Nintendo : baisse des ventes rime-t-elle vraiment avec piratage ?

22 avril 2010 à 18h42
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Mardi dernier, le site du quotidien japonais The Asahi Shimbun a révélé une étude, réalisée par Nintendo, concernant la baisse des ventes des produits de la firme de Kyoto à travers le monde.

On y apprend que Nintendo déplore une baisse de ses ventes à hauteur de 7% au Japon, 11% aux Etats-Unis, et 45% pour l'Europe, entre avril et décembre 2009. Selon l'article, l'entreprise explique ces chiffres principalement par le piratage, et cite une autre étude, américaine cette fois-ci, qui présente l'Italie, l'Espagne et la France comme trio de tête des pays européens les plus adeptes du téléchargement illégal.

L'article explique également qu'en juin 2009, Nintendo a mené une étude sur 10 sites étrangers, spécialisés dans les roms de jeux, et a constaté 238 millions de téléchargements illégaux, ce qui représenterait selon la firme un manque à gagner de 10,7 milliards de dollars. Un chiffre énorme obtenu en multipliant le nombre de téléchargements pirates par le prix moyen d'un produit de la marque. Quand on sait que le chiffre d'affaire de la société, pour l'année fiscale 2008-2009, était environ de 14 milliards de dollars, la méthode de calcul apparait comme plutôt douteuse.

Un manque à gagner conséquent et un historique lourd de Nintendo face au piratage, le rapport entre la baisse des ventes et l'abus de linkers apparaît comme évidente à la lecture de l'article, relayé massivement depuis sa publication.

Pourtant, contacté par nos soins, Nintendo énonce un point de vue différent de celui proposé par le site japonais : « La version anglaise du journal Asahi, qui indique que Nintendo a accusé le matériel enfreignant le droit d'auteur d'une baisse des ventes européennes, est incorrecte. Dans la version originale japonaise de l'article, il est clair que c'est le point de vue du journaliste qui est affiché, et non pas celui de Nintendo. ». Selon l'éditeur de jeux, le journaliste d'Asahi Shimbun aurait donc pris quelques raccourcis dans son analyse.

En somme, si Nintendo suit bel et bien de près l'évolution du piratage de ses produits dans le monde, il n'accuse pas ouvertement ce dernier d'être responsable de la baisse de ses ventes.

Reste que l'Europe, et en particulier la France, est toujours dans la ligne de mire de Nintendo, qui est toujours en procès contre les revendeurs de linkers. Nintendo France s'était vu débouté, le 3 décembre dernier, par le tribunal de Grande Instance de Paris dans l'affaire qui opposait la firme aux revendeurs de cartouches permettant de pirater des jeux de DS. La société nipponne avait fait appel 5 jours plus tard, et l'affaire est toujours en cours.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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