SSD Caching : quand disque dur et SSD s'allient

03 octobre 2012 à 15h00
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La note de la rédac
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S'il est évident que le SSD a de beaux jours devant lui, le rapport capacité / prix de ces supports de stockage d'un nouveau genre peine à croître. Les performances sont certes excellentes, mais les tarifs demeurent élevés, surtout lorsqu'il s'agit d'opter pour un modèle de plus de 240 Go. Le disque dur offre quant à lui une capacité nettement plus confortable pour un prix bien moindre, mais souffre de performances obsolètes face au SSD. Pourquoi dans ce cas ne pas allier les qualités de chacun ? C'est l'idée du SSD caching...

La mémoire cache, le principe

Le principe du cache (ou tampon) n'est évidemment pas nouveau. Les disques durs, même de très ancienne génération, y ont recours. L'idée est très simple : plutôt que de ranger dans de profonds tiroirs et des armoires déjà pleines les stylos et cahiers que vous utilisez le plus, vous laissez ces accessoires de travail dans un endroit simple et rapide d'accès, afin d'en disposer en un temps plus court.

Vous aurez saisi l'analogie avec les disques durs : la mémoire cache est un lieu privilégié où sont disposés les fichiers que vous sollicitez le plus souvent. Lors que le système fait appel à ces fichiers, il peut ainsi y accéder sans avoir à parcourir tout le disque. Le gain de performance peut être substantiel, notamment si le disque dur est particulièrement fragmenté.

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Une question se pose alors : la quantité de mémoire cache est-elle directement liée aux performances d'un disque ? De 2 Mo, cette capacité est en effet montée à 64 Mo sur les derniers modèles. L'intérêt de cette capacité croissante existe pour des fichiers dont la taille est inférieure à cette limite. Mais il diminue à mesure que le volume de données à lire croît, puisque dans ce cas, le disque dur et ses piètres performances seront inévitablement mis à contribution. Finalement, le principal avantage de cette augmentation de capacité n'est pas tant un gain de performances en termes de transfert qu'un allègement des ressources processeur utilisées pour cette mise en cache, puisque cette opération pourra s'effectuer en un nombre d'étapes moins important.

Pourquoi dans ce cas ne pas augmenter davantage encore la quantité de cache ? Une raison principale à cela : la volatilité de cette mémoire. D'une part, la présence d'une grande quantité de données en cache est peu sécurisante. Les constructeurs se sont donc volontairement limités en termes de capacité. Ensuite, il ne faut pas oublier que les données inscrites en cache doivent l'être sur le disque dur. Si une grande quantité d'information doit être transférée au disque (on parle de flush, en cas de saturation du cache), cela peut fortement ralentir le système, puisque c'est encore une fois le disque dur et ses faibles aptitudes en écriture qui seront sollicités.

Le SSD caching, la réponse ?

Le SSD caching répond au principal problème posé par la mise en cache traditionnelle des disques durs : la mémoire utilisée n'est plus volatile. Ce qui permet mécaniquement d'augmenter la capacité dédiée à ce cache et donc le gain de performances, même pour une grande quantité de données. LA solution pour rajeunir son PC et/ou pour offrir un niveau de performances intéressant sans sacrifier la capacité de stockage ?

De plus en plus de constructeurs semblent le penser, pour plusieurs raisons. D'une part, la baisse constante des coûts de la mémoire flash autorise désormais son utilisation. D'autre part, l'avènement des ultrabooks est un réel coup d'accélérateur pour cette technologie, puisqu'Intel suggère dans son cahier des charges la nécessité d'une réactivité accrue de ce type de machine, impliquant de fait l'utilisation de mémoire flash.

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Plusieurs solutions sont ainsi apparues sur le marché en ce sens, comme le Momentus XT de Seagate, que nous testions récemment. De même, Intel a développé une technologie nommé Smart Response depuis son Z68, dans le but d'associer un SSD à un disque dur. Les pourvoyeurs de SSD n'ont pas tardé à embrayer avec des produits que nous testons aujourd'hui.

Que valent les Corsair Accelerator, OCZ Synapse, Crucial Adrenaline et Sandisk ReadyCache ? Quel est l'apport de ces solutions face aux performances d'un SSD et celles d'un disque dur ? Comment fonctionnent-elles en pratique ? Autant de questions qui trouveront réponses dans cet article.

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Note : pour ceux qui cherchent à faire fonctionner ce genre de solutions sous Windows 8, nous avons effectué quelques tests supplémentaires ici.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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