Test Lenovo Yoga Slim 7 : le parfait laptop bureautique dopé par AMD

Nathan Le Gohlisse
Spécialiste Hardware
12 septembre 2020 à 12h01
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Évoqué pour la première fois au CES, puis présenté plus en détail lors d’un événement organisé par AMD en son fief d’Austin, au Texas, le Lenovo Yoga Slim 7 embarque l’une des puces basse consommation les plus puissantes d’AMD en 2020. Un SoC taillé pour la bureautique, mais pas seulement, que nous avons eu tout loisir de faire chauffer. 

Presque totalement absent du marché laptop il y a encore trois ans, AMD a su revenir progressivement sur ce secteur solidement détenu par Intel. Il aura toutefois fallu attendre 2019 et l’arrivée des processeurs Ryzen 3000 « Picasso », gravés en 12 nm pour voir AMD revenir sur le terrain des performances. La véritable percée du groupe de Lisa Su sur le marché du processeur mobile, et nous avons eu l’occasion d’en parler à moult reprises sur Clubic, est toute récente. Et pour cause, elle remonte seulement au printemps dernier avec la commercialisation en grande pompe des processeurs Ryzen 4000. 

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Cette fois, AMD voyait enfin les choses en grand sur le terrain des processeurs à basse consommation, avec le passage, d’un coup d’un seul, à l’architecture Zen 2 et à la gravure en 7 nm. Divisée en deux moitiés, la gamme d’APU Ryzen 4000 pour laptop s’est illustrée par de très belles prestations sur le segment hautes performances, avec des processeurs « H » dotés d’un TDP de 35 Watts à 54 Watts. Des puces que nous avons déjà eu l’opportunité de tester sur plusieurs machines, dont les ASUS TUF Gaming A15 et le ROG Zephyrus G14. Aujourd’hui, ce sont les puces Ryzen 4000 « U » qui nous intéressent. 

Limitée à un TDP compris cette fois entre 10 et 25 watts en fonction des modèles et des préférences des constructeurs OEM, cette seconde catégorie de processeurs AMD à basse consommation est celle que nous allons aborder dans ce test.

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Et pour cause, le Lenovo Yoga Slim 7 (baptisé IdeaPad Slim 7 pour le marché américain) intègre un processeur Ryzen 7 4800U. Il s’agit du processeur le plus performant de la lignée « U ». Sans plus attendre, passons au tour d’horizon technique de ce nouvel ultraportable du constructeur chinois. 

L’appareil que nous a fait parvenir AMD (et non Lenovo) est la version la plus performante du Yoga Slim 7. Pour des raisons d’intendance, il s’agissait aussi d’une version américaine, dotée d’un clavier QWERY (et d’un adaptateur secteur américain…). Ne soyez donc pas surpris sur les photos. Voici ce que l’on pouvait y trouver :

  • Un écran IPS WLED Full HD
  • Un processeur AMD Ryzen 7 4800U (8 coeurs / 16 threads cadencés entre 1,8 et 4,2 GHz, partie graphique intégrée AMD Radeon Vega dotée de 8 unités de calcul cadencées à 1750 MHz, 25 watts de TDP, 12 Mo de cache L2+L3)
  • 16 Go de mémoire vive (LPDDR4X à 4266 MHz, soudée)
  • 512 Go de SSD M.2 NVMe (SK Hynix)
  • Connectivité Wifi 6 2x2 (via un modem signé Intel)
  • 1 port USB-C 3.1 (prenant en charge l’alimentation), 1 port USB-C 3.2 (prenant en charge l’alimentation et l’affichage en DisplayPort), 1 lecteur de cartes MicroSD, 1 port HDMI, 1 prise micro / casque Jack 3,5 mm, 2 ports USB Type-A 3.1 Gen 2.
  • Support d’Amazon Alexa en plus de Cortana
  • Windows 10 Home

