Ce lundi au sommet Choose France, Revolut a annoncé un nouvel investissement de 100 millions d'euros en France et 200 recrutements supplémentaires d'ici 2030. En moins d'un an, la néobanque aura engagé plus d'un milliard d'euros dans l'Hexagone.

La néobanque mondiale aux 75 millions de clients, Revolut, ne ralentit pas. Après avoir fait sensation à Choose France en 2025, Revolut remet le couvert ce lundi 1er juin 2026 avec 100 millions d'euros supplémentaires annoncés et 200 nouveaux emplois ciblés, notamment dans la lutte contre la fraude financière. La France, premier marché de Revolut dans l'UE avec 7 millions de clients, s'impose comme le cœur stratégique de son expansion européenne. Une licence bancaire française est en cours d'instruction auprès de l'ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution), et des produits comme le PEA sont déjà dans les cartons.
Un milliard d'euros, des recrutements et l'objectif de devenir une vraie banque en France
Pour la deuxième année de suite, Revolut s'invite au sommet Choose France, la grand-messe annuelle organisée par l'Élysée pour attirer les investisseurs étrangers, et remet une nouvelle enveloppe sur la table, cette fois de 100 millions d'euros supplémentaires, avec 200 postes de plus dans l'Hexagone. Ajoutés à l'investissement déjà annoncé en 2025, c'est désormais plus d'un milliard d'euros au total que la néobanque britannique aura engagés en France en moins de douze mois.
Les 200 nouveaux postes évoqués s'ajoutent aux 200 déjà promis l'an dernier. En tout, ce sont 400 recrutements que Revolut aura annoncés en France en moins d'un an. Les embauches ciblent surtout deux domaines clés, avec la lutte contre la fraude financière d'un côté, et le développement commercial de l'autre. Et ce n'est pas fini, puisque d'ici 2030, la néobanque s'est fixé un plancher de 650 salariés dans l'Hexagone. Ça devient très sérieux.
Ces nouvelles recrues rejoindront un siège parisien tout neuf, dont l'ouverture est prévue début 2027. En attendant, Revolut avance sur un autre chantier crucial, qui consiste pour elle à obtenir une licence bancaire directement auprès de l'ACPR, le gendarme bancaire français. Aujourd'hui agréée en Europe via sa filiale lituanienne, la néobanque veut un agrément français pour opérer en totale indépendance sur le marché hexagonal, et surtout proposer des produits vraiment adaptés aux besoins des clients français.
Vers 8 millions de clients et une offre bancaire complète à la française
Dans l'Union européenne, la France est tout simplement le premier marché de Revolut, de loin le plus dynamique d'ailleurs, selon la néobanque. Cette dernière y compte aujourd'hui 7 millions de clients, dont 2,5 millions rien que sur l'année 2025. C'est sa croissance la plus rapide enregistrée sur le Vieux continent, tout simplement. Des chiffres qui confirment, s'il le fallait encore, pourquoi Revolut a choisi Paris comme tête de pont de son expansion bancaire en Europe.
Et l'ambition de Revolut va désormais bien au-delà du compte courant et des paiements sans frais à l'étranger. La fintech veut s'installer dans le quotidien financier des Français avec, à terme, des produits d'épargne, de crédit et de placement adaptés au marché local. Le PEA, l'enveloppe fiscale typiquement française qui permet d'investir en Bourse, figure dans ses plans. Autant d'offres que Revolut ne propose pas encore, mais qui sont bien envisagées.
Béatrice Cossa-Dumurgier, la patronne de Revolut pour l'Europe de l'Ouest, explique bien que l'objectif est d'offrir aux Français et aux Européens « les meilleurs produits bancaires au monde ». Une ambition formulée depuis Paris, que Revolut entend bien hisser au rang de capitale de référence pour la banque européenne de demain.