Calxeda lève 55 millions de dollars pour ses serveurs ARM

Par
Le 09 octobre 2012
 0
La start-up texane Calxeda, spécialisée dans les serveurs basse consommation reposant sur des processeurs à architecture ARM, vient de conclure un tour de table de 55 millions de dollars.

00c8000005451687-photo-calxeda.jpg
Calxeda est l'un des pionniers des serveurs exploitant des puces à architecture ARM, initialement utilisées pour propulser les appareils mobiles. D'après Cnet, la société a réussi à lever 55 millions de dollars. « Cette importante injection de capital permettra d'accélérer notre développement, entamé il y a quatre ans », a commenté Barry Evans, p-dg de la start-up, ajoutant que « les entreprises ont besoin de solutions plus efficaces pour le Web, le cloud et le Big data, ce que Calxeda propose, et cet investissement va nous permettre de grossir plus rapidement encore ».

Cette dernière levée de 55 millions est soutenue par le fonds Austin Ventures et Vulcan Capital, une société d'investissement appartenant au co-fondateur de Microsoft, Paul Allen. Depuis sa création en 2010, la société aura levé en tout 103 millions de dollars, grâce aux apports de ARM Holdings, qui gère l'exploitation de l'architecture du même nom, Advanced Technology Investment Company (ATIC), Battery Ventures, Flybridge Capital Partners et Highland Capital Partners.

La part des serveurs sur base ARM pourrait grandir rapidement, selon HP. Le géant américain de l'IT, déjà allié à Intel sur les micro-serveurs avec les puces Atom, a également noué un partenariat avec Calxeda pour exploiter ses serveurs basse consommation. D'ici deux ans, HP s'attend à ce que ces micro-serveurs occupent 15% du marché global des serveurs (ARM et Atom confondus). Rappelons que la consommation en électricité des datacenters représente un poste de dépense conséquent, pouvant peser jusqu'à 10% de la consommation globale de l'Oregon en 2030.

05451689-photo-calxeda-serveur.jpg
Calxeda fait valoir que son System on chip (SoC) EnergyCore est particulièrement adapté au Big data, qui demande une grande quantité de calculs en parallèle, et revendique une consommation de cinq watts seulement en utilisation maximale, et un demi watt lorsque le serveur est inactif. Une version 64 bits devrait voir le jour d'ici à 2014.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
Cet article vous a intéressé ?
Abonnez-vous à la newsletter et recevez chaque jour, le meilleur de l’actu high-tech et du numérique.
scroll top