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Le modèle que nous avons reçu en test est proposé en France à partir de 799 euros (pour la mouture équipée d’un Ryzen 5 4500U, de 8 Go de RAM et 256 Go de RAM). La variante que nous avons reçu en prêt est difficile à trouver dans l’Hexagone en ce moment (test rédigé fin août 2020). La variante la plus proche (Ryzen 7 4700U, 8 Go de RAM, 512 Go de SSD) est disponible à 999 euros. Notez enfin que des modèles de Yoga Slim 7 sous processeurs Intel existent, avec un prix de départ cette fois affiché à 899 euros pour un Core i5-1035G4, 8 Go de RAM et 256 Go de SSD. Inutile de préciser que les déclinaisons AMD de l’appareil proposent d’entrée de jeu un bien meilleur rapport équipement prix sur ce PC.

Un laptop bureautique confortable, discret et élégant 

Proposé en gris foncé (‘Gris ardoise’) ou en coloris prune (‘Orchidée’), le Yoga Slim 7 est un appareil élégant et discret dans la plus pure continuité du design adopté par Lenovo depuis quelques années. Compact, il se limite à un châssis de 32,06 cm x 20,8 cm x 1,49 mm pour seulement 1,4 kilo sur la balance. On a déjà vu plus fin et plus léger, c’est vrai, mais souvent avec un châssis nettement plus fragile en contrepartie (à l’exception peut-être de l’Asus ExpertBook B9 que nous avons testé en juin et qui nous avait fait forte impression de ce côté). Ici le sentiment de robustesse est au rendez-vous, avec une carlingue en aluminium brossé qui résistera bien au griffures et globalement assez bien aux traces de doigts.

Sur les flancs du Slim 7 s’expose une connectique généreuse, comportant des ports HDMI et USB pleine taille, adaptés à l’utilisation courante, mais aussi deux ports USB-C prenant en charge l’alimentation. L’un d’entre eux supporte aussi l’affichage sur un écran secondaire en DisplayPort. Une bonne chose, mais l’on regrettera part contre que Lenovo se soit limité à un lecteur MicroSD et non SD, qui aurait été nettement plus utile selon nous. 

Une fois le capot ouvert, c’est un joli clavier qui apparaît. Lenovo sait comment les fabriquer confortables et le savoir faire du constructeur chinois en la matière ne se dément pas. La frappe est un plaisir grâce à des touches suffisamment larges et espacées et à une course plutôt longue. Autre atout, ce clavier rétroéclairé (deux niveaux) est plutôt silencieux, ce qui nous permettra de frapper de long textes sans être agacé par le cliquetis des touches. Dommage par contre que les boutons Maj droite et Entrée (juste au dessus) soient pratiquement de même taille, ce qui complique leur utilisation à l’aveugle.

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Sous le clavier se positionne aussi un petit trackpad, bien centré, entièrement cliquable et précis. Nous n’avons aucun reproche particulier à lui faire, même si ses mensurations, honnêtes compte tenu du gabarit de l’appareil, auraient pu être un peu plus généreuses. Peu importe, nous préférons un trackpad restreint à un clavier rabougris ! Enfin, de part et d’autres du clavier s’étendent parallèlement deux hauts parleurs certifiés Dolby Atmos, et avec en prime un son que l’on nous présente comme « tridimensionnel ». Nous reviendrons plus bas sur leur qualité.

L’ouverture du capot révèle aussi, au dessus de l’écran, la webcam, doublée d’un capteur biométrique permettant l’identification faciale via Windows Hello. En l’absence de capteur d’empreinte digitale, cette reconnaissance de notre frimousse s’effectue au quart de tour et permet la plupart du temps d’arriver sur le bureau sans rien avoir à faire, sinon déplier l’écran.

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic
You're looking for me baby ?! 😄

La présence de ce capteur est de son accompagnement infrarouge a aussi pour avantage de couper automatiquement l’affichage, puis de basculer l’appareil en mode veille, lorsque plus personne n’est devant l’écran. Une bonne chose pour accroître de manière très concrète l’autonomie (l’ordinateur ne ‘tourne’ jamais pour rien), mais aussi un moyen d’ajouter une petite sécurité si vous utilisez l’appareil dans un contexte professionnel (par exemple) puisque qu’il sera verrouillé automatiquement si vous n’êtes face à lui.

