Le GeForce GTX 680M de NVIDIA en test

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Le 22 octobre 2012
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Contrairement au GeForce GTX 675M, qui représentait le haut de gamme chez NVIDIA avant l'arrivée du GTX 680M, la dernière puce mobile en date du caméléon repose bien sur une architecture Kepler. Nous ne reviendrons pas en détails sur cette dernière, qui a été déjà traitée dans nos colonnes, que ce soit pour les puces mobiles (voir GeForce GT 640M, le Kepler mobile de NVIDIA) ou pour celles destinées aux ordinateurs de bureau (voir NVIDIA GeForce GTX 680 : la réponse au Radeon HD 7970 ?).

Quelques rappels s'imposent tout de même pour mieux comprendre les caractéristiques du GeForce GTX 680M. Pour aboutir à Kepler, NVIDIA a basé son travail d'optimisation sur sa précédente architecture Fermi. La puce, gravée en 28 nm, reste divisée en GPC (pour Graphics Processing Cluster), mais l'agencement de ces derniers évolue. Les SM (ou Streaming Multiprocessors) font ainsi place au SMX, et alors que sur Fermi, on comptait 4 SM par GPC, Kepler ne compte plus que 2 SMX par GPC.

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Le schéma d'un SMX

Évidemment, il ne s'agit pas d'une simple division par deux des unités de calculs, puisque la structure du SMX diffère de celle du SM. De 48 cœurs CUDA dont pouvait disposer un SM sur une puce de la famille des GeForce 500M, on passe ici à 192 cœurs CUDA par SMX. Sachez que chacun de ces SMX embarque 16 unités de texture, les deux SMX (et donc un GPC) disposant d'un total de 8 unités ROP.

Basé sur le GK104 du GeForce GTX 680, notre GeForce GTX 680M dispose, comme son homologue desktop, de 4 GPC, et donc en théorie de 8 SMX. Toutefois, pour des considérations de consommation et d'enveloppe thermique propres aux PC portables, seuls 7 SMX sont fonctionnels au sein de la nouvelle puce mobile de NVIDIA. De savants calculs mènent alors aux chiffres suivants : le GeForce GTX 680M contient 1 334 cœurs CUDA (fonctionnant à 720 MHz), 112 unités de texture et 32 ROPs.

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Retirez un SMX à ce diagramme représentant le GeForce GTX 680 et vous obtenez celui du GTX 680M


L'autre modification significative de Kepler concerne la mémoire. La puce est équipée d'un contrôleur mémoire de 64 bits par GPC. Dans le cas de notre GeForce GTX 680M, on a donc affaire à un bus mémoire de 256-bit. Avec 2 (voire 4) Go de GDDR5 dédiés fonctionnant à 1 800 MHz (d'après les recommandations de NVIDIA), on parvient à une bande passante de 115,2 Go/s, contre 96 Go/s pour le GeForce GTX 580M, soit un gain significatif.

Parmi les autres nouveautés introduites par Kepler, nous pourrions évoquer le GPU Boost, un mélange de solutions matérielle et logicielle visant à optimiser la carte pour en tirer le meilleur, notamment en ce qui concerne les fréquences de fonctionnement. Nous nous arrêterons ici pour les détails, puisque les puces mobiles de génération Kepler ne bénéficient tout simplement pas de cette technologie.

Enfin, avec la série 300 de ses pilotes GeForce, NVIDIA a introduit de nouvelles subtilités en matière de traitement d'image (FXAA, Adaptative VSync), ainsi que nouvel encodeur (NVENC), dont vous pourrez retrouver les détails dans l'article consacré au GeForce GTX 680.

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La puce que nous testons aujourd'hui est en tous points conforme aux recommandations de NVIDIA. Les cœurs CUDA fonctionnent à 720 MHz, les 2 Go de GDDR5 sont cadencés à 1 800 MHz et la puce est naturellement compatible avec les technologies maison que sont Optimus, PhysX, 3D Vision et 3DTV Play, et peut être associé à une seconde puce identique via un connecteur SLI. Elle supporte DirectX 11.1 et OpenGL 4.2. Son enveloppe thermique demeure inchangée par rapport à la génération précédente, et ne devra pas dépasser les 100 Watts.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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