Test MSI GF75 Thin : le laptop gamer qui n’en donne pas assez

Nathan Le Gohlisse
Spécialiste Hardware
27 septembre 2020 à 12h24
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Annoncé au printemps et lancé parallèlement à l’arrivée des processeurs Intel de dixième génération ‘Comet Lake-H’, le GE75 Thin du taïwanais MSI arrive en marge des GS66 Stealth (plus élégant) et GS66 Raider (beaucoup plus puissant et nettement plus massif) pour proposer aux joueurs disposant d’un budget plus restreint, une expérience de jeu valable sur un format 17 pouces. Pari réussi ? 

Pas facile de se démarquer sur le segment des appareils gaming proposés entre 1400 et 1600 euros. Sur un marché qui fourmille, qui grouille, et qui parfois se perd en références dispensables, le GF75 Thin ne tente pas grand chose pour sortir du lot. Son design est commun, sa fiche technique musclée mais malheureusement pas partout, et son approche identique à ce que propose la concurrence à tarif peu ou prou équivalent. 

C’est donc une machine fort banale que nous avons reçu en test à la rentrée, avec tout de même quelques arguments à faire valoir, comme un processeur puissant, une belle capacité de stockage et un écran de 17 pouces disposant d’une fréquence de rafraîchissement solidement calée à 144 Hz. Des atouts qui ne font pas oublier une partie graphique un peu plus timide, pour ne pas dire légère, sur un appareil proposé à 1599 euros chez les web-marchands hexagonaux. Un tarif salé pour une machine destinée en premier lieu aux mordus de titres compétitifs et d’eSport. La question est donc simple : s’agit-il d’une somme raisonnable au regard de l’expérience proposée ?

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Nous avons tenté d’éclaircir la question au long de notre test de l’engin, en nous attardant sur les performances de l’appareil en jeu… mais pas seulement. Reste qu’un tour du propriétaire s’impose avant d’aller plus loin. Place donc à l’incontournable tour d’horizon de la fiche technique que nous propose MSI pour ce GE75 Thin 10SCXR-255FR ‘Dragon Station’. En voici le détail : 

  • Processeur Intel Core i7-10750H (6 cœurs / 12 threads cadencés entre 2,60 et 5,00 GHz, 12 Mo de cache unifié et 45 Watts de TDP).
  • Une carte graphique NVIDIA GeForce GTX 1650 4 Go (GDDR6)
  • 32 Go de mémoire vive (DDR4 2666 MHz) extensibles jusqu’à 64 Go
  • Écran IPS Full HD (1920 par 1080 pixels) de 17,3 pouces / 144 Hz. Ration écran / châssis de 88%
  • 1 To de SSD M.2
  • Webcam HD 720p
  • Connectivité Wi-Fi 6 (carte Intel AX201) et Bluetooth 5.1
  • Connectique comprenant : 1 port USB-C 3.2 Gen 1, 3 ports USB-A 3.2 Gen 1, 1 port RJ45, 1 port HDMI, 1 entrée micro, 1 sortie casque (Jack 3,5 mm)
  • Batterie de 51 Wh
  • Deux haut-parleurs de 2 watts


Notez bien qu’une grande variété d’autres modèles existent pour le GF75 Thin, mais à l’heure où nous rédigeons ces lignes, toutes ne sont pas disponibles en France. Dans l’ensemble, la fiche technique reste semblable, avec des variantes en matière d’écran (certains modèles se limitent à 120 Hz, toujours en Full HD / IPS), de processeur (le Core i5-10300H est proposé en option), de carte graphique (GTX 1650 Ti accessible sur certains modèles) et de mémoire vive ou encore stockage, bien entendu. 

Les tarifs s’étirent par conséquent entre 1149 et 1599 euros en fonction des composants choisis. Notre modèle de prêt est ainsi l’un des plus onéreux proposés par MSI sur cette gamme.

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Beaucoup de plastique, peu d’inspiration

Comme sur beaucoup d’appareils proposés à ce prix, MSI ne s’investit que peu dans les matériaux qui composent le châssis de son GF75 Thin. Il faut ainsi faire avec une surabondance de matière plastique, agrémentée de deux plaques de métal seulement : de l'aluminium usiné plaqué sur le dessus du capot et les pourtours du clavier. L’ensemble s’avère invariablement noir, avec une prédisposition à marquer très fort (et malheureusement durablement) les traces de doigts, mais uniquement sur les pièces métalliques. 

