Apple a déposé une demande de brevet auprès de l’USPTO pour réduire le trafic réseau produit par des essaims de drones sur les réseaux 4G et 5G. Les drones expédient des rapports groupés à intervalles définis, à la place des flux continus, imposés par le protocole standard.

Apple a déposé une demande de brevet auprès de l'USPTO pour réduire le trafic réseau produit par des essaims de drones sur les réseaux 4G et 5G - ©Skorzewiak / Shutterstock
Apple a déposé une demande de brevet auprès de l'USPTO pour réduire le trafic réseau produit par des essaims de drones sur les réseaux 4G et 5G - ©Skorzewiak / Shutterstock

Un drone en vol interroge en permanence les antennes proches. À chaque changement d’altitude ou de cap, il envoie simultanément vers toutes les tours à portée quatre types de données, dont la puissance du signal reçu (RSRP), la qualité du signal (RSRQ), le rapport signal-sur-bruit (SINR) et l’orientation des faisceaux antennaires. Avec dix, cinquante ou cent drones en vol au-dessus des mêmes antennes, le réseau local sature. Apple a donc déposé une demande de brevet pour qu’un essaim entier consomme moins de bande passante qu'un seul appareil en mode de signalisation standard.

Trois façons d’alléger les envois de chaque drone vers les antennes

Au basculement de la 5G vers la 4G, le drone expédie uniquement l’identifiant de la tour concernée, à la place des mesures RSRP, RSRQ et SINR complètes. On transmet ainsi une fraction du volume standard.

Le deuxième mécanisme fonctionne par seuil. Le drone comptabilise les nouvelles tours contactées sur une période donnée. Un rapport complet part uniquement au franchissement du seuil défini. Apple stocke les données en local entre deux franchissements.

Dans le troisième mécanisme, Apple associe à chaque fréquence radio un code de suivi distinct. Le drone suit la demande d’upload de ce code et expédie un rapport global uniquement au franchissement du seuil. On envoie ainsi une seule transmission groupée à la place de dizaines d’envois épars.

Dès 2021, Apple avait déjà déposé des demandes sur l’appairage entre UAV et contrôleurs, puis sur le contrôle à distance via réseau cellulaire. Les précédents couvraient le contrôle individuel d’un appareil. Ce dépôt traite la coexistence de nombreuses unités sur une même infrastructure.

Au basculement de la 5G vers la 4G, le drone expédie uniquement l'identifiant de la tour concernée, à la place des mesures RSRP, RSRQ et SINR complètes.  - ©Patently Apple
Au basculement de la 5G vers la 4G, le drone expédie uniquement l'identifiant de la tour concernée, à la place des mesures RSRP, RSRQ et SINR complètes. - ©Patently Apple

Depuis l’abandon du projet Titan, Apple accumule les brevets sur les drones

La congestion réseau bloque les déploiements commerciaux à grande échelle. DJI et les autres fabricants vendent aujourd’hui des appareils essentiellement isolés, dont la signalisation cellulaire charge peu les réseaux locaux. Mais, pour la livraison groupée, la surveillance d’infrastructures ou la cartographie d’urgence, on fait voler des dizaines d’engins au-dessus des mêmes antennes.

En février 2024, Apple a abandonné le projet Titan, sa voiture électrique autonome, après dix ans de développement. La firme y avait engagé plusieurs milliards de dollars. Une partie des équipes a rejoint les divisions Intelligence artificielle et Vision Pro.

Depuis 2021, Apple a déposé des brevets sur le contrôle de drones, puis sur l’appairage, et maintenant sur la gestion réseau collective. Du contrôle d’un appareil unique, la firme est passée à la coordination d'un essaim entier.

Source : WCCFTech