Peu de dispositions ont créé autant de grogne populaire ces dernières années que les fameuses Zones à Faibles Émissions (ZFE). Et elles devraient très prochainement disparaître de nos vies.

Comment réduire la pollution dans notre centres-villes ? Pendant longtemps, l'idée a été d'empêcher l'accès des véhicules les plus polluants à ces zones, grâce au système des vignettes Crit'Air et des ZFE. Mais les critiques de plus en plus nombreuses au fil des années ont poussé finalement le gouvernement à reculer il y a déjà un certain temps. Et après ces pas de côté, le Parlement plante le dernier clou dans le cercueil.
La fin des ZFE validée en commission mixte paritaire
Le projet de loi de simplification, qui portait à la base sur les entreprises, a depuis muté, avec notamment l'introduction par les LR et le RN d'une mesure de suppression des ZFE. Une mesure qui vient d'être validée à l'occasion de la commission mixte paritaire (qui comprend sept députés et sept sénateurs).
Et elle a été largement soutenue, à 10 voix pour et 4 voix contre. Seuls quelques critiques venant de la gauche ou du gouvernement ont accompagné ce triomphe. L'ancienne ministre des Transports, Agnès Pannier-Runacher a ainsi critiqué des « reculs sanitaires importants », alors que d'autres, à gauche, voient là un « cavalier législatif », soit une disposition intégrée dans un projet de loi traitant d'un autre sujet.

Reste encore un vote à la fin du mois
Pas de quoi pourtant faire ciller les parlementaires, qui vont maintenant rapidement avancer sur la question. Après sa validation en CMP, la loi va maintenant être discutée puis être mise au vote, d'abord le 27 janvier à l'Assemblée nationale, puis deux jours plus tard, le 29 janvier, au Sénat. Un éventuel examen en Conseil constitutionnel pourrait ensuite être décidé.
Si la mesure était finalement adoptée, elle ferait de nombreux heureux, surtout après la campagne menée durant près d'un an par le mouvement Les Gueux, porté par l'écrivain Alexandre Jardin. Alors, décision de bon sens, ou bien erreur anti-écologique ?
Source : Les Échos, Automobile Propre