Critique Bigbug : la guerre des boulons de Jean-Pierre Jeunet

11 février 2022 à 18h00
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Bigbug © Netflix
© Netflix

L'auteur français fait équipe avec Netflix pour son nouveau long-métrage, une comédie de science-fiction grinçante qui se demande qui des êtres vivants ou des machines possèdent le plus d'humanité…

Bigbug
  • La science-fiction à la française vous intéresse
  • Vous aimez les huis-clos
  • Vous appréciez les univers rétrofuturistes
  • Les comédies françaises, très peu pour vous
  • Vous n'êtes pas sensibles à l'univers de Jean-Pierre Jeunet
  • Vous craignez secrètement que votre aspirateur robot prenne le pouvoir

Fiche technique Bigbug

Informations

Titre original
Bigbug
Date de sortie
11 février 2022
Durée du film
1H51
Réalisateur
Jean-Pierre Jeunet
Société(s) de production
Eskwad
Genre cinématographique
Science-Fiction, Comédie
Plateforme de streaming
Netflix
Classification
Public averti

Kernel Panic

En 2045, l'intelligence artificielle est partout et les robots domestiques sont présents dans chaque maison. Quand une révolte d'androïdes, appelés les Yonyx, éclate, une famille recomposée et leur voisine envahissante vont se voir enfermés chez eux par les machines soucieuses de les protéger.

Cela faisait bien longtemps que l'on n'avait pas croisé Jean-Pierre Jeunet. Le metteur en scène du Fabuleux destin d'Amélie Poulain, d'Alien, la Resurrection ou encore de La cité des enfants perdus n'avait pas tourné depuis 2013 et c'est grâce à Netflix que le cinéaste français a pu mettre en route son nouveau projet, Bigbug.

Cette comédie futuriste a en effet, de l'aveu même de son auteur, été refusée par toutes les sociétés de productions françaises qui ne souhaitaient pas s'embarquer sur un projet « risqué » de science-fiction à la française mettant en scène des robots.

Bigbug © Netflix
© Netflix

Le service de streaming vidéo n'a quant à lui pas tergiversé, bien content de signer un nouveau nom reconnu à l'international, donnant un rapide feu vert et un contrôle artistique total à Jean-Pierre Jeunet.

Quand la domotique attaque

Dès les premières secondes, on comprend rapidement que l'on a affaire à une vision d'artiste, qui ne s'embarrasse pas des conventions de son époque. Le futur selon Jeunet est plutôt rétrofuturiste et s'inspire très nettement des concepts des années 50 et 60 pour imaginer un monde de demain rempli de meubles pop aux couleurs flashy, de néons du sol au plafond et d'appareils électroniques qui font bip-bip à chacune de leurs actions.

Le contraste à l'image est saisissant, entre un décor très coloré, délicieusement désuet, et une image numérique d'une netteté et d'une précision saisissante. Les effets visuels sont également dans cet entre-deux, avec de rares plans de l'extérieur de la maison pas totalement maitrisés, à l'animation parfois un peu raide mais qui nous a semblé parfaitement volontaire, collant au look et au ton du film.

Bigbug © Netflix
© Netflix

Jean-Pierre Jeunet modifie également sa manière de travailler l'image et abandonne une photographie tirant nettement vers le jaune pour quelque chose de plus naturel et de plus coloré. Le metteur en scène ne renie pas pour autant ses marottes et ajoute à son film une touche de steampunk à travers le robot Einstein, formé d'une tête de bois avec des yeux et une moustache en pièces mécaniques. Les machines sont d'ailleurs pour la plupart de vrais appareils conçus pour les besoins du tournage, ce qui renforce l'immersion pour le spectateur.

Le cœur dans la machine

Bigbug est avant tout une comédie satirique qui, si elle traite de l'intelligence artificielle, cherche d'abord à mettre les spectateurs face aux pires travers de l'être humain. Nos héros sont paresseux, égoïstes, lâches et, surtout, obnubilés jour et nuit par le sexe, ne pensant qu'à copuler entre eux ou avec un androïde dédié à la tâche, même en plein cœur d'une invasion de robots fascistes.

Le casting est tout simplement impeccable, d'Elsa Zylberstein en maîtresse de maison totalement dépassée par les événements et ses émotions, à Stéphane De Groodt, toujours excellent dans la veulerie, sans oublier Isabelle Nanty, parfaite voisine frustrée et intrusive.

