L'OTAN souhaite prendre la main en matière de cyberdéfense

01 juin 2018 à 15h36
0
Les ministres de la défense des 28 pays membres de l'OTAN se sont entendus mardi sur la mise en place d'une plus forte collaboration en matière de cyberdéfense.

0104000006023346-photo-otan-anders-fogh-rasmussen.jpg
Pour la première fois, les 28 ministres de la Défense des pays membres de l'OTAN se sont réunis pour discuter d'une collaboration en matière de cyberdéfense. Une réunion qui visiblement s'est avérée constructive puisque Anders Fogh Rasmussen, le secrétaire général de l'OTAN, a indiqué que « la capacité de cyberdéfense de l'Alliance devrait être pleinement opérationnelle d'ici à l'automne ».

« Nous avons convenu de poursuivre notre débat, lors de notre prochaine réunion en octobre, sur la manière dont l'OTAN peut soutenir et aider les Alliés qui demandent son aide s'ils sont victimes d'une cyberattaque », a expliqué le secrétaire général. « Nous le ferons sur la base d'un rapport détaillé que nous avons demandé aujourd'hui. Les cyberattaques ne s'arrêtent pas aux frontières nationales. Nos cyberdéfenses doivent elles aussi dépasser ces frontières », a-t-il ajouté, devançant de potentielles réticences de la part de certains pays membres qui souhaiteraient conserver de larges compétences nationales.

Maintenir les budgets de la défense

Pour Anders Fogh Rasmussen, il est temps que l'OTAN se saisisse de la question et se dote de capacités de réaction rapides en cas de cyberattaques, sur la base de la coopération transnationale. En premier lieu parce que les cyberattaques sont « de plus en plus fréquentes, complexes et ne préviennent pas ». Le secrétaire général rappelle ainsi que les pays de l'Alliance ont fait face l'an dernier à 2 500 attaques, soit « une toutes les trois heures, jour et nuit, tous les jours de l'année ». Il met aussi en avant le fait qu'une cyberattaque ciblée sur un pays peut par la suite entraîner des dommages collatéraux aux Alliés.

Dans son communiqué, l'OTAN met également en avant l'argument financier. « Les budgets de défense se réduisent, alors que les capacités modernes coûtent de plus en plus cher », a précisé le secrétaire général. « Il y a un déséquilibre entre nos moyens et nos besoins, et d'importants déficits dans certains domaines, comme le ravitaillement en vol ou le renseignement, la surveillance et la reconnaissance ». En dépit de la crise, Anders Fogh rasmussen appelle au maintien des budgets de la défense et à leur revalorisation dès lors que les économies se redresseront.

Cet accord pourrait notamment viser à impliquer davantage les pays européens, qui auraient tendance à trop se reposer sur les États-Unis. « Les pays européens doivent faire plus pour soulager les États-Unis, qui supportent actuellement une part disproportionnée du fardeau ».

01C2000006023348-photo-les-28-ministres-de-la-d-fense-des-pays-membres-de-l-otan.jpg
Les 28 ministres de la défense des pays membres de l'OTAN
Soyez toujours courtois dans vos commentaires.
Respectez le réglement de la communauté.
0
0

Actualités du moment

Alimentations Fatal1ty et nouveau SSD en vue chez OCZ
Orange : une garantie de service pour tous les clients
Func prépare un casque audio et un clavier mécanique
AMD présente les Richland, ses nouveaux APU desktop
Le Cheval de Troie Zeus est de retour via Facebook
Mobile, mort du PC et avènement du 2 en 1, Intel sur tous les fronts au Computex
La Commission européenne prêche pour la transparence... et les offres segmentées
Shopmium lève 4,3 millions d'euros pour ses coupons mobiles
Bose lance des écouteurs à réduction de bruit et une enceinte nomade
La Chine affirme détenir les preuves de cyberattaques américaines
Haut de page