Test Corsair One a100 : le PC compact de Corsair fait des merveilles avec son Ryzen 9 3950X

Nerces
Spécialiste Hardware et Gaming
17 août 2020 à 12h02
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Depuis déjà plus de trois ans, Corsair ne se contente plus de commercialiser une bonne partie des composants nécessaires au montage d’un PC, il distribue lui-même ses propres machines. Des ordinateurs d’exception qui suivent les évolutions du marché. Nous avons eu l’occasion de poser nos mains sur le dernier modèle de la gamme, à base de Ryzen 9 3950X.

Le Corsair One est une machine à nulle autre pareil. Bien sûr, l’Américain y concentre son savoir-faire et c’est donc tout naturellement que l’on y retrouve les composants les plus aboutis de la marque depuis le SSD jusqu’à l’alimentation en passant par le système de refroidissement. Le Corsair One va cependant au-delà et on peut sans hésiter qualifier cette machine compacte de concept à part entière. Pensez que la machine reçue en test dispose d’un volume d’environ 12 litres – il en faut généralement plutôt autour de 50 pour un PC « classique » - dans lequel il s’agit de faire tenir un Ryzen 9 3950X et une GeForce RTX 2080 Ti tout en assurant leur refroidissement.

Fiche technique du Corsair One a100

La sortie du premier Corsair One remonte à 2017 et à l’époque, il n’était donc pas question de Ryzen. Corsair a logiquement suivi les évolutions du marché tant et si bien qu’aujourd’hui son catalogue est riche de 7 modèles de Corsair One en laissant de côté une version baptisée « workstation grade ». Nous l’avons dit, le constructeur a clairement tenté de nous amadouer en nous faisant parvenir sa mouture la plus richement dotée, la plus puissante… la plus chère aussi. Le « a100 » existe toutefois lui-même en trois modèles allant de 3439,90 € (Ryzen 9 3900X + GeForce RTX 2080 Super) à 4619,90 € pour notre machine sur-vitaminée.

Le Corsair One a100, c’est :

  • Type de machine : ordinateur complet
  • Carte mère : Asus ROG Strix X570-I Gaming (Mini-ITX)
  • Processeur : AMD Ryzen 9 3950X 16 cœurs / 32 threads cadencé à 3,5 GHz (jusqu’à 4,7 GHz en boost)
  • Mémoire vive : Corsair 2x16 Go DDR4-3200
  • Carte graphique : NVIDIA GeForce RTX 2080 Ti signée MSI
  • Stockage : SSD Corsair Force MP600 M.2 NVMe 1 To / HDD Seagate Barracuda 2,5’’ 2 To
  • Emplacements de stockage libres : non
  • Lecteur optique : non
  • Alimentation : Corsair SF600, 80 Plus Gold
  • Réseau : Gigabit Ethernet, Wi-Fi 6 AX 201 (802.11 a/b/g/n/ac/ax), Bluetooth 5.0
  • Connecteurs face avant : combo jack 3,5 mm (casque / micro), 2x USB-A 3.1 Gen 1, 1x HDMI 2.0a
  • Connecteurs face arrière : 3x USB-A 3.2 Gen 2, 1x USB-C 3.2 Gen 2, 4x USB-C 3.1 Gen 1, 1x RJ45, 3x jack 3,5 mm, 3x DisplayPort
  • Système d’exploitation : Windows 10 Édition familiale
  • Dimensions : 200 x 172,5 x 380 mm
  • Poids : 7,38 kg
  • Garantie : 2 ans
  • Disponibilité : déjà disponible, à partir de 3 439,90 € (4 619,90 € dans la configuration testée)

Pourvu que vous soyez un peu exercé dans « l’art » du montage de PC, un seul regard sur la fiche technique suffit pour se dire que Corsair a vraiment mis les petits plats dans les grands pour ce Corsair One a100. Chacun des composants employés constitue pour ainsi dire le nec plus ultra de sa catégorie… Pour chipoter, on va dire que Corsair aurait pu placer un SSD 2 To plutôt qu’un « vulgaire » disque dur. Mais, nous allons le voir, le plus impressionnant est la manière de cohabiter de tout ce petit monde… et de le rafraîchir aussi !