Le pourtour de l’écran s’illustre pour le reste par des bordures très fines. Comptez 5 mm sur les côtés et environ 9 mm sur le dessus (l’épaisseur nécessaire à l’accueil des capteurs évoqués plus haut). Attention par contre à la charnière que Lenovo aurait pu améliorer un peu selon nous. Sans être fragile, cette dernière paraît un peu trop souple à l’ouverture et l’écran manque ainsi légèrement de stabilité une fois déplié. Rien de bien méchant, d’autant qu’elle permet à l’écran de se déplier complètement à plat si besoin. Pratique !

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Limitée à une définition 720p, la webcam fait pour sa part — et sans surprise — le strict minimum. Votre bobine apparaîtra bien lors de visioconférences, mais avec une netteté toute relative et un rendu fort vilain. Aucun effort particulier n’a été fait ici.

Nous avons enfin démonté le dessous du Yoga Slim 7 pour voir ce qu’il avait dans le ventre… et surtout savoir si les composants étaient facilement accessibles. Après avoir retiré tout juste sept petites vis torx et enlevé la plaque inférieure du châssis (qui se retire sans mal), nous avons pu accéder au SSD M.2… mais pas à la mémoire vive. Cette dernière est en effet soudée sur l’autre face de la carte mère. Impossible donc de la remplacer par de nouvelles barrettes de RAM.

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

La bonhomie d’un écran imparfait… mais très convenable

Il n’a rien d’exceptionnel, mais il n’a pas de gros défauts. C’est un peu comme cela que l’on pourra résumer l’expérience que nous propose la dalle IPS 1080p du Yoga Slim 7. Nous avons affaire à un écran qui s'avère suffisamment convaincant pour de la bureautique et un usage multimédia. La couverture 100% sRGB annoncée par Lenovo (en plus d’une certification Dolby Vision) débouche en outre sur une fidélité des couleurs plutôt respectable, qui permettra d’étendre l’utilisation de l’engin à de la retouche photo occasionnelle malgré un rendu colorimétrique parfois un poil terne.

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

On regrette nettement plus le manque de luminosité de cet écran, limité à tout juste 300 nits. C’est vraiment le minimum pour être lisible. Couplé à un revêtement très brillant, l’écran du Slim 7 sera souvent bardé de reflets et nous forcera à plisser les yeux bien des fois lorsque la lumière ambiante est trop forte ou que l’on se trouve en extérieur. C’est contraignant, c’est vrai, mais aussi prévisible pour un appareil à ce prix. Le contraste s’avère pour sa part convenable, avec des noirs globalement assez profonds.

En termes d’affichage, les 1920 par 1080 pixels s’avèrent suffisants sur une diagonale de 14 pouces seulement. La netteté est au rendez-vous. Au rang des déceptions, on pourra par contre ajouter l’utilisation du sempiternel format 16:9 que l’on aimerait petit à petit voir disparaître au profit, soit de 3:2, soit du 16:10, sur les appareils essentiellement pensés pour la bureautique. En dépit de bordures affinées, la consultation de pages web ou de documents est donc moins plaisante que sur un de ces écrans au ratio moins étroit. 

Les bordures de l'écran sont plutôt fines ! // © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Pour ajouter une dalle au format 16:10 ou 3:2, Lenovo aurait toutefois été contraint d’apporter de sérieuses modification à son châssis, comme Dell l’a récemment fait avec son nouveau XPS 13 2020 (également testé par nos soins). En l’état le châssis du Yoga Slim 7 ressemble à s’y méprendre à ceux d’autres appareils proposés plus ou moins récemment par le constructeur chinois, comme l’IdeaPad S540 (testé ici). On sent que Lenovo a souhaité réutiliser un design déjà maîtrisé… et qui a globalement fait ses preuves. C’est à la fois compréhensible et dommage. Mais qui sait, avec un peu de chance la prochaine sera la bonne !