Ouvrir le capot sera l’occasion de rehausser légèrement l’appareil puisque le bas de l’écran vient en appui sur le bureau pour incliner (un peu) la partie clavier vers l’utilisateur. Une technique que l’on retrouve notamment chez ASUS, mais en plus probant. Hausser de manière plus nette la partie clavier aurait sûrement permis d’améliorer la ventilation. Ici la chose n’est pas suffisamment marqué pour que l’on puisse discerner le moindre impact sur le refroidissement ou même la position de travail. Dommage

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

On aussi un peu plus surpris par la présence d’une large bande noire au dessus du clavier. Sous cette dernière se situent les deux ventilateurs du système de dissipation… et pourtant MSI n’a pas jugé bon d’y ajouter une grille pour permettre une prise d’air à cet endroit. Nous verrons plus loin si cette décision nuit à la qualité du refroidissement, puisque les grilles d’aération se limitent ici aux flancs et au dessous de l’appareil, tandis que l’air chaud est expulsé vers l’arrière après son passage dans les radiateurs.

Le clavier est pour sa part plaisant, avec une frappe douce, souple et silencieuse à l’usage. L’espacement des touches permet une bonne précision en utilisation bureautique comme en jeu, mais il faudra par contre s’habituer à leur taille modeste… surtout pour les utilisateurs qui ont de grosses paluches. Notons enfin que ce clavier est rétroéclairé en rouge (avec réglage de la luminosité sur trois niveau). Impossible par contre de changer la couleur de ce rétroéclairage puisqu’il n’est pas RGB.

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Sous ce clavier, mais de manière excentrée vers la gauche, se place un trackpad convaincant, car précis et entièrement cliquable. Dommage, comme souvent, qu’il ne soit pas plus grand. On se consolera en arguant que ce type d’appareil est de toute façon conçu pour être utilisé avec une vraie souris. La connectique est pour sa part généreuse mais certains pourront néanmoins regretter l’absence de Thunderbolt 3. Rien de très étonnant à ce niveau de prix et pour le public ciblé. Plus embêtant : l’absence de tout système d’identification par reconnaissance faciale ou empreinte digitale. Il faut ici s’identifier à l’ancienne. Dans la même veine, la webcam 720p placée juste au dessus de l’écran fait ce qu’elle peut, sans jamais faire de miracles. On vous laisse constater sa prestation par vous même.

Côté design, ce GF75 se complet dans la banalité, avec un look très commun pour ne pas dire générique. À tel point que l’on pourrait se demander si l’appareil n’a pas été conçu en marque blanche. En effet, seul le dragon de MSI, imprimé sur le capot nous rappelle chez quel constructeur nous sommes. Sur sa gamme TUF Gaming, ASUS avait par exemple proposé un look nettement plus audacieux, et ce en maintenant le tarif au même niveau que ce GF75 Thin. Preuve que la chose est possible pour qui s’en donne la peine. 

En dépit d’un châssis d’une banalité qui confine à l’ennui, le GF75 permet un accès facile à ses composants. La plaque intérieure de l’appareil se retire après avoir dévissé une dizaine de vis phillips classiques pour découvrir le SSD M.2, les deux barrettes de DDR4 et un emplacement SATA 2,5 pouces (certaines versions du produit sont en effet commercialisées avec un HDD de 1 To en complément d’un SSD M.2 limité à 256 Go). Si nécessaire, le remplacement de ces composants se fera alors en quelques secondes seulement. Pratique pour étendre de manière simplet et rapide la capacité de stockage totale, ou bien doter l’ensemble d’une plus grande quantité de mémoire vive.

Notons enfin que l’engin a beau être grand, il n’est pas trop encombrant, avec des mensurations mesurées à 397 x 260 x 22 mm pour un total de 2,2 kilos sur la balance. Honnête. Même chose pour le bloc d’alimentation qui, sans être un modèle de minceur, reste facile à loger dans la poche d’un sac à dos.

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

La taille, ça compte ? 


Nous l’avons dit en début de test, l’appareil dispose d’une diagonale de 17,3 pouces. L’écran est donc grand, ce qui ajoute, il est vrai, un certain confort en jeu par rapport aux dalles de 15,6 pouces que l’on trouve majoritairement sur la marché. MSI a par ailleurs le bon goût d’avoir raboté les bordures de cet écran pour rendre l’ensemble plus agréable à l’œil et maximiser au mieux le taux d’occupation, qui atteint par conséquent le seuil honorable de 88% de ratio écran / châssis. 

