
Annoncé il y a déjà six ans, Pragmata n’était pas le jeu de l’année pour Capcom qui misait davantage sur Resident Evil Requiem. La surprise n’en est que plus agréable car les aventures de Diana et Hugh sont une belle réussite. Mais, au-delà du gameplay, ça tourne comment cette chose-là ?
Comme dans le cas de Black Myth : Wukong ou de Star Wars Outlaws, nous ne sommes pas ici pour vous faire un retour sur les qualités ludiques de Pragmata. L’objectif est de parler technique au travers d’un petit guide sans prétention histoire de voir quelles performances en attendre.

Mené par Cho Yonghee et développé en interne au sein de Capcom, Pragmata exploite le moteur RE Engine. Oui, le même que sur le récent Resident Evil Requiem ou le futur Onimusha: Way of the Sword. Depuis 2017, le moteur anime la plupart des grosses sorties Capcom alors autant dire que c’est une vieille connaissance.
S’il a bientôt dix ans, le RE Engine a passablement évolué et, aujourd’hui, il intègre de multiples raffinements techniques, et ce, peu importe leur origine. Ainsi, le duo DLSS/FSR est au menu, mais étrangement, pas XeSS. De la même manière, toutes les dernières versions ne sont pas présentes : DLSS se limite à la « v4 » et FSR à la « v3 ».
Toujours est-il que les développeurs en ont profité pour soigner l’aspect ray tracing du jeu. Bien sûr, cette option est présente, mais dans le cas des cartes NVIDIA, elle est renforcée par la présence du path tracing. De plus, génération d’images (jusqu’à x4 sur GeForce RTX série 50) et reconstruction de rayons sont également à l’appel, ainsi que Reflex pour réduire la latence.
Le menu des options graphiques de Pragmata est à ce titre particulièrement complet et se distingue par quelques astuces pratiques : deux indicateurs nous renseignent en permanence de l’occupation VRAM et de la « charge de travail » en fonction des options retenues. Pratique. Dommage cependant qu’il soit nécessaire de quitter la partie pour modifier ces options.
L'impact de la qualité des textures sur l'occupation de la VRAM. ©Nerces pour Clubic
Dommage aussi que nous ne puissions configurer le jeu en mode « plein écran » généralement garant de meilleures performances. Plus gênant cependant, Capcom reste fidèle au module de protection DENUVO, lequel est sans doute encore un peu plus handicapant côté performances. Après quelques images avant/après, nous allons justement revenir sur ces performances.
En l’absence d’outil de mesure des performances intégré au jeu, nous avons utilisé une scène, toute simple, dans le Refuge. Là, nous avons reproduit les mêmes déplacements sur Hugh, alors que Diana n’était donc pas sur son dos et qu’aucun ennemi ne risquait de modifier la séquence. Retenez cependant que la reproductibilité n’est pas aussi parfaite sur un bench intégré. Forcément.
Compte tenu du peu de temps dont nous disposions, nous n’avons pas eu le loisir de multiplier les cartes graphiques. Toutefois, nous avons tout de même pris soin de présenter plusieurs marques, plusieurs générations et plusieurs modèles avec, à chaque fois, les résultats sans les techniques de mise à l’échelle, puis avec le ray tracing et, enfin, avec le patch tracing chez NVIDIA.
Liste des cartes graphiques utilisées
- PNY GeForce RTX 5080
- ASUS GeForce TUF Gaming RTX 5070
- ASUS GeForce TUF Gaming RTX 5060
- NVIDIA GeForce RTX 4090 FE
- NVIDIA GeForce RTX 3080 Ti FE
- NVIDIA GeForce RTX 2070 SUPER FE
- ASUS Radeon PRIME RX 9070 XT
- AMD Radeon RX 7800 XT MbA
- Acer Challenger Arc B570
Notez que, bien sûr, nous avons utilisé les dernières versions de pilotes graphiques disponibles (GeForce 595.97, Adrenalin 26.3.1 et Arc 101.8629) et que la configuration de notre PC est restée identique : CPU AMD Ryzen 9 9950X3D, carte mère ASUS ProArt X670E-Creator WiFi, RAM G.Skill Trident DDR5-6000 (2x 32 Go), SSD Western Digital Black SN850 et alimentation be quiet! Power Zone 2 1200 W.
Performances relevées sans ray tracing, sans upscaling
Premiers résultats et premières surprises, même en mode « natifs », sans activer la moindre technologie de mise à l’échelle, les résultats sont loin d’être mauvais. Bien sûr, dans ce mode, nous n’avons pas retenu le path tracing ni même le ray tracing, mais toutes les autres options graphiques sont pas loin du maximum et le QHD est accessible sans difficulté à une RTX 5060. En FHD, il est encore possible de jouer confortablement sur une RTX 2070 SUPER. Notons aussi la surprise de voir la RTX 5080 en difficultés face à la RTX 4090, mais aussi la RX 9070 XT… au moins en FHD/QHD.
Performances relevées avec ray tracing et DLSS/FSR
Sans surprise cette fois, l’activation du ray tracing raconte une autre histoire, mais Pragmata est impressionnant dans sa gestion de cette technique si exigeante. Alors, c’est vrai, nous avions activé l’upscaling le plus moderne disponible pour chaque carte (FSR pour l’Arc puisque XeSS n’est pas pris en charge). Nous avions aussi activé la génération d’image, mais le résultat est là et l’animation est parfaitement fluide même en UHD sur une RTX 5060. Qui l’eût cru ! Mieux, une RTX 2070 SUPER est encore capable de profiter du ray tracing en 2026. Certes, en FHD, mais tout de même !
Performances relevées avec path tracing et DLSS/FSR
Notre ultime test, active le path tracing et, là, forcément, NVIDIA tire son épingle du jeu. En effet, Arc et Radeon ne permettent pas d’exploiter cette technologie. Mais, là encore, pouvoir profiter de pareille technologie sur une « simple » RTX 5060 est très satisfaisant. Bravo Capcom. En revanche, pas de miracle, si les gros modèles de série 30 et 40 peuvent faire l’affaire (respectivement plutôt en FHD et en QHD), notre RTX 2070 SUPER n’est plus assez musclée, quand bien même on se contenterait du 1 080p.
Que dire d’autre sinon que le RE Engine impressionne par sa facilité à prendre en charge des techniques aussi lourdes que le ray tracing et, mieux, le path tracing. On peut toujours discuter du bien-fondé de l’utilisation de ces outils par les développeurs en général, mais Capcom s’en sort avec les honneurs. Cela dit, au-delà de l'aspect technique, nous ne pouvons que vous encourager à découvrir Diana, Hugh et leurs aventures lunaires. Une belle surprise d’avril tant sur le plan technique que ludique.
Notre sélection de cartes pour profiter du jeu
- Performances intéressantes
- Progrès très nets en ray tracing
- Nuisances sonores très faibles
- La magie du multi-frame generation
- Faible surcoût des 16 Go (vs 8 Go)
- NVIDIA override de + en + efficace
- Enfin, une 5080 plus compacte !
- Des performances remarquables
- Les performances/watt élevées