Ça c'est juste pour vous montrer à quel point l'écran est brillant // © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

AMD revient de plain-pied dans la courses aux performances… mais pour combien de temps ? 

Nous l’avons évoqué en introduction, l’une des principales caractéristiques du Yoga Slim 7 est d’être proposé en version AMD. C’est le cas de notre machine de test, qui s’équipe d’un Ryzen 7 4800U : le processeur à basse consommation le plus performant d’AMD en 2020 sur la gamme « U ». Avec ses 8 cœurs et 16 threads, ce dernier se montre redoutable en bureautique et multimédia, mais peut aussi se distinguer en jeu grâce à sa partie graphique intégrée dotée de 8 unités de calcul. De quoi remplacer avantageusement certains GPU dédiés entrée de gamme, comme les GeForce MX de chez Nvidia. 

En clair, il est maintenant possible de jouer dans d’assez bonnes conditions en 1080p sur un APU AMD. Une excellente nouvelle, mais pour l’illustrer, nous avons essayé trois jeux avec le Yoga Slim 7 : Skyrim, Disco Elysium et enfin l’indéboulonnable GTA V. Tous trois se montraient parfaitement jouables sur le Ryzen 7 4800U… mais attention de ne pas sabrer le champagne trop vite.

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Sur Skyrim, le Ryzen 7 4800U et son iGPU gonflé à blog parvenaient à animer le titre de Bethesda (lancé en 2011) en 1080p et avec l’ensemble des réglages poussés en ultra, y compris la distance d’affichage. Le traitement antialiasing était pour sa part réglé en FXAA, et l’on oscillait entre 30 et 45 FPS en fonction des zones visités et de l’action en cours. Quelques chutes de frame rates aux environ de 25 images par secondes étaient à déplorer, mais rien qui ne peut être corrigé en revoyant (un peu) la qualité graphique à la baisse. Dans l’ensemble, jouer à Skyrim sur le Slim 7 était un vrai plaisir, avec une expérience en tout point convaincante compte tenu du gabarit de l’appareil et de l’absence de GPU dédié. Pour rappel, le Ryzen 7 3700U que nous avions testé notamment sur le Lenovo IdeaPad S540 avait lui aussi été capable de tenir le cap des 30 à 40 FPS en 1080p, mais avec des paramètres graphiques seulement en niveau moyen.

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Sur GTA V, le constat était aussi positif, avec un framerate solidement établi entre 30 et 35 FPS quelque soit les lieux visités ou les véhicules utilisés. La majorité des réglages étaient ici en niveau élevé, avec quelques effets en ultra et un traitement antialiasing FXAA là aussi. Non contant d’être fluide, le jeu se montrait aussi très joli en 1080p sur le Slim 7. Pour Disco Elysium, il fallait toutefois mettre un peu d’eau dans son vin… avec une fluidité moindre, en passant pourtant les réglages en niveau intermédiaire. Le titre restait toutefois parfaitement plaisant à parcourir, y compris en situation de mobilité. À notre grande surprise, il était en effet possible de jouer dans des conditions à peine modifiées sur batterie, signe d’une bonne gestion énergétique de la part d’AMD. Attention, l’autonomie du laptop était toutefois rapidement impactée. 

Pour poursuivre nos tests, nous avons misé sur quelques benchmarks, tout particulièrement sous CineBench R20 et 3DMark, avec les résultats que vous pouvez consulter sur nos captures d’écran. Sur Cinebench, nous avons relevé un indice de 467 points en single-core, contre 3542 points en multi-core. Nous sommes donc devant le Core i7-1065G7 d’Intel. Le concurrent direct de notre Ryzen 7 4800U, cumulait pour sa part quelques 1665 points  en multi-core et tout de même 430 point en single core, lors de notre test du XPS 13 2020. Le processeur d’AMD profite ici surtout de la puissance de feu de ses 16 threads pour arriver devant d’une large avance en multi-core, tandis qu’en utilisation single-core, les deux puces concurrentes arrivent pratiquement à égalité.

