Des centaines de sites et domaines utilisés pour diffuser illégalement des matchs de la Coupe du monde 2026 viennent d’être saisis par les autorités des États-Unis. Une opération anti-piratage qui rappelle aussi les risques cyber liés aux faux sites de streaming sportif.

PhotoGranary02 / Shutterstock. © PhotoGranary02 / Shutterstock
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La Coupe du monde 2026 attire les supporters, les diffuseurs… et les plateformes pirates. Le Département de la Justice des États-Unis a annoncé la saisie de près de 400 sites qui proposaient des retransmissions non autorisées de matchs en direct, en violation du droit d’auteur. L’opération vise d’abord à protéger les droits de diffusion, mais le sujet dépasse celui du piratage sportif. Autour du Mondial, les liens frauduleux, faux sites FIFA, IPTV illégales et arnaques mobiles se multiplient.

Des serveurs et domaines ciblés dans plusieurs pays

Baptisée Operation Offsides, l’opération a visé des sites qui diffusaient sans autorisation des matchs de la Coupe du monde 2026 en temps réel. Les domaines concernés affichent désormais une bannière de saisie judiciaire, indiquant que l’action a été menée pour protéger les consommateurs et faire respecter les droits de propriété intellectuelle.

Le Département de la Justice des États-Unis explique avoir coordonné l’opération avec des partenaires internationaux via son réseau ICHIP, composé de procureurs spécialisés dans la cybercriminalité et la propriété intellectuelle. Des serveurs et domaines liés au streaming illégal ont été ciblés au Pérou et en Bulgarie, deux pays présentés par le DOJ comme des centres connus de piratage en ligne. D’autres actions soutenues par l’ICHIP ont aussi eu lieu en Croatie, en Roumanie, en Pologne et en Colombie.

Les domaines ont été identifiés avec l’aide de la FIFA, puis grâce à des informations complémentaires fournies par beIN Media Group, NBCUniversal, l’Alliance for Creativity and Entertainment de la Motion Picture Association, l’UFC et Warner Bros.

Près de 400 domaines liés au streaming illégal de la Coupe du monde  ont été saisis et fermés par les autorités états-uniennes. © U.S. Department of Justice
Près de 400 domaines liés au streaming illégal de la Coupe du monde ont été saisis et fermés par les autorités états-uniennes. © U.S. Department of Justice

Un bras de fer aussi engagé en France

La saisie menée aux États-Unis fait écho à ce qui se joue déjà de notre côté de l’Atlantique. En France, la Coupe du monde 2026 a déjà accentué la pression sur le streaming sportif illégal, avec un dispositif plus réactif que le simple blocage de noms de domaine. L’Arcom a commencé à utiliser le blocage dynamique pour couper des diffusions en plein match, en demandant aux fournisseurs d’accès à Internet de bloquer des adresses IP au premier flux pirate repéré.

Le sujet est d’autant plus sensible que tous les matchs ne sont pas accessibles en clair. M6 diffuse une partie de la compétition, mais les autres rencontres nécessitent un abonnement à beIN Sports. Une fragmentation qui pousse une partie des supporters vers les liens partagés à la va-vite, les plateformes IPTV illégales ou les sites qui changent de domaine dès qu’ils sont bloqués.

À cette chasse aux streams s’ajoutent les arnaques qui circulent autour du Mondial. Faux sites FIFA, prétendus billets, offres d’hospitalité frauduleuses, concours diffusés sur WhatsApp ou pages clonées : les cybercriminels profitent de l’urgence des matchs et de la demande pour récupérer des données personnelles ou bancaires.

Bref, entre infraction au droit d’auteur et arnaques en ligne, le stream gratuit trouvé dans l’urgence peut vite coûter plus cher qu’un abonnement.

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