Comptez donc sur 6 mm d’épaisseur pour les bordures latérales de la dalle, contre 1,2 cm au niveau le plus épais de la bordure supérieure. Le rebord inférieur est pour sa part plus large, mais a été sensiblement rogné par rapport aux produits proposés encore l’année dernière par le constructeur taïwanais. Un bon point.

Pour ce qui est de la qualité d’affichage en elle-même, MSI nous réserve une bonne surprise, avec un écran suffisamment lumineux pour être lisible même lorsque la luminosité ambiante est forte. Le contraste est lui aussi au point, complété d’une colorimétrie correcte en dépit d’un côté un peu terne engendré par le traitement antireflets de cette dalle mate. Les angles de vision, bien ouverts, correspondent enfin à ce que l’on est en droit d’attendre de la technologie IPS. 

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Reste la question de la résolution. Étirer 1920 par 1080 pixels sur une dalle de 17,3 pouce réduit naturellement la finesse d’affichage par rapport à la même définition appliquée sur une diagonale de 15,6 pouces, ou plus petit. On reste cependant sur une densité de pixels acceptable de 127 pixels par pouces. Pas de quoi sauter au plafond, mais c’est dans l’ensemble une expérience visuelle décente que nous propose MSI sur ce GF75 Thin.

Difficile enfin de ne pas évoquer la fréquence de balayage 144 Hz de cette dalle IPS. La chose devient petit à petit commune sur laptop gaming, mais l’on ne se lasse pas d’en tirer parti en jeu, comme en bureautique. Au quotidien, ce surplus de fluidité rend en effet toute l’expérience Windows 10 plus agréable, tandis que surfer sur le net est un vrai régal. En clair, tout glisse à merveille.

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Un potentiel en jeu grevé par un GPU sous dimensionné

C’est toutefois sur le terrain des performances et de la puissance de calcul qu’un PC portable Gaming doit montrer les muscles pour conquérir le cœur (et le portefeuille) des joueurs. Que nous propose MSI de ce côté ? Eh bien une expérience en dent de scie, bloquée entre un processeur performant et un GPU qui manque tout de même de tonus sur les titres les plus gourmands. Pour illustrer le propos, nous avons lancé Control, The Division 2 et l'incontournable Fortnite, ainsi que quelques benchmarks. 

Précisons que pour notre test, nous avons légèrement boosté les fréquences de fonctionnement de la GTX 1650 embarquée (+160 MHz), et ce à l’aide du panneau de commande MSI Dragon Center. Même chose pour la mémoire vidéo (+ 500 MHz cette fois). Le mode « Extreme Performances » était par ailleurs activé sur l’utilitaire pour faire parler la poudre au mieux des capacités de notre GF75 Thin. 

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Premiers constats sur Control, où le GF75 peine à dépasser les 35 FPS en 1080p et avec l’ensemble des réglages à plein niveau (résolution de rendu 1080p, MSAA 4x…), mais la V-Sync coupée. C’est à peu près le framerate que proposerait une GTX 1060 de bureau dans les mêmes conditions (une carte lancée en 2016). Autant dire qu’il en faudra plus pour impressionner en 2020, d’autant que, GeForce GTX oblige, le ray tracing n’est pas au menu.

Sur Fortnite, le constat était heureusement plus engageant, avec un framerate oscillant entre 60 et 70 FPS en moyenne, avec les paramètres graphiques en ultra et toujours en 1080p. En baissant un peu la distance d’affichage, la finesse des ombre ou encore l’anti-aliasing, il était d’ailleurs possible de se stabiliser aux environs de 80 images par seconde, pour une expérience fatalement plus fluide. De quoi confirmer la vocation de l’appareil en eSport, même si l’on est loin d’atteindre les 144 Hz de l’écran. Il faudra pour ce faire baisser considérablement la quantité de détails, ce qui pourra gêner certains joueurs.

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Nous avons enfin lancé The Division 2, avec là aussi les paramètres graphiques au plus haut niveau, à nouveau en Full HD. Sans souffrir de chutes de framerate trop importantes, l’expérience était là aussi limitée à une trentaine de FPS, sans jamais aller plus haut (37 FPS maximum d’après nos observations), mais en allant parfois un peu plus bas (28 FPS). L’expérience de jeu était ainsi plus que passable dans ces conditions, surtout pour un jeu de tir. Aussi, nous avons été contraints de basculer sur des réglages graphiques Moyens / élevés pour tutoyer cette fois les 50 à 55 FPS.

