OpenAI, l’un des plus importants clients de NVIDIA, regarde désormais du côté de Google pour s’approvisionner en puces. La firme de Mountain View place doucement ses pions pour grappiller des parts de marché, et ça marche.

OpenAI a constamment besoin de puissance de calcul supplémentaire pour alimenter ses très gourmands modèles. Et elle multiplie les pistes pour y parvenir : en juin, l’entreprise a dévoilé sa toute première puce maison conçue avec Broadcom et attendue en service d’ici la fin de l’année. En parallèle, elle a aussi ouvert ses modèles aux géants du cloud. Après Amazon Web Services (AWS), c’est Google Cloud qui les propose depuis la semaine dernière. Un premier signal.
Des puces taillées pour l’IA
Car selon The Information, OpenAI s’apprêterait à acheter des puces conçues par Google, et plus particulièrement des TPU, pour « Tensor Processing Units ». Contrairement aux GPU de NVIDIA, à l’origine pensés pour le graphisme, elles ont été taillées sur mesure pour l’intelligence artificielle (IA).
Le groupe les développe depuis plus de dix ans, d’abord pour accélérer son moteur de recherche, puis pour les calculs d’IA. Longtemps gardées pour un usage interne ou louées via son cloud, elles sont vendues directement à certains clients depuis avril, qui peuvent les installer dans leurs propres data centers.
Il s’agirait d’un réel virage pour OpenAI. Si elle a déjà loué des puces de Google en 2025, acheter est une autre affaire. D’autant que les liens entre les deux camps sont plus étroits qu’il n’y paraît : l’équipe chargée des puces d’OpenAI est dirigée par Richard Ho, un ancien de Google qui a travaillé sur les TPU.

- Chat dans différentes langues, dont le français
- Générer, traduire et obtenir un résumé de texte
- Générer, optimiser et corriger du code
Google monte en puissance
S’il s’agit d’un revers pour NVIDIA, ses GPU restent la référence absolue d’un marché qu’elle domine allègrement. En revanche, c’est une très bonne nouvelle pour le géant du Web : ses puces séduisent désormais les plus gros noms de l’IA, y compris ses concurrents directs. En février, Meta aurait signé en février un contrat de plusieurs milliards de dollars pour en louer, et discuterait d’en acheter dès 2027.
D’ailleurs, Oracle vient également d’annoncer qu’elle proposerait ces TPU à ses propres clients de cloud. La tendance est telle que les chercheurs de Google doivent patienter pour accéder aux processeurs.
Il lui faut désormais transformer l’essai. Alphabet s’attend à ne comptabiliser qu’une petite part des revenus liés aux TPU d’ici la fin de l’année, l’essentiel devant arriver en 2027. Mais il y a clairement une carte à jouer : les géants du cloud prévoient de dépenser jusqu’à 600 milliards de dollars cette année dans l’infrastructure IA.