Trois nouveaux traceurs Bluetooth arrivent au catalogue de Ugreen France sous la bannière FineTrack 2.0. Jusqu'à 7 ans d'autonomie, alerte sonore de 110 dB, certification IP68 sur deux modèles et, pour le modèle Duo, une compatibilité avec les réseaux Localiser d'Apple et de Google, les AirTag ont-ils du mouron à se faire ?

Avec FineTrack 2.0, Ugreen fait évoluer sa gamme de traceurs Bluetooth plutôt que de repartir de zéro. La marque chinoise conserve l'idée d'un accessoire simple, au standard Bluetooth et pas ultra wideband comme chez Apple, pour retrouver clés, sacs ou valises, mais pousse cette fois plusieurs critères très concrets, comme l'autonomie, la puissance sonore et la résistance.
Trois nouveaux modèles arrivent sur le marché français, les FineTrack Mini 2, FineTrack 2 et FineTrack Duo, avec des prix qui démarrent à 19,99 euros sur Amazon. De quoi retrouver aussi bien le trousseau de clés que le sac à dos, la valise ou les objets que l'on égare toujours au mauvais moment.

Une autonomie qui change la donne
Les FineTrack Mini 2 et FineTrack 2 intègrent pour leur part une pile CR2450 de 600 mAh dont la longévité atteindrait les 5 à 7 ans selon l'usage fait du traceur. C'est bien plus que l'autonomie habituelle d'un AirTag, mais avec une limite importante puisque cette batterie n'est ni rechargeable ni remplaçable. Autrement dit, ces deux modèles Ugreen promettent de durer longtemps, mais pas d'être prolongés une fois leur pile épuisée.

Ces deux versions disposent aussi d'un haut-parleur doté d'une puissance de 110 dB, d'une certification Apple Localiser, d'alertes anti-oubli et d'une protection IP68 contre l'eau et la poussière. Le Mini 2 adopte un format carré compact avec coque en silicone et porte-clés, tandis que le FineTrack 2 arbore un design sphérique avec cordon intégré, plus adapté aux sacs et autres bagages.
Le Duo vise les foyers iPhone/Android
Le FineTrack Duo est sans doute le plus intéressant parce qu'il joue la carte de la compatibilité croisée. Ce petit modèle carré fonctionne à la fois avec Localiser d'Apple et de Google, ce qui devrait simplifier la vie des foyers où cohabitent iPhone et smartphones Android. Mais avec un bémol toutefois, le Duo ne peut pas être associé simultanément à un produit Apple et à un Google. Il faudra choisir son écosystème au moment de l'appairage.
Ce traceur se recharge via un câble USB Type-C et possèderait une autonomie allant jusqu'à 12 mois. En échange, préparez-vous à quelques concessions, puisque contrairement à ses petits camarades, il perd l'étanchéité IP68 et descend à 80 dB pour l'alerte sonore. Ce modèle est donc moins robuste et moins bruyant que les deux autres modèles présentés plus haut, mais potentiellement plus souple à utiliser au quotidien.
Les prix annoncés restent agressifs, avec 39,99 euros par lot de quatre pour le Mini 2, 19,99 euros pour le FineTrack 2 et 49,99€ pour le Duo. Avec ces trois nouveautés, Ugreen ne bouleverse pas le marché du traceur Bluetooth, mais la marque cible les critères que les utilisateurs regardent vraiment, du prix à l'autonomie, en passant par le volume sonore, la résistance et la compatibilité. De là à prendre des parts de marché à Apple, c'est une tout autre histoire…
Un traceur Bluetooth s’appuie surtout sur la portée Bluetooth et sur le réseau de smartphones à proximité pour remonter une position approximative. L’UWB ajoute une localisation de très courte portée beaucoup plus précise (distance et direction), pratique pour "pointer" l’objet dans une pièce. Sans UWB, on retrouve généralement l’objet via une position sur carte, puis une alerte sonore pour le repérer à l’oreille. En contrepartie, le Bluetooth seul peut suffire pour un usage sac/valise, mais sera moins performant pour la recherche fine à quelques mètres.
Comment fonctionnent les réseaux Localiser d’Apple et de Google pour retrouver un objet hors de portée ?Ces réseaux s’appuient sur des appareils tiers (iPhone/iPad côté Apple, smartphones Android compatibles côté Google) qui détectent le traceur en Bluetooth lorsqu’ils passent à proximité. Le téléphone relais envoie ensuite une position au service associé, ce qui permet au propriétaire de voir la dernière localisation connue sans être à côté. Le principe dépend donc de la densité d’appareils présents autour de l’objet perdu et des conditions radio. En pratique, plus l’écosystème est répandu dans une zone, plus les chances de localisation rapide augmentent.