Une connectique complète malgré quelques choix discutables © Corsair

Une merveille d’esthétique…

Depuis les premières versions du Corsair One, le fabricant reste fidèle au même design. Le boîtier se présente comme une espèce de mini-tour très compacte et particulièrement dense. La base est pour ainsi dire rectangulaire avec une emprise au sol de 20 x 17,2 centimètres et on mesure sa hauteur à 38 cm exactement. Le fabricant a opté pour une esthétique très sobre avec une robe presque intégralement noire. Les angles du rectangle évoqué précédemment sont « cassés » afin d’éviter un côté trop massif et deux liserés de diodes sont disposés sur la façade.

Les deux panneaux latéraux s'ouvrent très simplement © Nerces pour Clubic

Un léger regret, Corsair n’a sans doute pas voulu « salir » la face avant de son boîtier et il a limité la connectique disponible. Il faudra donc faire avec « seulement » deux ports USB-A à la norme 3.1, un connecteur jack 3,5 mm combo de casque et de micro ainsi qu’un connecteur HDMI dont l’objectif premier est évidemment de brancher un casque de réalité virtuelle : l’ambition gaming du Corsair One saute aux yeux. Sur la face arrière, on retrouve tous les connecteurs de la carte mère Asus et trois connecteurs DisplayPort issus de la carte graphique à côté de la prise d’alimentation.

Le « couvercle » et son ventilateur 140 mm viennent d'être retirés © Nerces pour Clubic

Les parties latérales du Corsair One sont constituées de deux larges panneaux noirs, unis. De très nombreux trous ont été ménagés sur chacun des deux côtés afin que l’air puisse entrer dans la machine. Un air qui est littéralement aspiré par le gros ventilateur 140 mm placé au sommet de la tour. Celui-ci est dissimulé derrière un épais morceau de métal qui sert également de « couvercle » à l’ensemble de la tour. C’est à partir du sommet du PC que l’on peut le démonter : un poussoir placé sur la face arrière permet de débloquer le « couvercle ».

… et une conception exceptionnelle

Il est épatant de noter que l’élégante silhouette du Corsair One et sa remarquable compacité n’entravent en rien l’accès aux principaux composants. Dès lors que le poussoir que nous venons d’évoquer est enfoncé et que le couvercle est soulevé, il faut simplement faire attention à débrancher le ventilateur pour ne pas être gêné. Ensuite, deux vis de chaque côté servent à maintenir les panneaux latéraux du Corsair One et on peut alors découvrir toute l’ingéniosité de conception d’un boîtier où rien n’a été laissé au hasard.

Un kit HYDRO vient assurer le refroidissement du CPU © Nerces pour Clubic

Chacun des deux panneaux accueille effectivement un radiateur 240 mm relié à un waterblock. Il s’agit en réalité de kits Hydro signés Corsair que le constructeur a légèrement modifiés afin qu’ils collent davantage aux besoins de ce boîtier si particulier. Ainsi, l’un des deux vient rafraîchir le processeur AMD Ryzen 9 3950X tandis que l’autre consacre son énergie à refroidir la MSI GeForce RTX 2080 Ti située de l’autre côté. Notons que celle-ci dispose d’un petit ventilateur dédié : il s’agit de rafraîchir mémoire et alimentation de la carte graphique.

Un ventirad se trouve sur la partie mémoire / VRM de la GeForce © Nerces pour Clubic

Corsair abouti à un système en quelque sorte composé, dans sa partie supérieure, de deux chambres à l'opposé l'une de l'autre afin de dissiper la chaleur produite par les deux pièces essentielles de la machine. La partie inférieure du boîtier est pour sa part constituée de l’alimentation. Jamais aussi bien servi que par soi-même dit le proverbe et Corsair a donc opté pour sa SF600 capable de proposer, vous l'aurez deviné, 600 Watts. Certifiée 80 Plus Gold, elle délivre d’excellentes performances, mais sa caractéristique principale reste son format – SFX – bien plus compact que les alimentations traditionnelles.

De l’agencement des composants internes

Au travers de la fiche technique et dans notre description du boîtier, nous avons déjà partiellement évoqué les composants employés par Corsair sur la version a100 de son One. Le fabricant a donc fait confiance à une carte mère Mini-ITX. Il a opté pour une Asus ROG Strix et son chipset X570. On peut imaginer qu’à l’avenir, il propose d’ailleurs une version un peu moins coûteuse de son Corsair One en se reposant sur le chipset B550. Celui-ci conserve effectivement le PCI-Express Gen 4 ici utilisé pour la carte graphique et le SSD sur lequel nous reviendrons très bientôt.

