AMD Radeon R9 Fury X : le must de la carte graphique avec HBM ?

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Le 24 juin 2015
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C'est l'été et AMD sort de son chapeau un tout nouveau GPU. Après avoir renouvelé l'ensemble de sa gamme avec l'arrivée des Radeon de la série 300, AMD dévoile sa toute nouvelle référence très haut de gamme : la Radeon R9 Fury X.

Tant et si bien que l'on serait tenté de dire que la période estivale rime cette année avec nouveaux GPU. Et ce n'est pas un hasard si, il y a quelques semaines tout juste, NVIDIA lançait la version abordable de sa puce GM200 avec la GeForce GTX 980 Ti. Mais revenons-en à AMD qui au cœur de cette Radeon Fury X place une puce graphique réellement attendue et répondant au nom de code Fiji.

AMD continue son tour du monde des îles et après Hawaï, qui animait les Radeon R9 290/290X sorties fin 2013, c'est au tour de Fiji de voir le jour. Une puce graphique qui se distingue par la toute première utilisation commerciale d'un nouveau type de mémoire vidéo : exit la mémoire GDDR5 et place à la mémoire HBM. Une mémoire de nouvelle génération offrant divers avantages dont une bande passante bien plus généreuse. De quoi conquérir la couronne des performances simple GPU pour AMD qui innove ici avec une technologie jamais vue chez la concurrence ?

C'est bien ce qu'espère la marque : avec sa Radeon Fury X, elle lance une carte originale à plus d'un titre avec un design étonnamment petit pour une carte de cet acabit, tout en reprenant l'idée du système de watercooling intégré inauguré avec la Radeon R9 295 X2. Enfin, comment ne pas revenir sur le nom choisi par AMD pour cette carte graphique : pour les nostalgiques de la carte graphique, Fury n'est pas un nom inconnu, loin s'en faut. Du temps d'ATI, les Rage Fury et Rage Fury Maxx ont laissé de vibrants souvenirs !

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Architecture GCN


Au cœur de Fiji, on retrouve une architecture bien connue puisqu'AMD nous propose une implémentation Graphic Core Next en version 1.2. On constate donc un niveau de fonctionnalités identiques à ce à quoi AMD nous a habitués depuis les puces Tonga avec un support DirectX 12.0 qui correspond au niveau de fonctionnalités Direct3D 12_0. Un niveau de fonctionnalités en retrait face au support du Direct3D 12_1 par les puces NVIDIA à architecture Maxwell de seconde génération. Mais si AMD se borne au mode Direct3D 12_0, la marque est la seule à gérer complètement le « Tier 3 » des spécifications DirectX 12.0 pour ce qui concerne les « binding resources » : un avantage sur NVIDIA qui pourrait promettre de belles batailles à coups de patchs propriétaires pour les jeux, tant chez AMD que NVIDIA, pour mettre en avant telle ou telle fonctionnalité de l'un des protagonistes.

Faute de nouvelle architecture graphique, AMD multiplie les unités de calcul dans Fiji et ce, de manière massive, sans d'ailleurs revoir son front-end. On reste en présence d'une puce avec 8 ACE ou Asynchronous Compute Engine qui communiqueront avec les 4 Shader Engines de Fiji. Chaque Shader Engine dispose dorénavant de 16 Compute Units contre 11 pour Hawaï. Au total, Fiji met à disposition des jeux et autres programmes 3D, 64 Compute Units, soit la bagatelle de 4096 unités de calcul. Précédemment, Hawaï disposait de 2816 unités de calcul. Et comme l'agencement de la puce n'évolue pas par rapport à Hawaï, la puissance géométrique ne devrait pas non plus progresser puisque le nombre de processeurs géométriques est identique à ce que l'on trouve dans les Radeon R9 290/290X.

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Les unités ROP, en charge des dernières opérations sur nos pixels sont toujours au nombre de 64, à l'instar d'Hawaï proposant donc un débit identique en pixels. En revanche, le nombre d'unités de texture progresse avec 256 unités de texture contre 176 précédemment. Quant au bus mémoire il est redispatché autour de 8 contrôleurs 512 bits opérant dans les deux sens.

A noter que, de par l'architecture GCN 1.2, Fiji ne sait pas exécuter les opérations DP à pleine vitesse ni même à demi-vitesse comme sur Hawaï. Héritage Tonga oblige, les opérations en double précision s'exécutent à une vitesse de 1/16ème, ce qui ne devrait pas ravir les amateurs de GPGPU. En revanche, la puce dispose maintenant de 2 Mo de mémoire cache de second niveau contre 1 Mo précédemment.

  Radeon R9 290X GeForce GTX Titan GeForce GTX 980 GeForce GTX Titan X GeForce GTX 980 Ti Radeon R9 Fury X
Interface PCI-Ex. 16x - Gen3 PCI-Ex. 16x - Gen3 PCI-Ex. 16x - Gen3 PCI-Ex. 16x - Gen3 PCI-Ex. 16x - Gen3 PCI-Ex. 16x - Gen3
Gravure 0,028 µ 0,028 µ 0,028 µ 0,028 µ 0,028 µ 0,028 µ
Transistors 6,2 milliards 7,1 milliards 5,2 milliards 8 milliards 8 milliards 8,9 milliards
T&L DirectX 12 DirectX 12 DirectX 12 DirectX 12 DirectX 12 DirectX 12
Stream Processors 2816 2688 2048 3072 2816 4096
Unités ROP 64 48 64 96 96 64
Unités de texture 176 224 128 192 176 256
Mémoire embarquée 4096 Mo 6144 Mo 4096 Mo 12288 Mo 6144 Mo 4096 Mo
Interface mémoire 512 bits 384 bits 256 bits 384 bits 384 bits 4096 bits
Bande passante 320 Go/s 269 Go/s 224 Go/s 336,5 Go/s 336,5 Go/s 512 Go/s
Fréquence GPU 1000 MHz 837 MHz (base) 1126 MHz (base) 1000 MHz (base) 1000 MHz (base) 1050 MHz (base)
Fréquence Stream Processors 1000 MHz 837 MHz (base) 1126 MHz (base) 1000 MHz (base) 1000 MHz (base) 1050 MHz (base)
Fréquence mémoire 1250 MHz - GDDR5 1503 MHz - GDDR5 1750 MHz (GDDR5) 1750 MHz (GDDR5) 1750 MHz (GDDR5) 500 MHz - HBM

Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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