La Russie veut pouvoir disposer d'un concurrent national au service Starlink de SpaceX. Mais le début est assez poussif.

© NASA
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Le service d'internet par satellite Starlink est un véritable avantage des États-Unis sur ses compétiteurs russes et chinois. Et ces derniers le sentent, au point que ces pays cherchent à développer des solutions pour brouiller ou neutraliser le service. Et ils veulent aussi dans le même temps chercher à disposer à l'avenir d'un même service. La Russie a ainsi il y a quelques mois lancé ses premiers satellites du genre… sauf que tout ne fonctionne pas parfaitement pour ce commencement.

Un satellite Rassvet déjà perdu, moins de trois mois après son lancement

À la fin du mois de mars, la Russie envoyait dans l'espace sa première batterie de satellites en basse altitude, appartenant au projet Rossvet. Celui-ci doit permettre de doter la Russie d'une constellation de satellites, qui fournira un service d'internet par satellite analogue à celui de Starlink.

Mais les premiers pas peuvent être difficiles. Selon des données de RussianSpaceWeb, un satellite parmi les 16 envoyés dans l'espace, et nommé « Object 4 », a été observé en train de perdre de l'altitude, pour finalement rentrer dans l'atmosphère aux environs du 6 juin dernier.

On est encore loin d'un concurrent crédible à Starlink © Hadrian / Shutterstock
On est encore loin d'un concurrent crédible à Starlink © Hadrian / Shutterstock

La Russie veut atteindre les 900 satellites d'ici 2035

Pour le moment, aucune autorité (ni le ministère de la Défense, ni l'agence spatiale Roscosmos) n'a confirmé cette chute. Ce satellite perdu montre que le projet russe pourrait être compliqué, surtout qu'il devrait être mené à toute vitesse.

Moscou souhaite en effet avancer vite dans ce projet, et compter un ensemble de 250 satellites dans cette constellation d'ici à 2027. Celle-ci devrait ensuite atteindre les 900 satellites à l'horizon 2035. Pour comparaison, on rappelle que Starlink compte aujourd'hui plus de 10 000 satellites en fonctionnement, avec un premier lancement qui date de 2019. De quoi donner une énorme longueur d'avance aux États-Unis.

Source : Le Parisien