L'opérateur Orange a éteint ce mardi son réseau 2G dans les 43 derniers départements de l’Hexagone. Une fin quasi totale pour la technologie, avant celle de SFR et Bouygues Telecom, programmée d’ici mi-décembre.

La fin de la 2G chez Orange est plus que jamais une réalité, puisque ce mardi 20 octobre 2026, l'opérateur historique a coupé son réseau 2G dans les 43 derniers départements de l'Hexagone où il émettait encore. L'entreprise peut se concentrer sur un réseau plus sûr, plus sobre d'un point de vue énergétique, en plus de récupérer au passage des fréquences pour la 4G et la 5G. À la fin du mois de juin, pourtant, 1,7 million d'appareils dépendaient encore uniquement de la 2G selon l'ARCEP, tandis que SFR et Bouygues Telecom préparent déjà leur propre coupure, qui ne va pas tarder. On vous explique.
Pourquoi Orange coupe la 2G sans regret
La dernière vague d'extinction du réseau 2G d'Orange est tombée ce mardi, et on peut dire qu'elle touche du monde. Paris, le Rhône, le Nord ou encore la Gironde figurent parmi les 43 départements concernés. Bayonne, Anglet et Biarritz avaient servi d'éclaireurs le 31 mars dernier, avant le reste du Sud-Ouest en mai et juin, Nice le 22 septembre puis 44 départements le 6 octobre. D'après le calendrier de l'opérateur, les zones blanches réglementaires, ces secteurs mal couverts où les opérateurs partagent leurs antennes, gardent la 2G jusqu'au 15 décembre au plus tard.
Pour justifier la fin de 2G, Orange évoque une nécessite d'espace, de sécurité et de sobriété. L'espace, d'abord. La 2G occupait en effet 5 MHz de fréquences, une vraie voie de circulation sur les ondes, qu'Orange va céder à la 4G et à la 5G. La sécurité, ensuite, car ces réseaux plus récents chiffrent mieux les communications et vérifient plus sérieusement l'identité des appareils qui s'y connectent. Et la sobriété, enfin, parce que selon la Fédération française des télécoms, faire transiter un gigaoctet de données en 2G peut consommer jusqu'à 500 fois plus d'énergie qu'en 5G.
Plus de deux cents opérateurs dans le monde ont déjà éteint la 2G ou la 3G. Chez Orange, c'est La Réunion qui avait ouvert la voie, avec une extinction bouclée dès octobre 2025. Les Antilles et la Guyane ont suivi au printemps, avant une généralisation le 26 septembre, et Mayotte fermera la marche d'ici la fin de l'année. L'opération s'est déroulée « sans encombre », assure Orange. La Banque des Territoires fait tout de même état de rares cas isolés, comme le paiement dans les transports publics de Bayonne, aussitôt réglé.

Fin de la 2G : SFR et Bouygues sortent les ciseaux à leur tour
La fin de la 2G a pu poser quelques soucis, et ce n'est pas fini. Forcément, un mobile uniquement compatible 2G ne peut plus passer ni recevoir d'appels et de SMS sur le réseau d'Orange, numéros d'urgence compris. Les abonnés Free sont dans le même bateau, puisque l'opérateur n'a jamais construit sa propre 2G et utilisait celle d'Orange en itinérance. Pour savoir si vous êtes concerné, pensez à consulter la fiche technique papier ou numérique de votre téléphone. Il y a aussi eu la polémique autour des systèmes d'alerte d'ascenseur ou boîtiers de téléassistance et de télésurveillance, qui pour certains reposent encore sur la 2G, et deviennent muets dès la coupure.
Pour ce qui est des clients SFR et Bouygues Telecom, ces derniers ont encore quelques semaines de répit. Bouygues coupera sa 2G le 15 novembre à Brest, Guipavas, Nancy et Vandœuvre-lès-Nancy, avant d'éteindre le reste de la métropole entre le 1er et le 15 décembre. SFR débutera lui aussi mi-novembre, par les zones très denses, puis généralisera dans la première quinzaine de décembre. Outre-mer, Outremer Telecom coupe sa 2G en Guadeloupe dès ce jeudi 22 octobre, et SRR suivra à La Réunion et à Mayotte le 30 novembre. Sous le sapin, la 2G ne sera ainsi plus qu'un souvenir, en théorie.
La prochaine sur la liste, vous le savez, c'est la 3G, qu'Orange éteindra en 2028, SFR fin 2028 et Bouygues Telecom fin 2029, Free n'ayant pas encore fixé de date. Si vous changez de téléphone, vérifiez qu'il gère bien la 4G et la VoLTE, la fonction qui fait passer les appels par la 4G. Sans elle, même un téléphone compatible 4G ne pourra plus appeler une fois la 3G éteinte. Côté couverture, il n'y a pas d'inquiétude à avoir, car selon l'ARCEP, la 4G touche déjà plus de 99,9 % de la population métropolitaine.