Malgré la colère des joueurs et les appels au boycott du PlayStation Plus, Sony aurait peu de raisons de revenir sur l’arrêt de la production de disques pour les nouveaux jeux PlayStation prévu pour 2028. Le support physique devient surtout un obstacle dans une machine désormais calibrée pour le PlayStation Store.

Chez Sony, le support physique ne pèse plus très lourd face aux revenus du PlayStation Store. En annonçant la fin des disques pour les nouveaux jeux PlayStation à partir de janvier 2028, Sony a justifié sa décision par l'évolution des usages, expliquant que les préférences des consommateurs s'éloignent des supports physiques au profit du numérique.
Depuis, les critiques s'accumulent avec des pétitions et des appels à résilier son abonnement PlayStation Plus. Pour certains experts, pourtant, la trajectoire semble déjà tracée. Le disque coûte cher, rapporte moins et laisse moins de contrôle qu'une vente directement réalisée sur la boutique maison.
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La soupe (du numérique) est bonne chez Sony
Interrogé par IGN, l'analyste Serkan Toto ne croit ainsi pas à un recul du géant japonais. « Sony ne reviendra pas sur cette décision », estime-t-il, en rappelant que le fabricant savait très bien à quoi ressemblerait la réaction en ligne. Sa conclusion est encore plus cash : « Le numérique est tout simplement trop lucratif. » Pour lui, le groupe attend simplement que l'orage passe.Son calcul est simple. Même si 500 000 abonnés PlayStation Plus annulaient leur abonnement pour protester, cela ne représenterait qu'environ 1% d'une base estimée à 50 millions de clients. Pas vraiment de quoi faire trembler une stratégie industrielle déjà engagée.
Le PlayStation Store a déjà gagné
L'enjeu dépasse largement la disparition d'un Blu-ray dans une boîte. En poussant les joueurs vers le téléchargement, Sony réduit les coûts de fabrication, de transport et de distribution. Surtout, le groupe renforce le rôle du PlayStation Store, où il maîtrise les prix, les promotions, les marges et une partie précieuse des données d'usage.
Dans une vidéo, IGN résume l’équation économique ainsi : sur une vente physique first-party, Sony laisserait environ 30% du prix aux revendeurs et 5% à la logistique, ne récupérant qu’environ 65% de la valeur. Sur le PlayStation Store, le constructeur encaisse directement la vente de ses propres exclusivités, sans partager la valeur avec les revendeurs physiques, et capte généralement une commission de l’ordre de 30% sur les ventes d’éditeurs tiers.
Une PS6 sans lecteur optique ?
Ce virage prépare aussi la suite. L'analyste Piers Harding-Rolls, d'Ampere, estime que cette décision donne déjà une indication forte sur la prochaine génération : la PS6 n'arriverait pas avant fin 2028 et pourrait, au minimum dans sa version standard, faire l'impasse sur le lecteur de disque. Un lecteur externe pour les anciens jeux PS4 et PS5 resterait possible, mais la prochaine PlayStation devrait clairement basculer vers le téléchargement comme modèle par défaut.
Microsoft testerait lui aussi une fonction de conversion disque-vers-numérique pour la Xbox, un filet de sécurité possible si sa prochaine console devait, elle aussi, faire l’impasse sur le lecteur optique.
- Une PS5 plus compacte, plus légère
- Le repositionnement du bouton Eject
- Un SSD de 1 To (822 Go d’espace disponible au déballage)
- La DualSense qui pourrait changer la donne si les jeux l'exploitent
- L'interface efficace tout en étant belle et futuriste
- Une console très silencieuse et bien refroidie
- Améliorations graphiques significatives
- Technologie PSSR efficace quand bien implémentée
- Efficacité énergétique