Le rachat de SFR tombe aujourd'hui sur un nouvel écueil. Les syndicats, très mécontents des conditions proposées pour le futur plan social, appellent à la grève.

© HJBC / Shutterstock.com
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Au mois de juin dernier, Free, Bouygues et Orange réusissaient enfin à trouver un accord avec Altice pour racheter l'opérateur SFR, pour un peu plus de 20 milliards de dollars. Mais si les grands acteurs ont enfin pu trouvé un terrain commun, du côté des salariés, il y a encore beaucoup de chemin à faire. Au point qu'une grève arrive chez SFR.

Appel à la grève chez SFR l'après-midi du jeudi 24 septembre

Les syndicats (CFDT, CFTC, Unsa) n'ont pas apprécié la dernière réunion qui eu lieu ce mercredi 9 septembre, avec les futurs repreneurs de SFR. Le plan social qui leur a été proposé est en effet loin de leurs attentes.

Et, tellement qu'ils appellent finalement l'ensemble des salariés du groupe Altice France à suivre leur appel à la grève, l'après-midi du 24 septembre, quelques jours après la prochaine réunion avec les repreneurs du 21 septembre. « Je pense que ce sera très suivi. Les salariés sont très remontés » pronostique le délégué central CFDT SFR, Olivier Lelong.

© Samuel Boivin / Shutterstock.com
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Les repreneurs proposeraient un plan social au rabais

L'origine de cette colère se trouve dans les offres de reclassement du consortium des opérateurs repreneurs. Selon des informations obtenues par Les Échos, chaque salarié se verrait proposé une offre de reclassement, alors que les standards des plans de sauvegarde de l'emploi (PSE) - même si ici ce n'est pas le dispositif adopté - vont plutôt vers trois offres de reclassement par salarié.

« C'est largement insuffisant [….] Ils sont trois opérateurs, donc nous demandons au moins trois offres de reclassement par salarié qui ne serait pas repris » exige le délégué général Unsa, Abdelkader Choukrane. Cette colère des syndicats participe plus largement d'une ambiance en interne qui aurait tendance à s'alourdir, d'après Les Échos. « Tout le monde sait que la fin est proche, donc le moral n'est pas bon » commente ainsi Olivier Lelong.

Source : Les Échos
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