Apple opère à travers l'ensemble de la planète. Et pourtant, un seul pays européen capte un peu moins de la moitié des impôts que la firme de Cupertino a payé en 2025 !

©mundissima / Shutterstock.com
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La plus grande capitalisation boursière au monde depuis l'explosion de l'intelligence artificielle, c'est bien évidemment NVIDIA. Et derrière, le numéro 2, c'est l'éternel Apple, qui a affiché encore pour son troisième trimestre fiscal 2026 une hausse de ses profits de 27%. Pourtant, malgré cet argent qui se fait grâce à des ventes dans toutes les grandes régions du monde, Apple a payé une grande partie de ses impôts dans un seul pays européen l'an dernier.

Apple a payé plus de 17 milliards de dollars d'impôts en Irlande en 2025

L'Irlande est connu en Europe comme un paradis fiscal, très apprécié des GAFAM, qui y installent leur filiale pour le Vieux Continent. Un statut particulier qui s'illustre par le fait que la marque à la pomme croquée a payé l'an dernier quasiment 17,1 milliards de dollars d'impôts dans l'île du Nord de l'Europe.

Un montant exceptionnel, qui représente environ 40% des impôts payés par Apple dans le monde l'an dernier. Mais un montant qui s'explique aussi par un autre événement exceptionnel.

Un jugement de l'Union européenne en cause

Car pour comprendre ce montant, il faut revenir à un jugement définitif de la Cour de justice européenne en date de septembre 2024. Dans ce dernier, la cour avait jugé qu'Apple avait bénéficié d'une « aide illégale » de la part de l'Irlande, lui permettant d'obtenir un taux d'imposition de moins de 1%. En conséquence, il lui était ordonné de rembourser quelque 13 milliards d'euros d'arriérés d'impôts.

De manière plus globale, pour comprendre à quel point Apple canalise les impôts de ses activités européennes en Irlande, on peut comparer l'Irlande (où Apple fait travailler 5 575 personnes) et l'Allemagne (4 089 employés). Dans le premier pays, Apple a enregistré un bénéfice de l'ordre de 6 millions de dollars par employé, contre 51 000 dollars par salarié pour le second. Cette situation est-elle appelée à perdurer ?