Les développeurs Android s'inquiètent du plagiat

18 mars 2011 à 16h59
0
00FA000002599342-photo-logo-android-classique.jpg
Rien ne va plus du côté d'Android ? Après les multiples plaintes pour violation de propriété intellectuelle, la débacle d'Oracle, la prolifération des malwares ou les récentes accusations de violation de licence GPL, voilà désormais de nouvelles craintes émanant des développeurs.

Au coeur de la discorde, la communauté pointe du doigt la régulation de l'Android Market. En effet, plusieurs applications seraient tout bonnement copiées et Google se montrerait particulièrement laxiste sur les droits de propriété intellectuelle. Ils expliquent par ailleurs que Google mettrait trop en avant ses propres applications ainsi que celles qui ont été portées depuis l'iPhone.

Le Guardian rapporte ainsi les propos Kevin Baker ayant développé le jeu Sinister Planet. Il explique : « l'un de mes clients m'a envoyé un email il y a trois semaines m'informant qu'une autre société (NDLR:Joyworld) vendait une version de mon application - piratée et présentée comme la leur » . Après avoir contacté Google, la firme aurait finalement retiré la copie deux jours plus tard sans pour autant fermer le compte utilisateur. M. Baker ajoute que le même éditeur avait également piraté d'autres applications existantes en renommant ces dernières. Google ne disposerait cependant pas de service de support dédié à ce problème.

Face à ces accusations Google explique que les développeurs sont fortement conseillés d'utiliser les outils mis à disposition et notamment Proguard qui permettrait d'optimiser le code tout en protégeant ce dernier. Pourtant Kevin Baker, qui a précisément fait usage de Proguard, estime que cela n'est pas suffisant et que le service de vérification de la licence, censé pouvoir empêcher l'appropriation d'un code source existant, est facilement contournable.

0000011304097328-photo-android-application-sinister-planet.jpg
0000011304097336-photo-android-application-galaxy-wars-de-joyworld.jpg

Gauche : Sinister Planet de K.Baker | Droite : Galaxy Wars


Rich Jones, un autre développeur, estime que la marge prise par Google sur chacune des ventes (32%) est disproportionnée. Il ajoute que le répertoire Android Market ne permet pas réellement de promouvoir une application en fonction de sa qualité et de sa reconnaissance auprès des utilisateurs. Il souhaite que Google publie davantage d'informations sur son algorithme.

Outre les autres problèmes liés à la prolifération de malwares au sein des applications piratées, la firme de Mountain View n'afficherait pas assez de transparence auprès de la communauté. Ainsi M. Baker déclare avoir recu un email d'avertissement pour son jeu Sinister Planet expliquant, sans plus de détails, que ce dernier était en infraction de la politique de contenu que chaque développeur se doit de respecter. « J'ai envoyé une vingtaine de messages à Google pour demander des clarifications mais je n'ai pas reçu une seule réponse (...) J'ai fait un tour sur les forums officiels de Google et j'ai trouvé beaucoup de personnes dans mon cas n'ayant obtenu aucun retour ».

Ces différents points noirs pourraient alors mettre à mal l'écosystème de Google, d'autant qu'Amazon s'apprête à ouvrir son propre kiosque d'applications pour Android.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
0
0
Partager l'article :

Les actualités récentes les plus commentées

La planète est confinée ! Le ralentissement est visible depuis l'espace.
L'union sacrée des télécoms européens, qui vont partager leurs données pour lutter contre le coronavirus
La dernière mise à jour de Windows 10 provoque une fois de plus pannes et ralentissements
Confinement : la nouvelle attestation de déplacement dérogatoire est disponible en téléchargement
L'empreinte carbone issue de la consommation des Français a chuté de deux-tiers avec le confinement
Comment choisir la bonne diagonale pour son téléviseur ?
Elon Musk fait un don de 50 000 masques et 1200 respirateurs... pour se racheter ?
Confinement : le gouvernement durcit les restrictions
Coronavirus : le traçage numérique
Des Macbook propulsés par des processeurs ARM prévus pour l'an prochain
scroll top