Le piratage du FBI par ShinyHunters prend une tournure inquiétante. Des informations confidentielles en lien avec la santé des agents auraient en effet fuité.

Cette semaine, on apprenait que le groupe de cybercriminels ShinyHunters avait réussi à s'introduire dans les fichiers du FBI, via une faille zero-day. L'institution américaine avait alors confirmé l'intrusion, sans pour autant pouvoir dire jusqu'où elle était allée. Aujourd'hui, on sait que c'est allé très loin, au point de pouvoir représenter un vrai souci de contre-intelligence !
Des dossiers médicaux sensibles d'agent auraient fuité
Le hack du FBI s'avère particulièrement grave, vu les dernières informations de Reuters. Le média anglophone annonce en effet que, parmi les fichiers dérobés par le groupe ShinyHunters au FBI, on retrouverait les dossiers médicaux et psychiatriques d'agents de l'agence.
Parmi les informations récoltées, Reuters donne l'exemple d'un agent en course de recrutement prenant de l'aspirine chaque jour et allergique à la poussière et aux chats. Un autre avait été diagnostiqué comme ayant montré des « signes de dépression » durant l'époque du lycée. La BBC de son côté affirme que les résultats d'échantillons de sang et d'urine faisaient aussi partie du lot dérobé.
Les agents du FBI en colère
De quoi évidemment poser certains problèmes, comme nous le confirme Eric O'Neill, ancien agent du FBI renconverti depuis en consultant cybersécurité. « Je serais très surpris que les services secrets russes ne viennent pas frapper à leur porte en leur disant : "On veut ces informations, donnez-les-nous" » prédit-il ainsi.
Du côté des agents, la BBC décrit une ambiance oscillant entre le choc, la colère et l'angoisse. « C'est vraiment grave pour nos agents infiltrés » s'est ému un ancien agent, inquiet pour la sécurité de ces derniers. Il pense aussi que les groupes de cybercriminels « pourraient utiliser ces informations pour harceler un agent du FBI qui a travaillé sur leurs dossiers. » Autant dire que les prochaines semaines risquent d'être très intenses du côté de l'agence d'investigation fédérale.