Pour estimer de manière un peu plus objective les performances de l’iGPU intégré au Ryzen 7 4800U, nous avons lancé le benchmark « Time Spy » de 3D Mark, pour récolter un score de 1238  (1085 pour le GPU et 6188 côté CPU). En dépit des performances très honorables que nous avons pu constater en jeu pour une simple partie graphique intégrée, on reste loin derrière une carte graphique dédiée, même modeste. La GeForce GTX 1650 Ti de Nvidia glanait pour sa part un indice de 4843 points sur le même bench. Elle était alors couplée (sur le Razer Stealth 13 2020, également testé dans nos colonnes) au Core i7-1065G7 que nous évoquions juste au dessus.

GTA V sur un PC bureautique ? C'est possible, et dans de bonnes conditions ! // Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Quant à la chauffe, elle reste modérée. Si la ventilation se fait bien sûr entendre lorsque le processeur est en pleine charge, au toucher, la température reste limitée, tant au niveau du clavier (légèrement chaud en s’approchant de la charnière) que sur le dessous du châssis. Notez bien qu’en utilisation bureautique, ou en surf sur le net, les deux ventilateurs du Slim 7 restent la plupart du temps coupés… pour un silence absolu.

Pour résumer nos impressions générales à l’aune de ces résultats, et après une grosse semaine d’utilisation quotidienne du Ryzen 7 4800U, nous dirons qu’AMD tient là une puce très performante, capable de battre l’actuelle offre en 10 nm ‘Ice Lake’ d’Intel. Un excellent point, d’autant que sur le volet GPU, AMD est aussi devant le Core i7-1065G7 et son iGPU Iris Plus. Ce constat positif est néanmoins à relativiser : les Ryzen de quatrième génération sont arrivés sur le marché il y a moins de six mois, bien après les processeurs Intel "Ice Lake", lancés durant l’été 2019. 

Ces derniers seront d’ailleurs remplacés cet automne par une nouvelle gamme de processeurs 10 nm : ‘Tiger Lake’, dotés de performances CPU en hausse et surtout d’une partie GPU nettement plus costaude, basée sur l’architecture Xe d’Intel. Autant dire que d’ici quelques mois, les cartes seront redistribuées. Quoi qu’il en soit, pour le consommateur, c’est parfait : AMD est de nouveau capable de concurrencer Intel, qui devra se surpasser pour revenir au premier plan sur le marché du processeur à basse consommation. La concurrence semble donc bel et bien de retour !

Mais revenons au PC de Lenovo. Nous avons enfin lancé un test de vitesse pour le SSD SK Hynix du Yoga Slim 7. Bilan des opérations : 1812,81 Mo/s en lecture et 1416,21 Mo/s en écriture. Pas de performances de folie ici, mais cela suffira amplement pour l’utilisation principale visée par l’appareil, qui reste très centré sur la bureautique et le multimédia léger.

Partie audio convaincante, et autonomie au firmament

Terminons notre passage en revue de l’appareil en abordant la double question de l’audio et de l’autonomie. Sur le volet audio, Lenovo est à deux doigts de faire des étincelles, avec une expérience plus que convenable pour une fois sur ce type de produits. Comme évoqué plus haut, le constructeur chinois a eu la bonne idée d’intégrer les haut-parleurs de son Slim 7 de part et d’autre du clavier. Il s’agit d’après nous du meilleur endroit sur un PC portable et cela tranche avec l’approche de nombreux fabricants, qui continuent opiniâtrement d’ajouter leurs haut-parleurs sous le châssis, là où ils sont le moins audibles. 

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Bien placés, donc, les haut-parleurs du Yoga Slim 7 sont en mesure de se faire bien entendre, avec un volume maximal très suffisant. Sur la présentation de son produit, Lenovo vante l’apport de la certification Dolby Atmos et d’une expérience sonore tridimensionnelle. En réalité, tout cela fait surtout joli sur la fiche technique, mais le Slim 7 fait un travail plus qu’honnête en audio. Les haut-parleurs délivrent ainsi un son clair, plutôt bien défini et puissant. 