Pour mettre en place la GeForce RTX 2080 Ti, il a fallu employer un riser de façon à éloigner le GPU du CPU et mettre de la distance entre les deux sources de chaleur. La carte mère ne dispose bien sûr d’aucun autre port PCIe et seuls deux emplacements mémoire sont proposés. Ils sont occupés par de la Corsair Vengeance LPX à 3200 MHz pour un total confortable de 32 Go. Non loin de là, le port M.2 accueille le SSD Corsair MP600 en version 1 To qui profite lui aussi du PCIe Gen 4. Sans surprise, Corsair a installé le système (Windows 10 Édition Familiale) dessus.

Il n’a toutefois pas négligé la capacité de stockage en intégrant un disque dur Seagate de 2 To, un Barracuda au format 2,5 pouces. Nous l'avons dit, on ne comprends pas bien pourquoi il n’a pas opté pour un SSD de 2 To. Ce n’est pas comme s’il s’agissait de faire des économies. Notez que si le boîtier n’autorise aucune extension, il est possible de troquer certains éléments. Il est simple de changer le processeur, de remplacer les barrettes DIMM et de modifier le disque dur. Pour la carte graphique, cela semble plus délicat : le démontage n’est pas évident, mais surtout, il faudrait une carte parfaitement compatible avec le système de refroidissement de Corsair.

Qu’est-ce qu’il a dans le ventre ?

Afin de réaliser sa configuration, Corsair n’a pas fait dans l’originalité débridée ou, plutôt, disons qu’il a employé des composants connus de tous les amateurs. Aussi performants soient-ils, le processeur Ryzen 9 3950X, la carte graphique GeForce RTX 2080 Ti et le SSD Force MP600 ne sont pas des nouveautés. Nous n’avons pas jugé bon de nous éterniser sur les performances et nous nous sommes limités à quelques mesures indicatives et quelques jeux.

Nous débutons la valse des mesures avec 3DMark qui nous retourne trois valeurs : 14 364 points sur le test graphique, 11 854 points sur le test CPU pour aboutir à 13 921 points au « global ». Plus intéressant, 3DMark 10 indique que notre Corsair One a100 fait mieux que 96% de tous les résultats enregistrés sur la plateforme, mais reste un cran derrière un « Premium gaming PC de 2020 ».

La partie processeur de la machine de Corsair profite à plein des 16 cœurs / 32 threads du Ryzen 9 3950X sur un test comme Cinebench R20. Là, notre CPU obtient le joli score de 8717 points. Il en va de même sur Handbrake où notre test d’encodage x264 permet d’atteindre une moyenne de 132,7 images par seconde : il met au supplice notre Core i9-9900K qui plafonnait à 92,5 ips.

Plus généraliste, PCMark 10 vient souligner les bonnes performances globales du Corsair One a100. L’indice global s’établit à 7 045 points et se décompose de la sorte : 9 882 points pour la partie essentials, 8 014 points sur la productivity et, enfin, 11 986 pour le digital content creation.

Nous avions déjà eu l’occasion de tester le SSD Force MP600 dans les colonnes de Clubic. Les résultats obtenus sous CrystalDiskMark n’auront donc rien de surprenants. Ils soulignent l’excellence des débits d'un SSD au format M.2 NVMe qui a le bon goût d’exploiter le PCIe 4.0. Petite déception en revanche, même si là encore rien de vraiment surprenant, avec le disque dur Seagate : les débits sont normaux pour un HDD 2,5 pouces, mais à plus ou moins 135 Mo/s, on reste loin des SSD.

Nous concluons nos mesures avec les outils de benchs intégrés à deux jeux parmi les plus récents que nous utilisons régulièrement. Qu’il s’agisse de F1 2020 ou de Gears Tactics, nous avons retenu la configuration la plus ambitieuse : détails en « ultra » et définition d’image 3840 x 2160. Ces exigences, extrêmes, n’ont pas fait frémir le Corsair One a100 qui s’en sort de fort belle manière : 80 ips au minimum sur F1 2020 et quelques très rares descentes autour des 56 ips avec Gears Tactics.

