Dans le cadre de Choose France 2026, Amazon a annoncé lundi la construction de trois nouveaux sites logistiques dans le pays, auxquels s'ajoute un centre de distribution, pour un total de 400 millions d'euros d'investissements et 3 000 CDI à la clé.

L'entrepôt Amazon de Brétigny © Alexandre Boero / Clubic
L'entrepôt Amazon de Brétigny © Alexandre Boero / Clubic

Le géant Amazon a officialisé, lundi 1er juin, pas moins de quatre nouvelles implantations logistiques en France dans le cadre du sommet Choose France 2026. Ces projets représentent plus de 400 millions d'euros et s'inscrivent dans un plan d'investissement de 15 milliards d'euros d'ici 2028, qui portera à plus de 8 000 le nombre de CDI créés par le groupe en France. Ces sites promettent des emplois sans diplôme requis, des salaires attractifs et une logistique qui voit plus vert.

Comment Amazon transforme les régions françaises en nouveaux bassins d'emploi

Pour mesurer ce que ces annonces du jour d'Amazon peuvent changer concrètement, il suffit de regarder ce qui s'est passé à Augny, près de Metz. En moins d'un an, le site Amazon y a généré 4 000 emplois, de quoi hisser le groupe au rang de premier employeur privé du département de la Moselle, en plus d'avoir rapporté 2,5 millions d'euros de taxes locales aux collectivités en 2023. Autant dire que les régions qui accueilleront les nouveaux sites ont de bonnes raisons d'y croire.

Mais Amazon ne profite pas qu'à Amazon. Plus de 60 % des articles vendus sur la plateforme du e-commerçant américain sont proposés par des vendeurs indépendants, des petites et moyennes entreprises françaises, pour la plupart, qui utilisent la plateforme comme vitrine pour toucher des millions d'acheteurs en France et en Europe. Pour chaque nouveau site logistique, c'est aussi un accès facilité à ces clients pour les commerçants et artisans du coin.

Jean-Baptiste Thomas, le tout nouveau patron d'Amazon en France, assume la démarche en indiquant qu'« Amazon continue de choisir la France, et ses régions. [...] Ces nouveaux investissements traduisent notre confiance dans le potentiel économique des territoires. » Des mots qui ont une certaine résonnance aujourd'hui, quand on sait qu'Amazon est, depuis 2010, le premier investisseur privé et le premier créateur net d'emplois directs en France, avec plus de 30 milliards d'euros injectés dans l'économie hexagonale.

© Alexandre Boero / Clubic
© Alexandre Boero / Clubic

Des CDI au-dessus du SMIC et des livraisons plus vertes

Alors qui seront les femmes et les hommes qui rempliront ces nouveaux sites annoncés par Amazon en France ? Ce que l'on sait, c'est qu'il n'y aura pas de diplôme requis pour les postes d'agents logistiques, qui seront donc sont ouverts à tous, avec une formation assurée dès le premier jour. Côté salaire, le brut démarre au-dessus de 2 000 euros par mois, et peut grimper à plus de 2 500 euros après deux ans, une fois le 13e mois et la prime annuelle sur les résultats de l'entreprise ajoutés. C'est assez nettement supérieur au SMIC.

Entrer chez Amazon sans diplôme ne signifie pas y rester sans perspectives, assure le e-commerçant. Depuis 2021, plus de 5 500 employés des entrepôts ont pu suivre une formation qualifiante ou diplômante (financée par l'entreprise), grâce à des dispositifs maison comme l'École Amazon ou le programme Options de Carrière. Pour continuer sur cette lancée, le groupe prévoit d'y consacrer 50 millions d'euros d'ici 2030, pendant que la robotique et l'IA continuent de transformer les métiers en entrepôt.

En ce qui concerne les livraisons, Amazon s'engage aussi à poursuivre son virage vert. En installant ses entrepôts au plus proche des clients, Amazon parvient à réduire les distances parcourues par les colis. À Augny, par exemple, Amazon indique avoir raccourci ces trajets de 25 %, évitant ainsi l'émission de 81 grammes de CO₂ par colis expédié. Dans plus de 20 villes françaises, deux livraisons sur trois se font déjà en véhicule électrique, à vélo-cargo ou tout simplement à pied.