RTX Spark est précisément conçu pour répondre à ce type de scénario. NVIDIA promet par ailleurs 100 FPS en 1440p dans les titres AAA, avec support DLSS et Multi Frame Generation. Windows 11 devrait également déployer une fonctionnalité permettant à l’utilisateur de choisir la quantité de RAM allouée au GPU, ajoutant une flexibilité supplémentaire pour arbitrer entre gaming et inférence locale.
La rupture de stock avant le lancement grand public donne à NVIDIA une position confortable pour la suite : les fabricants se disputent les allocations plutôt que d’attendre les commandes. Reste à voir si cette demande initiale, portée par les professionnels, les early adopters et les passionnés d’IA locale, se traduit en volume de marché durable, ou si le prix des machines finira par freiner l’élan une fois les configurations affichées en rayon.
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