À gauche, les mesures au repos et, à droite, en charge

Au-delà des performances brutes, nous voulions nous intéresser aux questions de température. Sans surprise, le CPU peut atteindre des sommets. Dans la pièce, nous avions 28°C et le Ryzen 9 3950X a aisément dépassé les 80°C sur le moindre bench, atteignant un maximum de 96°C. En revanche, la GeForce RTX 2080 Ti et le SSD Force MP600 n’ont jamais dépassé, respectivement les 75°C et 68°C.

Par ailleurs, malgré cette chauffe, le Corsair One sait se montrer discret. Sur des tâches relativement légères, le ventilateur 140 mm ne tourne même pas. La montée en charge l’active, bien sûr, mais il s’agit alors d’un souffle relativement sourd, pas ou peu gênant. On peut donc estimer que si l’échauffement est important, sa dissipation est bien gérée – jamais de throttling – et les nuisances sonores limitées.

Corsair Diagnostics se montre très simple d'usage, très clair © Nerces pour Clubic

Nous en avons terminé avec les mesures, mais avant de conclure, nous voulions commenter les logiciels qui accompagnent le Corsair One. Comme son nom l’indique, le Corsair Diagnostics permet d’établir un diagnostique de la configuration. Rien d’extraordinaire à ce niveau, mais de manière on ne peut plus claire, Corsair fait ainsi le point sur les mises à jour potentielles, sur l’état du stockage ou le niveau de sécurité. Il s’agit de rassembler en un même endroit toutes les infos utiles.

iCUE ici configuré pour que les LED réagissent à la température du CPU © Nerces pour Clubic

La seconde partie logicielle est constituée par iCUE, un outil bien connu des utilisateurs de la marque. Dans le cas d’une souris, on y règle la sensibilité du capteur alors que pour un clavier, on y définit des macros. iCUE agit aussi sur le rétroéclairage afin de combiner les effets de tous les périphériques… donc des deux bandes LED de la façade du Corsair One. Parmi les options, on retiendra la possibilité de faire réagir les LED à la température d’un élément du PC, le CPU par exemple.

Corsair One a100, l’avis de Clubic :

Alors forcément, impossible d’évoquer les qualités du Corsair One a100 sans commencer par son énorme défaut : le prix. À plus de 4600 euros dans la configuration que nous avons testée, il est évidemment réservé à un public de joueurs (très) fortuné. Dont acte, nous n’aurons jamais cette machine sur notre bureau, mais au-delà de la seule question financière, Corsair a-t-il simplement fait dans l’esbroufe ou nous propose-t-il une machine d’exception ? À la lecture de notre test, la réponse est sans appel : c’est une franche réussite.

D’abord et en dehors du choix d’un disque dur « basique » pour doper le stockage, la sélection des composants est impeccable. On profite de ce qui se fait de mieux, ou presque, dans le monde des CPU, des chipsets, des GPU, de la RAM, du SSD et de l’alimentation ! Plus impressionnant encore, Corsair s’est arrangé pour ce que ce petit monde cohabite de manière confortable dans un boîtier aussi compact que possible. Bien sûr, l’échauffement est important, mais la santé des composants ne semble pas devoir être mise en danger et les nuisances sonores sont contenues.

Enfin, la conception interne est un modèle du genre avec des composants plutôt accessibles et le design général du Corsair One a100 est une franche réussite. Nous l’avons dit, il n’y a guère de chance qu’il trône un jour sur notre bureau… mais avouez qu’il y serait tellement bien !

Corsair One a100

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Un rêve pour ainsi dire inaccessible, voilà qui résume plutôt bien ce que l'on pense de ce Corsair One a100. Un rêve car la configuration est aussi remarquable que l'agencement et la conception d'un boîtier élégant et compact. Mais inaccessible car à plus de 4600 euros, il ne s'adresse qu'à un public particulièrement fortuné. Une belle réussite technique malgré tout.

Les plus

  • Des performances remarquables
  • Un boîtier compact, très élégant
  • À la pointe du progrès (16 cœurs, PCIe 4.0)
  • Wi-Fi 6, Bluetooth 5.0
  • Un port HDMI en façade
  • Des nuisances sonores contenues

Les moins

  • Le prix... forcément !
  • Évolutivité restreinte
  • Ryzen 9 3950X d'un côté, HDD 2 To de l'autre
  • Ethernet GbE, 2 USB en façade... seulement
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