Pour synthétiser, disons que si les performances du GF75 sont suffisantes pour jouer aux derniers jeux dans des conditions juste correctes en 1080p, l’appareil se destine en premier lieu aux titres compétitifs. Pour les autres, il faudra faire des concessions (parfois importantes) sur le plan graphique pour atteindre les 60 FPS. C’est assez regrettable, mais c’était prévisible au regard des performances modestes dont la GTX 1650 ne fait aucun secret. L’entrée de gamme de NVIDIA se défend mais ne fait point de merveilles.

La chose s’illustre d’ailleurs bien sur 3D Mark Time Spy, où le duo Core i7-10750H et GTX 1650 affichait un total de seulement 3720 points (3428 points en indice de performances graphiques). Sur FireStrike Ultra, nous récoltions cette fois 8792 points (avec un score graphique de 9496 points). 

Pour nous faire cette fois un avis plus précis sur la prestation du Core i7-10750H, nous avons lancé CineBench R20 pour obtenir des résultats probants. En calcul multicore, le fils spirituel du Core i7-9750H (équipé de 6 cœurs et 12 threads cadencés entre 2,60 et 5,00 GHz) affichait ainsi 2863 points, contre 474 points collectés en calcul single-core. Pour mémo, le Ryzen 7 4800H d’AMD, concurrent indirect de cet i7-10750H (doté pour sa part de 8 cœurs et 16 threads pour cadencés entre 2,8 et 4,2 GHz), récoltait 464 points en single-core et 3550 points en multi-core. L’année dernière, le Core i7-9750H se limitait pour sa part à 2490 points en multi-core. Nous sommes donc au-dessus de l’ancienne génération d’Intel à nombre de cœurs et threads égal, tandis que la concurrence est dépassée de justesse en single-core.

Au d’autres termes, les 6 cœurs et 12 threads du Core i7-10750H vous seront fort utile si vous souhaitez faire du montage vidéo, ou plus simplement si vous voulez streamer vos parties sur Twitch. Dommage par contre que les fréquences ne soient pas toujours au beau fixe.

Pour ne avoir un aperçu, nous avons voulu voir comment réagissait le système de dissipation du GF75 Thin lors d’une charge CPU importante. De ce côté, pas de grande surprise, même poussée à fond la ventilation n’empêche pas le thermal throttling et son impitoyable acolyte : la baisse automatique des fréquences, avec un maximum de 3,63 GHz enregistré sur le Core i7-10750H lorsque l’usage CPU est porté à 100% sous AIDA 64. En jeu, par contre, le système de dissipation s’avère assez convaincant, avec des températures maintenues entre 80 et 90 degrés en moyenne côté CPU, et à moins de 70 degrés sur le GPU… malgré le petit overclocking réalisé en amont.

Dernier point : les performances du SSD M.2 de 1 To intégré à l’appareil. En la matière, CrystalDiskMark nous a permis d’avoir une vision assez nette de ce le GF75 nous proposait sur cette version, avec 3398,99 Mo/s en lecture et quelques 3104,55 Mo/s estimés en écriture. De bons résultats. On vous laisse jeter un œil à la capture d’écran ci-dessous si vous voulez connaître le reste des données.

Coup dur sur l’autonomie

Nous avions testé il y a un peu plus d’un an le GE75 Raider de MSI et l’un de nos principaux griefs à l’égard de l’appareil touchait à la question de l’autonomie. Si les laptops gaming sont loin, très loin, d’être de bons élèves en la matière, une autonomie trop fébrile nuit sérieusement à l’expérience globale… surtout lorsque vous devez rebrancher votre appareil sur son adaptateur secteur au bout d’à peine deux heures sur batterie. Dans certains cas, nous y sommes contraints avec le GF75 Thin.

Comme indiqué en début de test, le laptop de MSI embarque une (petite) batterie de 51 Wh là où de nombreux concurrents misent régulièrement sur 80 à 100 Wh. Une différence de poids sur une machine dotée de composants déjà gourmands en énergie. Lors de notre semaine et demie de test, nous n’avons par conséquent jamais été en mesure de dépasser le cap des 3 heures d’autonomie sur le GF75 Thin, malgré le passage en paramètres optimisés pour améliorer l’autonomie. 