Bigbug © Netflix
© Netflix

Face à eux, Monique (Claude Perron), Einstein (doublé par André Dussolier), le robot pour enfants Tom et le brave nettoyeur Award assistent à l'affligeant spectacle, tout en essayant de protéger leurs maîtres malgré eux.

On aurait alors pu s'attendre à une attaque en règle contre les développements de l'intelligence artificielle et la dépendance de plus en plus grande des humains aux machines. Cet aspect est certes abordé par le film mais avec une certaine subtilité, dans un propos qui s'inspire assez nettement d'un certain Wall-e , des studios Pixar, une influence d'ailleurs revendiquée par le metteur en scène.

Dans Bigbug, les intelligences artificielles ne sont pas forcément maléfiques ou dangereuses, mais peuvent au contraire s'attacher aux humains, essayer de les comprendre et même de les aimer. Cet apprentissage permet au film de proposer quelques scènes très amusantes, parfois un peu dérangeantes aussi, et de passer du rire franc au malaise en quelques secondes.

Bigbug © Netflix
© Netflix

Anomalie systémique

Jeunet n'a pas son pareil pour renouveler constamment sa réalisation et filmer le moindre recoin de son unique décor. Toutefois il n'échappe malheureusement pas à un ventre mou en plein milieu du récit, lequel vient plomber son deuxième acte, avant que le rythme reprenne très rapidement jusqu'au final.

On est également dubitatifs face à quelques effets de montage un peu abrupts, principalement des fondus au noir positionnés de façon très étrange, sans réelle justification. Pour un film aussi pointilleux sur son univers visuel, c'est ennuyeux.

Bigbug © Netflix
© Netflix

Bigbug n'est clairement pas inoubliable, car si l'angle et le ton choisi n'appartiennent qu'à leur auteur, le fond est vu et revu, et n'a pas grand chose à dire de plus que bon nombre d'œuvres de SF avant lui.

Pourtant, malgré ses menus défauts, Bigbug a le mérite de ne ressembler esthétiquement à aucun autre film proposé par Netflix et de se démarquer de l'ensemble des productions de la plateforme de streaming.

Jean-Pierre Jeunet et ses équipes ont à cœur de ne pas se contenter d'un simple téléfilm de plus, et proposent du vrai et du beau cinéma, qui aurait très bien pu trouver sa place sur grand écran. Nous vous conseillons donc vivement de vous laisser tenter par cette œuvre singulière, qui nous a beaucoup plu, en espérant ne pas avoir à attendre dix ans de plus pour le prochain long-métrage du cinéaste.

Bigbug

7

Bigbug signe le grand retour aux affaires de Jean-Pierre Jeunet avec une comédie futuriste délicieusement grinçante qui bénéficie d'une ambiance originale et propre à son auteur. Une oeuvre loin d'être inoubliable mais réjouissante sur le moment.

Les plus

  • La science-fiction à la française vous intéresse
  • Vous aimez les huis-clos
  • Vous appréciez les univers rétrofuturistes

Les moins

  • Les comédies françaises, très peu pour vous
  • Vous n'êtes pas sensibles à l'univers de Jean-Pierre Jeunet
  • Vous craignez secrètement que votre aspirateur robot prenne le pouvoir

Bigbug est disponible depuis le vendredi 11 février sur Netflix .

