Elon Musk a témoigné à l'occasion de son procès contre OpenAI et Sam Altman. Et il a évoqué de manière très légère un scénario apocalyptique.

Cette semaine, c'est un procès aux enjeux gigantesques qui se tient devant une cour fédérale de Californie. Elon Musk y accuse Sam Altman d'avoir bafoué la nature initiale d'OpenAI, qui devait être une organisation à but non lucratif. L'homme le plus riche du monde a, comme à son habitude, offert des affirmations imposantes, comme lorsqu'il se considère comme le « sauveur de l'humanité ». Et il ne s'est pas arrêté là.
Elon Musk reste alerte sur les risques de l'intelligence artificielle
Elon Musk est revenu sur ses prédictions apocalyptiques sur l'IA ce jeudi 30 avril. Car, il faut se souvenir, au moment où ChatGPT devenait en quelques mois un outil incroyable promettant de changer le monde, Elon Musk faisait partie de ces gens qui alertaient sur les dangers existentiels de l'IA.
Répondant à une question de son avocat, il a rappelé qu'il y avait, à son sens, un danger à laisser le développement de cette technologie à des entreprises ne pensant qu'au profit, ce qui pourrait nous mener au scénario de Terminator, qu'il a évoqué. « Dans le pire des cas, l'IA nous tuerait tous, j'imagine » a-t-il ainsi lancé.

Les craintes du milliardaire ne l'empêchent pas de développer sa propre firme IA
Une prophétie bien sombre dont on a l'habitude, et qui fait d'autant plus sourire qu'on sait qu'Elon Musk est lui-même en pointe dans le développement d'IA toujours plus puissantes. Ce qu'a rappelé la juge, à son avocat : « Je trouve ça ironique que votre client, malgré ces risques, soit en train de créer une entreprise dans exactement le même domaine » a-t-elle glissé.
Car si les dangers sont évidents, pour le moment, les personnes se penchant sérieusement sur la question sont moins à trouver du côté d'Elon Musk et de xAI que du côté d'un Ilya sutskever, qui travaille sur le superalignement (soit la capacité des hommes à contrôler les superintelligences). Elon Musk lui, dans le même temps, est beaucoup plus occupé à mettre l'IA en orbite.
Source : Le Parisien