La firme de Mark Zuckerberg prépare une mauvaise surprise aux possesseurs des lunettes connectées développées en partenariat avec EssilorLuxottica. Certaines fonctions IA, jusqu’ici perçues comme faisant partie du produit, pourraient désormais être limitées sans abonnement Meta One Premium.

Les lunettes connectées de Meta devaient rendre l’IA plus naturelle, plus discrète, presque évidente. Elles pourraient surtout rappeler aux utilisateurs l’une des règles les plus agaçantes de la tech moderne : acheter un appareil ne veut plus forcément dire posséder toutes ses fonctions. Selon The Verge, Meta limiterait désormais Focus Vocal, l’option qui amplifie la voix d’un interlocuteur dans un environnement bruyant, à trois heures d’usage par mois sans abonnement. Avec Meta One Premium, facturé 19,99 dollars par mois, ce plafond monterait à quinze heures.

Focus Vocal : une fonction locale, utilisable hors ligne…

Meta précise que ses lunettes ne deviendraient pas inutilisables sans abonnement. Les fonctions de base resteraient accessibles, selon les modèles et les pays, notamment l’assistant vocal ou certaines requêtes visuelles de type « regarde et réponds ». Mais toutes les fonctions IA des lunettes Meta ne sont pas forcément disponibles partout, et les Ray-Ban Display, qui ajoutent un écran intégré à ce type d’interactions, ne sont toujours pas commercialisées en France. L’abonnement servirait seulement à débloquer davantage d’accès à certaines fonctions, ainsi qu’un support premium.

Le pire, c’est que Focus Vocal n’est pas une fonction IA spectaculaire qui mobilise de gros serveurs dans le cloud. Elle sert à mieux entendre une conversation, grâce aux microphones, aux haut-parleurs ouverts et au traitement spatial intégré aux lunettes. The Verge affirme même avoir pu l’utiliser sans connexion Internet. Autrement dit, Meta limiterait une fonction qui repose largement sur du matériel déjà payé par l’utilisateur (mais peut-être sous licence auprès d’un autre acteur de la tech).

Ray-Ban, Oakley... Les lunettes connectées conçues en partenariat avec EssilorLuxottica. ©Meta
Ray-Ban, Oakley... Les lunettes connectées conçues en partenariat avec EssilorLuxottica. ©Meta

Maintenant, imaginez la même situation chez Apple avec des AirPods Pro ou des Apple Watch dont certaines nouvelles fonctions intelligentes deviendraient payantes après quelques heures d’usage mensuel. Techniquement, rien ne l’interdirait vraiment. Commercialement, ce serait beaucoup plus explosif…