La société EP Group, détenue par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, a lancé une OPA (offre publique d'achat) de Fnac Darty, l'ambition étant de dépasser le seuil de 50% du capital du célèbre groupe français.

Né de la fusion de deux emblèmes du commerce culturel et électronique, le groupe Fnac Darty est un acteur clé de la distribution en France. Depuis dix ans bientôt, l’enseigne doit toutefois réinventer son modèle face à des consommateurs toujours plus exigeants, qui plus est dans un marché en pleine et constante mutation.
EP Group bientôt détenteur de Fnac-Darty à plus de 50% ?
Déjà actionnaire à hauteur de 28,5% de Fnac Darty, le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky a lancé une nouvelle offre publique d’achat, proposant 36 euros par action. Cette offre fait ressortir une valeur comprise entre 24% et 26% par rapport à la moyenne des cours de Bourse pondérée par les volumes sur un et trois mois.
Elle valoriserait le groupe à plus d’un milliard d’euros et a été accueillie favorablement, à l’unanimité, par le conseil d’administration. L’opération permettrait à EP Group de franchir le seuil des 50% du capital, pour un investissement proche de 230 millions d’euros. Le dépôt de l’offre auprès de l’Autorité des marchés financiers est attendu d’ici la fin du premier trimestre 2026.
Le chinois JD.com en ligne de mire
Outre EP Group, l’autre actionnaire majeur de Fnac Darty est le distributeur allemand Ceconomy (Mediamarkt, Saturn…), qui détient de son côté un peu plus de 21% du capital. Ce dernier fait toutefois l’objet d’un rachat en cours par JD.com, un géant chinois de l'e-commerce, qui détient déjà 85,2% de son capital.
En novembre dernier, le ministère de l’Économie et des Finances a imposé à Ceconomy, et, par extension, à JD.com, de ne pas accroître sa participation dans Fnac Darty, et de ne pas s'immiscer dans la gouvernance et la gestion de l'entreprise.
Présent dans 14 pays, avec un réseau de plus de 1 500 magasins, Fnac Darty s’appuie sur une implantation internationale solide et un chiffre d’affaires dépassant les 10 milliards d’euros. Autant d’atouts qui confirment le poids stratégique du groupe sur le marché européen de la distribution culturelle et électronique, à l’heure où son avenir capitalistique cristallise de très fortes attentions.
Source : Le Monde