Voilà des mois que NVIDIA n’a pas lancé la moindre référence de GPU et la sortie de GeForce RTX série 50 SUPER est aujourd’hui tout ce qu’il y a de plus hypothétique. PNY a toutefois trouvé un moyen de sortir de la morosité ambiante avec une RTX 5080 « slim », plus courte et plus fine donc.


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- Enfin, une 5080 plus compacte !
- Des performances remarquables
- Les performances/watt élevées
- L'impact de DLSS 4/4.5
- L'écosystème NVIDIA en général
- Moins épaisse, mais encore large
- Le MSRP a bien augmenté en un an
- Prise 16 broches très mal placée !
Vous le savez, le test d’une carte graphique prévue pour décliner la génération Blackwell ne revient pas sur les améliorations liées à l’architecture de NVIDIA. Si vous souhaitez en savoir plus sur les nouveautés matérielles et logicielles, nous vous invitons à (re)lire le test de la GeForce RTX 5090 Founders Edition par Colin.
Une carte custom puissante et « compacte »
À la sortie de la GeForce RTX 5080, il y a plus d’un an, il fallait « choisir » entre la Founders Edition de NVIDIA, plus compacte et moins onéreuse, mais introuvable, et se reporter sur une carte partenaire : les prix étaient plus élevés que ceux de NVIDIA et les cartes impressionnaient par leur taille. En mars 2026, PNY lance une nouvelle gamme de GeForce RTX série 50 baptisée « slim ». Enfin, plutôt qu’une gamme, il s’agit de vendre une RTX 5080 Slim et une RTX 5070 Slim.
Dès que la carte est sortie de la boîte, sa finesse fait plaisir. ©Nerces pour Clubic
Deux modèles avec un unique objectif à la clé : réduire l’espace occupé au sein du PC sans rien perdre des qualités des GPU qui, eux, ne bougent pas d’un iota. Pour ce test, nous nous sommes focalisés sur la plus puissante des deux cartes, la RTX 5080 Slim que PNY affuble de la mention « OC » et au sortir de sa boîte, il faut bien admettre que la finesse de la carte fait plaisir à voir… Et plus encore quand on la place à côté de sa grande sœur.
La RTX 5080 OC originelle de PNY mesurait comme la plupart de ses concurrentes 329 millimètres de long pour 138 mm de large et pas moins de 59 mm d’épaisseur. Avec le modèle « slim », PNY réduit bien les choses : 299 mm de long pour 41 mm d’épaisseur, elle n’occupe que deux emplacements PCIe, mais doit faire avec une largeur plus importante. À 150 mm exactement, elle implique d’avoir un boîtier relativement large pour son PC.
Un peu plus large, le modèle Slim est, sinon, bien plus compact. ©Nerces pour Clubic
Une largeur plus importante car PNY a décidé de revoir le système de refroidissement pour qu’il soit moins encombrant : dehors les trois ventilateurs de 92 mm qui impliquaient un long dissipateur. PNY les troque contre deux ventilateurs de 120 mm et peut ainsi nettement raccourcir les caloducs comme le dissipateur. En revanche, pas de mystère, il faut pouvoir les loger ces 120 mm et la carte est donc sensiblement plus large.
Les trois caloducs sont associés à une chambre à vapeur « massive » selon les termes de PNY qui insiste aussi sur le fait « d’être entièrement basée sur le design de référence de NVIDIA ». Le fait est que malgré cette épaisseur supérieure, la carte est bien plus largement compatible avec les boîtiers d’aujourd’hui et, plus important encore, elle condamne moins d’emplacements PCIe.
Pour le reste, il n’y a pas grand-chose à signaler. PNY s’appuie sur le GB203-400 et ses 10 752 cœurs CUDA. Comme souvent, il est un peu surcadencé par rapport à la version FE : 2,73 GHz en boost contre 2,62 GHz chez NVIDIA, mais c’est identique à ce que proposait déjà la précédente PNY RTX 5080. Identiques également les connecteurs intégrés : 1x HDMI 2.1b et 3x DP 2.1b avec, enfin, un connecteur d’alimentation 16 broches, pas si facile d’accès.
Protocole de test
On ne change pas une équipe qui gagne et notre protocole de test ne bouge pas le moins du monde depuis le test de la première carte Blackwell, la GeForce RTX 5090 Founders Edition. Nous retrouvons notre configuration à base de processeur Intel 12e génération et de DDR5 G.Skill. Bien sûr, le Resizable BAR est activé dans le BIOS.
L’erreur de configuration/captures s’est reproduite sur CPU-Z. ©Nerces pour Clubic
Configuration de test
- Carte mère : ASUS ROG Strix Z790-E Gaming Wi-Fi II (BIOS 2107)
- Processeur : Intel Core i9-12900K
- Mémoire : G.Skill Ripjaws S5 DDR5-6000 CL28 (2x 16 Go)
- SSD « système » : Kingston KC3000 2 To
- Refroidissement : ASUS ROG Ryujin III 360 ARGB
- Alimentation : be quiet! Power Zone 2 (1 200 watts)
Ultimes informations techniques avec GPU-Z. ©Nerces pour Clubic
Autant que possible, nous éliminons les programmes en mémoire vive, et nous nous assurons que les configurations sont proches, matériellement donc, mais aussi d’un point de vue du logiciel.
