Disney annonce la suppression de plusieurs centaines de postes, et Pixar est l’un des studios les plus touchés. Un coup dur, alors que Toy Story 5 s’apprête à franchir le milliard de dollars au box-office.

Il s’agit de la troisième coupe d’effectif de l’année chez le géant du divertissement, qui poursuit sa restructuration baptisée « One Disney », pilotée par Josh D’Amaro, le successeur de Bob Iger à la tête de l’entreprise. Dès janvier, le groupe a procédé à l’unification de tous les départements marketing, puis supprimé environ 1 000 postes en avril, dans plusieurs branches du groupe.
D’Amaro expliquait alors qu’il était nécessaire de « rationaliser nos opérations » pour rester à la hauteur d’un secteur en mutation rapide. Cette fois, le dirigeant n’a pas communiqué directement sur cette nouvelle décision. Disney emploie quelque 231 000 personnes à travers le monde.
Pixar en première ligne
Plusieurs branches du groupe sont affectées, mais trois d’entre elles concentrent l’essentiel des suppressions. Chez Disney Entertainment Television, c’est National Geographic qui est le plus durement frappé, à la fois sur la chaîne câblée et dans les équipes éditoriales. ESPN, le spécialiste du sport, n’est pas épargné.
Mais c’est Pixar qui paie le plus lourd tribut, la production et les opérations étant principalement ciblées. Environ une centaine de postes seraient ainsi concernés, sur un effectif total de 1 100 salariés. Un chiffre qui reste toutefois loin du séisme traversé par le studio en 2024, 14 % des effectifs ont été remerciés.
Pendant la pandémie, le studio d’animation a envoyé plusieurs films comme Soul, Luca ou Alerte rouge, directement sur Disney+ plutôt qu’en salles. Une décision qui aurait, selon certains dirigeants, habitué le public à regarder ses productions directement de chez eux. Mais depuis, Walt Disney Studios a revu sa copie et produit moins de films avec davantage de moyens concentrés sur les sorties en salles, pensées comme des piliers de l’écosystème du groupe.

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Un paradoxe difficile à ignorer
Ce recentrage sur les salles obscures porte ses fruits. Après le démarrage solide de Jumpers au printemps, Pixar enchaîne cet été avec Toy Story 5, qui s’apprête à franchir la barre symbolique du milliard de dollars de recettes, soit le métrage le plus rentable de toute la franchise. À eux deux, les films du studio totalisent près de 1,4 milliard de dollars au box-office mondial depuis janvier.
A contrario, Star Wars : The Mandalorian and Grogu, sorti en mai, a péniblement atteint 344 millions de dollars, le plus faible total jamais enregistré pour un film de la saga. Force est donc de constater que ces licenciements ne sanctionnent donc pas un échec créatif. Ils traduisent plutôt un choix structurel assumé par Josh D’Amaro : produire moins, mais mieux, quitte à réduire les équipes en interne. De quoi forcément laisser des traces en coulisses…