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Bombing_Basta
« Cette comédie futuriste a en effet, de l’aveu même de son auteur, été refusée par toutes les sociétés de productions françaises qui ne souhaitaient pas s’embarquer sur un projet « risqué » de science-fiction à la française mettant en scène des robots. »<br /> Par contre pour nous pondre du cucul gnangnan la praline de comédie plus ou moins dramatique et réaliste, la y’a foule…<br /> Pathétique les producteurs français, vont arriver à me faire aimer europa corp !
pecore
C’est clair, aucun courage et aucune originalité ces studios français, même en ce qui concerne leur couardise. Continuez comme ça les gars, bientôt il n’y aura plus personne pour se souvenir que la France a été un grand pays du cinéma.
max6
Mes amis , mes amis, calmez vous de toutes manières ils s’en fichent grâce à la taxe sur la copie privée les producteurs français n’ont pas à se soucier que leurs films soient regardables. Ils sont payés avant de sortir et si quelqu’un va les voir c’est bonus.<br /> Pourquoi voudriez vous qu’ils fassent preuve de je cite en vrac [courage, originalité risques …] et autres stupidités alors que grâce à la merveilleuse exception culturelle ils sont subventionné au kilomètre de pellicule. Manquerais plus qu’ils aient aussi des artistes de talent qu’il faille payer cher!!!
max6
Je viens de me le supporter jusqu’au bout, c’est une merveille.<br /> J’ai toujours aimé la perfection et là franchement on est devant le parfait navet, c’est quasiment insupportable à regarder. C’est pas de la science fiction ce truc (on peut pas le qualifier de film, il ferait honte à une série Z) c’est de la navet fiction. Le cinéma français arrivera-t-il à descendre plus bas ? va falloir creuser …<br /> Une note de 7 j’espère que c’est sur 100
alf333
Je l’ai vu hier soir. D’une platitude et d’un ennui mortels. Les dialogues sont d’une pauvreté extrême et le jeu des acteurs, à part De Groodt qui s’en tire à mon goût mieux que les autres, est d’une niaiserie insupportable. Elsa Zylberstein excelle dans la fausseté en surjouant à mort. Mention spéciale à l’acteur qui incarne son ex-mari : d’une nullité rare.<br /> J’ai honte pour le cinéma français.
Audogaly
J’avais hâte de voir ce film. J’attendais depuis maintenant 9 ans un nouveau chef-d’œuvre de Jeunet .<br /> Je suis frustré de ne rien avoir vue de ce que j’espérais. Le décor futuriste magnifique à mon goût. Enfin disons décors néo design années 50 60. J’imaginais des interactions avec l’extérieur, la ville les grattes ciels au loin, enfin que sais je. Mais rien, jusqu’a la moitié du film, car je ne suis pas allé plus loin, tout ou presque, se passe à huit clos, dans cette maison. Le rythme est donné dès le départ, celui de dialogue simple, souvent bêtes et prévisibles. Prévisibles comme les actions. Enfin le jeu des acteurs et pénible à la vue comme à l’ouïe, le plus par du temps surjoués, hormis Isabelle Nanty.<br /> Bref je me suis emmerdé Royal.
Highmac
Je l’ai vu hier soir : Très bon somnifère !<br /> J’adore donner du pognon au cinéma français pour de telles m… .<br /> Autant mettre l’argent à la poubelle, que de subventionner le cinéma français.
Vincislex
Et bien ce n’est pas étonnant que personne n’a voulu du film de Jeunet…<br /> Longtemps que je n’avais pas vu un truc aussi soporifique, plat, creux et pénible.<br /> Rien que la scène d’introduction (j’vais pas vous spoiler) ça donne le ton… aïe aïe aïe !<br /> J’ai tenu 20 min. ! Pas plus… et j’ai avancé pour voir s’il se passe enfin quelque chose.<br /> On est dans un pseudo Vaudeville rétro-futuriste… mais sans humour, sans dialogues et avec des acteurs qui surjouent (mal) des personnages ultra caricatural…<br /> Bref… la seule chose positive c’est qu’il suffit de faire stop sur la télécommande Netflix et de ne pas perdre son temps et ses sous dans une salle de cinéma.<br /> Bref… n’abîmez pas vos rétines et vos neurones avec cette tambouille.
Zimt
Depuis Delicatessen j’ai toujours aimé ses films, très bons.
spip74
J’ai pas tenu plus de 25 min
tubezleb
Regardé hier soir, c’était pas top. Ça aurait du etre une pièce de théatre et pas un film.<br /> Je suis d’accrod que l’acteur qui jouait l’ex mari (Victor) était nullissime.<br /> Et le jeu de camera, les grand angles sur les visages des personages, affreux.
famax