- Windows 11 Professionnel 64-bit 25H2 v26200.8037
- Pilotes chipset Intel v10.1.20266.8668
- Pilotes graphiques AMD v26.1.1
- Pilotes graphiques NVIDIA v591.74
Déjà pas évident à brancher dans le petit espace, le connecteur d’alimentation 16 broches est extrêmement difficile à retirer : n’importe quoi ! ©Nerces pour Clubic
Qu’en est-il des performances ?
L’intérêt d’une carte « slim » serait nettement plus faible si les performances affichées n’étaient pas au niveau du modèle originel. La question est donc de savoir si PNY a pu les maintenir tout en gardant le GPU au frais.
3DMark
Même protocole, même ordre des tests et c’est donc avec l’inévitable 3DMark que nous démarrons les mesures de performances. Time Spy Extreme représente la scène de référence, Port Royal est là pour la prise en charge ray tracing alors que SpeedWay constitue la séquence la plus lourde.
Trois scènes aux orientations différentes donc, mais des conclusions qui ne changent pas le moins du monde. Sans surprise, la RTX 5080 Slim OC de chez PNY signe des scores identiques à la RTX 5080 OC toujours de PNY. Elles sont toutes deux à peine supérieures à la RTX 5080 FE de NVIDIA.
Blender benchmark
De manière beaucoup plus surprenante, la carte Slim est distancée par sa consœur sur Blender benchmark. Oh, les écarts ne sont pas énormes, mais ils suffisent pour que la RTX 5080 Slim OC soit même légèrement derrière le modèle Founders Edition. Un petit bug ?
V-Ray benchmark
V-Ray est un outil de mesure spécifiquement conçu pour le ray tracing et à son tour il confirme le « petit coup de moins bien » de la RTX 5080 Slim OC qui reste derrière la version RTX 5080 OC tout en accrochant, cette fois, la RTX 5080 FE de NVIDIA.
Procyon image generation benchmark
Pour ne pas alourdir le dossier, nous limitons Procyon à son outil de génération d’images. Exprimées en secondes (le score le plus faible est le meilleur), les valeurs ne permettent pas de départager les deux RTX 5080 OC de PNY : cette fois le modèle Slim n’a pas du tout à rougir de la comparaison.
Performances ludiques
Comme ce fut précédemment le cas sur les modèles de cartes graphiques les plus performants, nous mettons de côté les résultats ludiques en Full HD (1 080p) pour nous focaliser sur les seules mesures en UHD (2 160p) et en QHD (1 440p). Nos tests sont toujours réalisés de la même manière en plein écran, mais synchronisation verticale et G-Sync désactivés. Voici le détail des réglages pour chaque titre retenu.
- Cyberpunk 2077 : preset RT Overdrive, path tracing ON, ray reconstruction ON, DLSS qualité avec le nouveau modèle Transformer, frame generation MAX (OFF sur la RTX 3090, 2X sur la RTX 4090 et 4X sur la RTX 5090).
- Avatar: Frontiers of Pandora : preset ultra, FSR équilibré, FSR frame generation ON (fixe)
- Black Myth: Wukong : preset cinématique, DLSS équilibré (60 %), frame generation ON
- Forza Motorsport : preset ultra, DLSS équilibré
- Red Dead Redemption 2 : preset ultra, DLSS OFF
- Total War Warhammer III : preset ultra
Amusant de constater que les tests ludiques affichent des conclusions diamétralement opposées à celles des outils de production. Là, la RTX 5080 Slim OC de PNY l’emporte à chaque fois ou presque sur la RTX 5080 OC du même fabricant. Bien sûr, les deux cartes se tiennent dans un mouchoir de poche, mais le petit plus est bien en faveur du modèle Slim. Un modèle qui, logiquement, l’emporte aussi sur la version Founders Edition.
Il ne sera pas nécessaire d’épiloguer sur les résultats obtenus dès lors que les jeux sont configurés en QHD (1 440p). Les conclusions tirées précédemment se retrouvent dans presque tous les cas de figure. On retiendra surtout que si différence il y a entre les deux cartes PNY, elles restent très faibles et le modèle Slim remplit déjà une partie de son pari : garder des performances au moins semblables à celles du modèle originel.
De l’efficacité /watt et /euro
Avant de lancer Blackwell, NVIDIA avait promis des optimisations en matière d’efficacité énergétique grâce, notamment, à une gestion plus fine de la consommation. Le test de la RTX 5090 Founders Edition n’avait toutefois pas permis de mettre en évidence de très nets apports. Sans activation de DLSS 4 en tout cas.
Consommation électrique
Le passage à une carte dite Slim ne vient pas modifier les recommandations matérielles de PNY : comme sur les précédents modèles et comme sur la Founders Edition de NVIDIA, cette RTX 5080 suppose l’utilisation d’un bloc d’alimentation d’au moins 850 W pour être tranquille.
