Si Apple entend intégrer de l'IA un peu partout sur iOS, la firme californienne a quand même mis quelques limites... pour le bien de nos nerfs.

Jusqu'où peut-on pousser l'intelligence dans un OS ? Actuellement, les suggestions de recherche dans iOS s'articulent déjà autour de vos habitudes. Imaginez maintenant que la logique soit appliquée à l'écran d'accueil pour réagencer automatiquement les icônes de la grille des applications...
Une IA qui reste sous contrôle
The Information rapporte que cette idée a été suggérée à Craig Federighi. Le principe était donc de permettre à l'IA de modifier dynamiquement l'emplacement des applications sur l'écran d'accueil en fonction des besoins de l'utilisateur. Concrètement, les applications les plus sollicitées à un instant T auraient pu remonter automatiquement en tête, selon vos habitudes et votre contexte d'utilisation.
En plus des habitudes de l'utilisateur, on imagine que cette IA aurait pris en compte, le jour de la semaine, l'heure de la journée ou encore l'emplacement géographique de l'iPhone (en déplacement, au travail, à la maison...) afin d'adapter au mieux la grille.
Mais Federighi a refusé net. Selon lui, cette fonctionnalité risquait de désorienter les utilisateurs. Beaucoup d'entre eux s'appuient sur la mémoire musculaire pour accéder rapidement à leurs apps, sans réfléchir. Si les icônes se déplacent constamment, ce repère disparaît. D'ailleurs le responsable logiciel semble vouloir conserver un certain contrôle sur les algorithmes. Il s'inquiéterait aussi de l'imprévisibilité de ce type de système. Lors des réunions de conception, Federighi exigerait des réponses claires sur le comportement des fonctionnalités. Il privilégierait des logiciels dont le comportement peut être défini avec précision, plutôt que des algorithmes dont le résultat est susceptible de varier de manière imprévisible.
Si cette anecdote remonte à plusieurs années, bien avant l'arrivée de l'Apple Intelligence, c'est désormais la manière dont Apple entend fonctionner aujourd'hui : en replaçant l'IA en tant qu'assistant et en conservant le contrôle. D'ailleurs, la stratégie IA de l'entreprise est désormais entièrement pilotée par Federighi.