Tchap, la messagerie sécurisée des agents publics français, vient de déployer une nouvelle version de son application mobile. Avec les appels vidéo de groupe, nouveaux salons, et chiffrement stabilisé, la DINUM détaille les changements et la procédure de migration à suivre.

Utilisée chaque jour par près de 400 000 fonctionnaires, Tchap, la messagerie sécurisée de l'État français, s'est refait une beauté le 16 juillet 2026. Sur mobile, l'ancienne application laisse place à une toute nouvelle version, plus rapide et plus fiable. Les messages s'y affichent plus vite d'un appareil à l'autre, et le système qui protège les échanges a été renforcé pour éviter les bugs. Une transition à ne pas prendre à la légère, car il elle nécessite de télécharger une nouvelle application. Rassurez-vous, tout l'historique de conversations peut être conservé, à condition de suivre le mode d'emploi préparé par la Direction interministérielle du numérique (DINUM).
La messagerie sécurisée de l'État Tchap change totalement de version
Parmi les multiples changements apportées par la nouvelle version de Tchap, on peut évoquer les appels audio et vidéo, qui passent en mode groupe. Une évolution bienvenue pour des agents publics qui enchaînent les réunions à distance. Une évolution bienvenue pour des agents publics qui enchaînent les réunions à distance, dans un contexte où l'administration dit justement adieu à Zoom et Teams au profit de ses propres outils de visioconférence. L'autre ajout notable, c'est le salon privé non chiffré, que l'on peut décrire comme un espace pouvant accueillir un nombre illimité de membres pour des conversations moins sensibles, sans pour autant devenir un salon public consultable par n'importe qui.
Pour retrouver plus facilement le fil d'une conversation sans fin, Tchap ajoute aussi les fils de discussion, qui organisent les échanges au sein d'un même salon, ainsi que la fonction d'épinglage pour marquer les messages importants. Les administrateurs de salon y gagnent également, avec une nouvelle gestion des rôles et des autorisations leur permet de mieux encadrer qui peut faire quoi au sein d'un espace de travail.
Sur le terrain de la simplicité d'usage, la navigation entre espaces de travail arrive enfin sur mobile, la fonction « marquer comme non lu » évite d'oublier de répondre à un message, et une commande /visio permet de générer un lien de visioconférence sur Android, avant un déploiement annoncé sur iPhone. Sous le capot, l'interface a aussi été repensée, la synchronisation optimisée et le chiffrement stabilisé très attendu, pour une application sensiblement moins sujette aux lenteurs qu'auparavant.
La marche à suivre pour migrer sans perdre ses messages
Ceux qui utilisent Tchap depuis un navigateur n'ont rien à faire, car la version web n'est pas concernée par ce changement. Sur mobile, en revanche, la bascule est obligatoire. Il faut télécharger la toute nouvelle application, reconnaissable à son nouveau logo, plus clair et agrémenté d'une virgule dans l'hexagone, disponible sur le Google Play Store et l'App Store, avec iOS 18.5 minimum requis sur iPhone. Autant s'y mettre sans trop tarder, puisque l'ancienne version, elle, ne recevra plus aucune mise à jour.
Alors comment faire ? La marche à suivre est simple : téléchargez la nouvelle application, ouvrez-la, puis vérifiez que votre historique de messages est bien visible avant de désinstaller l'ancienne. Ceux qui ont encore l'ancienne application sur leur téléphone ont une bonne surprise : la nouvelle détecte automatiquement la connexion existante, sans nouvelle vérification d'appareil. Si l'ancienne n'est pas installée, la connexion passe par ProConnect ou par son adresse professionnelle, suivie d'une vérification à l'aide d'un code de sauvegarde ou d'un autre appareil déjà connecté. Un guide utilisateur détaillé, publié par la DINUM, accompagne pas à pas ces deux cas de figure.

À l'origine lancée en 2019, Tchap avait pour but d'offrir aux agents de l'État une messagerie « souveraine », autrement dit, un outil conçu et hébergé en France, pour ne plus dépendre d'applications américaines comme WhatsApp ou Telegram et garder le contrôle sur des échanges parfois sensibles. Les messages sont chiffrés de bout en bout, seuls l'émetteur et le destinataire peuvent les lire, et l'application est aujourd'hui utilisée quotidiennement par près de 400 000 fonctionnaires. Elle fait aussi partie d'un ensemble plus large baptisé LaSuite numérique (déjà déployée au ministère des Armées), qui regroupe également Resana pour le partage de fichiers et WebConf pour la visioconférence. Le tout est piloté par la DINUM, la Direction interministérielle du numérique, chargée de développer les outils numériques de l'État.