Un soupçon d’optimisation est peut-être passé par là car, au repos, la RTX 5080 Slim OC est celle qui consomme le moins des cartes NVIDIA, seule la Radeon RX 9070 XT faisant mieux. En charge, il est délicat de conclure quoi que ce soit d’autre que « bonnet blanc et blanc bonnet » : il y a bien 1 à 2 watts de différence entre les trois RTX 5080, mais quand on parle d’en consommer plus de 360, ça reste dans la marge d’erreur d’une telle mesure.
Efficacité et « rentabilité »
Afin de davantage tenir compte des spécificités de tel ou tel GPU, nous avons décidé d’utiliser deux scénarios pour évaluer l’efficacité énergétique sur un test utilisant le ray tracing, mais aussi sur un jeu compatible DLSS et multi-frame generation.
Nous le disions lors du test de la RTX 5080 Founders Edition, cela reste valable aujourd’hui : « malgré un bond générationnel limité sur les performances brutes, la RTX 5080 propose la meilleure efficacité énergétique de notre sélection ». Un avantage qui ne change cependant pas réellement d’un modèle de RTX 5080 à l’autre et, là, la PNY Slim ne fait pas mieux que ses consœurs.
Problème, PNY a largement revu le prix public conseillé de sa nouvelle carte et il n’est plus question des 1 179 euros avancés à la sortie de la RTX 5080 OC. Là, PNY annonce d’emblée 1 469 euros, ce qui, logiquement, a un impact sur le ratio performances/prix. En même temps, certains diront que le tarif est plus juste : jamais aucune boutique n’avait proposé la RTX 5080 OC à son MSRP.
N’oublions pas que la RTX 5080 Slim OC autant que les autres modèles Blackwell mise beaucoup sur la multi-frame generation. Penchons-nous donc sur l’impact que cette technologie peut avoir sur nos deux indicateurs.
En performances/watt nous n’observons pas plus de variations que sur le test 3DMark Port Royal et la RTX 5080 Slim OC fait bien jeu égal avec ses consœurs. Hélas, l’impact du prix public conseillé par PNY se retrouve de la même manière sur Cyberpunk 2077. Espérons, sans trop y croire, que ces 1 469 euros seront surtout un maximum.
Avant de conclure, une ultime remarque pour parler température et nuisances sonores. En effet, malgré le changement de système de refroidissement, les différences entre la RTX 5080 Slim OC et la RTX 5080 OC sont pour le moins ténues : 68 °C contre 67 °C pour le GPU, 77 °C contre 78 °C pour la GDDR7 et des nuisances sonores autour de 36 dB en charge pour les deux modèles. Pas là-dessus que le match va se jouer.
PNY RTX 5080 OC Slim 16GB : l’avis de Clubic
Plus d’un an après le lancement des premières GeForce RTX 5080, PNY fait presque du neuf avec du vieux avec cette version Slim de sa carte graphique. L’idée est simple : profiter du PCB utilisé par NVIDIA sur les Founders Edition et modifier le système de refroidissement pour aboutir à une carte performante tout en étant un peu plus compacte.
L’originale RTX 5080 de PNY est effectivement bien plus longue et bien plus épaisse alors que les performances sont rigoureusement identiques. Mieux, le GPU chauffe un peu moins sur cette carte dont les deux ventilateurs ne sont pas plus bruyants. Sur le strict plan du GPU, il n’y a donc rien de bien neuf, mais la carte est assurément un modèle intéressant.
Elle se glissera dans davantage de boîtiers et sera plus particulièrement indiquée si le nombre de ports PCIe occupés a son importance dans votre configuration. Hélas, en un an, on ne peut pas dire que les tarifs se soient réellement assagis : PNY lance son modèle slim à prix public conseillé supérieur à celui de la version originelle de la carte et pas qu’un peu.
- Enfin, une 5080 plus compacte !
- Des performances remarquables
- Les performances/watt élevées
- L'impact de DLSS 4/4.5
- L'écosystème NVIDIA en général
- Moins épaisse, mais encore large
- Le MSRP a bien augmenté en un an
- Prise 16 broches très mal placée !
Fiche technique PNY GeForce RTX 5080 Slim OC 16GB
Des alternatives à la carte graphique PNY GeForce RTX 5080 Slim OC 16GB :
- La magie du multi-frame generation
- Au niveau de la RTX 4080 FE
- Écosystème NVIDIA très complet
- Refroidissement efficace et discret
- Quid du prix réel et de la disponibilité ?
- Une carte bien encombrante
- Le DLSS 4 encore trop rare
- Les performances en DLSS4 multi-frame generation
- La qualité d'image du modèle Transformer
- L'efficacité énergétique et performance/prix
- Refroidissement efficace et silencieux
- Les performances en rastérisation qui évoluent peu
- Difficile à trouver au tarif officiel
- Mauvaise position de la prise 16 broches
- Carte bien plus grande que la FE