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Pour faire simple, vous pourrez probablement regarder les trois quarts d’un long métrage (avec la luminosité au max et le rétroéclairage du clavier coupé) avant de devoir retrouver votre chargeur, tandis qu’en utilisation bureautique / multimédia, nous avons réussi à tenir environ 2 heures 40 avant d’arriver à moins de 10% de batterie. Quant à la recharge, comptez 1 heure 30 à 2 heures. Autant dire que vous aurez vite fait de laisser constamment l’appareil branché à une prise murale. C’est dommage, d’autant que la concurrence parvient souvent à faire un peu mieux. 

Côté audio, le GF75 s’en sort mieux, surtout avec le casque. Les haut-parleurs sont en effet placés sur le dessous du châssis : le pire endroit possible puisque le son est aussitôt étouffé. Ces derniers n’arrivent d’ailleurs pas à convaincre, avec un volume maximal qui couvre à peine le son du système de dissipation en jeu. L’expérience audio s’avère ici très centrée sur les médiums, au détriment du reste, comme c’est souvent le cas. Les basses sont donc absentes et les aigus criards. 

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

La sortie Jack 3,5 mm parvient heureusement à rattraper le tout avec un volume maximum cette fois très suffisant (sans être excessif) et une bonne qualité audio globale. Mieux, le volume max est plutôt bien exploité. Nous n’avons pas été confronté à la moindre saturation lors de nos essai, ce qui permet de pousser tous les potards à fond lorsqu’on écoute de la musique dans un environnement bruyant, le tout sans rien perdre en matière de rendu (mais attention tout de même à l’audition !).

MSI GF75 Thin, l’avis de Clubic 

Le MSI GF75 Thin est un PC portable gamer tout ce qu’il y a de plus commun, qui ne se démarque en rien de la masse d’appareils que les constructeurs nous délivrent chaque année par fournées. On y trouve un châssis peu aguicheur, essentiellement composé de plastique, un écran Full HD / 144 Hz correct sans être transcendant, une autonomie piteuse, une partie solo loin d’être inoubliable et des performances très mollassonnes sur le plan graphique. 

Et pour cause, MSI s’est contenté de nous proposer une GTX 1650. Sans surprise, l’entrée de gamme de NVIDIA ne fait aucune étincelle et se contente de nous délivrer une puissance de feu tout juste acceptable dans les triple A, tandis que les titres compétitifs sont un peu mieux traités… car beaucoup moins exigeants en calcul. C’est dommage, car avec une RTX 2060, certes un peu plus couteuse, le constat aurait été d’une toute autre nature. À commencer par le 144 Hz dont nous aurions vraiment pu tirer pleinement profit sur Fortnite ou CS: Go, par exemple. Ici, les performances graphiques ne nous le permettent qu’au prix de lourdes concessions.

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Le GF75 peut par contre compter sur la bonne prestation de son processeur Intel pour relever le niveau, ainsi que sur quelques atouts éparses, comme un clavier que nous avons apprécié (en dépit de touches assez petites), ou un système de dissipation globalement au point, surtout pour refroidir les composants en cours de partie.

Globalement, si vous pouvez faire l’impasse sur le format 17 pouces, jetez un œil à ce que propose par exemple Asus et son TUF Gaming A15 (par exemple). Loin d’être parfait, il s’avère nettement plus efficace en jeu grâce à sa GeForce RTX 2060, tandis que le Ryzen 7 4800U proposé sur la version que nous avons récemment testée, dispose de performances similaires, voire supérieures, au présent Core i7-10750H grâce à deux cœurs et quatre threads en plus. Un atout pour du montage vidéo, par exemple.

MSI GF75 Thin

6

Pas de folie et quelques défaut défauts gênants, comme des performances graphiques mollassonnes pour le prix demandé et une autonomie complètement à la rue font du GF75 Thin un appareil peu probant. Reste son format 17 pouces, son système de dissipation convenable en jeu et les performances de son processeur pour sauver la mise, sans jamais faire d’étincelles.

Les plus

  • Un écran correct… sans plus
  • Les bonnes performances du Core i7-10750H
  • Un clavier très valable malgré des touches un peu petites
  • Système de dissipation plutôt efficace en jeu
  • Bonne sortie casque

Les moins

  • Pas d’identification par reconnaissance faciale ou capteur d’empreintes
  • La GTX 1650 affiche vite ses limites dans les jeux gourmands, même en 1080p
  • Les 144 Hz complètement superflus au regard de la configuration
  • Aucun effort de MSI sur l’autonomie
  • Un châssis très banal, voire rudimentaire
  • Le prix… surtout justifié par la quantité de stockage et la taille de l’écran

Design 6

Écran 7

Performances 6

Autonomie 3

Prix 6

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