Si l’ensemble reste très centré sur les médiums pour faire ressortir les voix, les aigus sont propres. Les basses sont par contre très en retrait et c’est le principal problème ici, puisque l’audio manque par conséquent un peu de relief. Il est néanmoins tout à fait agréable d’écouter ponctuellement de la musique avec ces haut-parleurs du Slim 7, même si l’on sent bien que la signature sonore de ces derniers les orientent surtout vers la lecture de vidéos, films et séries, avec des voix très intelligibles. La sortie casque est elle aussi de qualité, comme souvent, et puissante par dessus le marché.

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Côté autonomie, Le Slim 7 profite par ailleurs de l’étroite collaboration entre AMD et Lenovo. Lors de notre passage au Texas, en mars, les ingénieurs d’AMD nous avaient expliqué avoir travaillé dur pour proposer une optimisation au poil sur ce produit et permettre au Ryzen 7 4800U, notamment, de proposer le meilleur de lui-même en matière d’efficacité énergétique. Dans les faits, une fois le Slim 7 en mains, nous avons effectivement pu constater une autonomie solide, comprise entre 8 et 10 heures. En lecture vidéo, nous avons même réussi à tutoyer les 11 heures (sous Amazon Prime Video via Edge chromium, avec le rétroéclairage du clavier coupé, la luminosité de l’écran à 70% et un casque branché). 

Il vous sera donc possible de travailler toute une journée sur l’appareil, sans avoir à vous soucier d’un chargeur. Et lorsque le moment de la recharge arrive, cette dernière se fait promptement, avec la moitié de l’autonomie récupérée en à peu près 40 minutes sur secteur. Comptez en tout 1h30 pour faire le plein. 

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Lenovo Yoga Slim 7, l’avis de Clubic : 

Avec son Slim 7 sous processeurs AMD, Lenovo parvient à nous proposer l’une des meilleures expériences bureautique de l’année. On pourra notamment saluer le sérieux de conception du châssis, le confort du clavier ou encore la qualité générale de l’écran (en dépit d’une luminosité un peu limitée et d’un revêtement par trop brillant), au même titre que les performances XXL que nous propose AMD avec son Ryzen 7 4800U. 

Ce nouveau processeur se montre véloce, diligent dans tout ce qu’il fait, économe en énergie et surtout doté d’une partie graphique suffisante pour (enfin) permettre de jouer convenablement en 1080p à condition de rester sur des jeux à la gourmandise en ressources modérée. L’autonomie fait également partie des points forts du produit, avec de quoi travailler toute une journée sans se raccorder à un chargeur. 

Quant au rapport équipement / prix, il nous paraît au point, surtout sur les déclinaisons les plus abordables. Ces dernières ne proposeront pas la même expérience en jeu, certes (l’iGPU du Ryzen 5 4500U n’est pas de la même stature que celui du Ryzen 7 4800U), mais pour une utilisation bureautique, elles feront le job de manière admirable pour un prix raisonnable… et de toute façon voué à baisser au fil des semaines.

Lenovo Yoga Slim 7

9

Le Lenovo Yoga Slim 7 a tout du PC portable idéal pour la bureautique et le multimédia léger. Sans gros défaut, l'appareil se montre performant grâce à son processeur AMD de nouvelle génération, endurant, et élégant. On regrette juste que son écran ne soit pas plus lumineux pour compenser sa brillance.

Les plus

  • Les performances du Ryzen 7 4800U et celles de son iGPU pour jouer en 1080p
  • Le clavier agréable et surtout confortable
  • Chauffe contenue et ventilation discrète
  • Bonne autonomie, pouvant atteindre les 10 heures
  • Design sobre, plutôt élégant
  • Partie audio plutôt convaincante

Les moins

  • Un lecteur microSD et non SD…
  • Un écran trop brillant et pas assez lumineux
  • La charnière un peu trop « souple »
  • Mémoire vive soudée, remplacement impossible

Design 8

Écran 7

Performances 9

Autonomie 9

Modifié le 17/09/2020 à 09h32
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