Cette année, à la Gamescom, la société Yoniq a présenté la Portal, une console qui trouve bien plus que son inspiration dans la manette DualShock 2 imaginée par Sony.

La console Portal reprend le design de la Dual Shock 2 et de la PlayStation 2. © VideoCardz
La console Portal reprend le design de la Dual Shock 2 et de la PlayStation 2. © VideoCardz

Et si la meilleure façon de rendre hommage à la PlayStation 2 était de transformer sa manette en console portable ? C’est le pari pour le moins inattendu de Yoniq avec la Portal, une machine encore mystérieuse, mais déjà suffisamment rétro pour réveiller notre fibre nostalgique.

Une manette PS2 aux hormones

Il faut reconnaître à Yoniq un goût prononcé pour le spectacle. Présentée à la Gamescom 2026, la Portal ressemble à une improbable rencontre entre une DualShock 2 et une console portable moderne. L’écran vient s’intercaler au centre de la manette, séparant les deux poignées et conservant autour de lui l’essentiel de la disposition qui a marqué toute une génération de joueurs.

On retrouve ainsi la croix directionnelle, les deux sticks analogiques, les quatre boutons de façade et les gâchettes sur les côtés. Même les proportions générales semblent avoir été pensées pour rappeler la manette de la PlayStation 2. Yoniq pousse le clin d'œil assez loin, avec des sticks analogiques imposants et des boutons supplémentaires placés près des pouces. Bref, difficile de regarder cette Portal sans avoir instantanément l’impression d’avoir remonté le temps d'une vingtaine d'années.

L'inspiration Sony Dual Shock 2 est plus qu'une évidence. © RetroDodo
L'inspiration Sony Dual Shock 2 est plus qu'une évidence. © RetroDodo

Notre confrère Brandon Saltalamacchia pour le site RetroDodo a été l'un des premiers à découvrir la chose et il insiste logiquement sur la présence de cet écran placé au milieu de la manette. Doté d'une dalle de 4 à 5 pouces, un petit peu inclinée, cet écran est encore mystérieux : nous n'avons par exemple pas la moindre idée de la définition d'image ou de la technologie mise en œuvre.

Encore pas mal de zones d'ombre

Pour l'heure, en effet, Yoniq ne semble pas décidé à entrer dans les détails de son produit et ce manque de précisions va bien au-delà des seules données de la dalle. Quel processeur est embarqué ? Quelle quantité/type de mémoire vive et quelle capacité de stockage ou de batterie ? Autant d'informations qui ne sont pas communiquées par la marque.

Il est dès lors bien difficile de se faire une idée du potentiel de la machine. Il est toutefois un point évoqué (un peu) plus en détail par Brandon Saltalamacchia : le système d'exploitation. La Portal devrait s'appuyer sur PantasOS, ou plus largement sur l'écosystème Pantas développé par Yoniq. L'objectif affiché est ambitieux : faire communiquer smartphones, PC, boîtiers multimédias et consoles portables, tout en permettant notamment de partager ses jeux et de synchroniser ses sauvegardes.

Hélas, encore aucune information technique n'a été dévoilée. © RetroDodo

Sur le papier, l'idée rappelle évidemment les nombreuses solutions déjà proposées par les écosystèmes Android et PC. Reste à voir ce que Yoniq pourra réellement apporter de plus. Et puis il y a cette petite alerte qui ne manquera pas de faire tiquer les amateurs de consoles rétro : Yoniq arrive quasiment de nulle part. RetroDodo explique avoir découvert la société peu avant la Gamescom et avoir d'abord eu quelques doutes face à une communication largement illustrée par des images générées par IA.

Une fois sur place, en revanche, les machines étaient bien réelles. Yoniq affirme par ailleurs disposer d'une solide expérience de la fabrication de consoles portables et d'un important réseau industriel en Chine. La Portal n'est donc pas encore en mesure de jouer les concurrentes de l'Anbernic ou des autres spécialistes du rétro gaming. Disons plutôt qu'il s'agit d'une curiosité sur laquelle nous serons tentés de revenir dès que de plus amples informations seront communiquées. Sur le site officiel de la marque, un compte à rebours nous donne rendez-vous en janvier 2027. Nous y serons.