Je plussoie aux précédents commentaires, Jeunet est décevant, il ne prend aucun risque. Ce film peut éventuellement plaire à des enfants mais ce serait bien là sa seule qualité. Les acteurs sont complètement à la ramasse, les clins d’œils sont tellement lourdingues que je me suis demandé s’il n’y avait pas un troisième degré caché derrière. La mise en scène et les plans sont du Jeunet qui ne se renouvelle pas. La colorimétrie (la marque de fabrique de Jeunet), les décors, le travail sur le numérique sont indignes de notre époque. Bref, je n’ai pas passé un bon moment, pourtant je me suis forcé par patriotisme mal placé. Franchement, évitez de perdre votre temps. On est loin de la qualité de Black mirror! Pourtant le cinéma français est capable de bien mieux, Arcane est réalisé par des animateurs français, OVNI ou, dans un genre différent, le bureau des légendes, dix pour cent sont excellents. Netflix regorge de pognon et ne sait plus quoi financer pour faire plaisir aux français.
Blackalf
Vu hier soir.<br /> A voir certains commentaires, j’ai l’impression que beaucoup ne connaissent en fait pas l’oeuvre de Jeunet, parce que les acteurs qui surjouent, les gros plans volontairement déformés, le choix d’acteurs/actrices à « gueule » font partie inhérente de son style. <br /> Ceci dit, je n’ai pas aimé ce film, il n’est pas du tout à la hauteur de Delicatessen ni de La cité des enfants perdus…j’ai comme l’impression qu’à force de vouloir grossir le trait dans Bigbug, on l’a trop grossi et le résultat n’est pas fameux.
Sekki
Vu.<br /> Comme c’est un film Français je m’attendais au pire. J’ai donc été agréablement surpris En même temps tu colle trois Terminator dans un film et je suis fan (ou une Sigourney Weaver ca marche aussi :b). Enfin bref, j’ai aimé cet univers un peu trop policé qui tant logiquement vers un totalitarisme robotique avec la bénédiction de la bien pensance commune.
Bombing_Basta
Même constat ici, déçu, comparé à La Cité Des Enfants Perdu, ce film est une bouse.<br /> Et pourtant il aurait pu être bien, avec quelques corrections et surtout un jeu d’acteur moins caricatural (y’a des limites à tout, bordel que l’autre avec son accent marseillais de m***** [sur]joue mal ! Dès sa première réplique je l’ai trouvé insupportable !).<br /> Vraiment, il en faut peu pour basculer de chef d’oeuvre à « mais pourquoi ?!? ».<br /> Et je fais partie de ceux qui ont aimé Alien : Resurrection, pour dire…
Bombing_Basta
Vincislex:<br /> Et bien ce n’est pas étonnant que personne n’a voulu du film de Jeunet…<br /> Je ne vois pas le rapport, pour financer un film, on attend pas de voir le film finis, et le scénario aurait pu, aurait dû (!), déboucher sur un bon film.
Blackalf
Bombing_Basta:<br /> Et je fais partie de ceux qui ont aimé Alien : Resurrection, pour dire…<br /> Moi aussi, parce que bien que restant dans le registre des Alien, il y avait juste ce qu’il fallait de fantaisie, mais pas trop. Pas comme dans The Predator de Shane Black, dont je me demande encore ce qu’il a au juste essayé de faire.
fg03
Je l’ai pas vu mais la BA montre que c’est très mauvais au niveau de l’écriture. J’aime juste l’univers visuel de Jean Jeunet. Bon après c’est un peu toujours le même chose on dirait qu’il met un filtre sepia sur ses images.
Domotique94
Je trouve que vous êtes très tolérant en mettant une note de 7/10. De base j’aime bien jeunet même si je n’ai pas aimé tous ses films loin de là, j’ai cela dit aimé à l’époque Delicatessen, La cité des enfants perdus, et même si ce n’est pas mon style de film de base je reconnais du talent dans Amélie Poulain et Un long dimanche de fiançaille, et même si pas mon préféré j’ai bien aimé sa touche dans Alien. Mais là ce n’est pas que l’idée de base est mauvaise (bien au contraire le pitch de départ est une bonne idée) mais le jeu des acteurs → mention spéciale au couple du blaireau qui ne sait pas jouer du tout et balance des phrases monocorde avec un accent marseillais totalement pas crédible (à chaque fois que e l’'entendais parler je me demandais si ce n’était pas un robot raté), sa pouf qui joue de la même manière que son coté insupportable dans scène de ménage sur M6 (juste envie qu’elle meurt dans ce film), beaucoup de dialogues longuet pour pas grand chose pendant une grande partie du film( ça tourne en rond) font qu’aller au bout de celui-ci est quand même un long chemin de croix. Il faut se reprendre et se réveiller Mr Jeunet. Là ou c’est dommage c’est que visuellement c’est réussit, j’adore le style visuel du film, les couleur, ce mélange ancien/futuriste, mais sur une partie du casting et l’écriture de pas mal de dialogue c’est un gros ratage.
fredolabecane
Pareil, après j’ai ronflé!
tux.le.vrai
Merci pour vos commentaires, <br /> ça va me gagner du temps !
FoxLeGoupil
Je suis plutôt d’accord mais bon, dans le cas présent, les producteurs se sont peut être simplement dit qu’il n’y avait pas besoin de ce contexte rétro-futuriste (qui à dû coûter une blinde pour rien) pour nous sortir un huis clos barbant comme on sait si bien les faire !
tux.le.vrai
Je l’ai finalement regardé,<br /> et j’ai quand même apprécié,<br /> L’univers,<br /> La très sexy elsa zylberstein <br /> A voir.
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