La start-up française de cybersécurité Riot annonce un plan de recrutement ambitieux pour 2026, avec 150 nouvelles recrues. Un tiers des postes visera des talents européens qui rejoindront son hub parisien.

Quand une scale-up française de la cybersécurité protège déjà deux millions d'employés dans le monde, elle ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. Riot, jeune entreprise prometteuse que nous avions pu rencontrer aux Assises en marge du lancement de son outil de simulation de smishing pour démasquer les SMS piégés, annonce ce vendredi 6 février un plan de recrutement important. La société va plus que se renforcer, en embarquant pas moins de 150 nouvelles personnes cette année, dont un tiers venues d'Europe pour rejoindre Paris.
Paris comme quartier général européen de la lutte contre le smishing
Plutôt que d'ouvrir des bureaux à Milan, Madrid ou Amsterdam, Riot fait le choix inverse et fait venir les talents de ces villes directement à Paris. Direction les bords du canal Saint-Martin, dans une ancienne distillerie réhabilitée où la start-up vient d'emménager. 2 000 mètres carrés flambant neufs pour accueillir ses équipes européennes sur un seul et même site.
Benjamin Netter, fondateur et CEO, assume le pari. « À mesure qu'on change d'échelle, la communication interne devient un enjeu clé. Notre pari, c'est que Paris fait suffisamment rêver les talents européens pour devenir un point de ralliement naturel de nos équipes internationales. » Une vision qui s'accompagne d'un véritable dispositif d'accueil pour transformer l'essai.
Concrètement, chaque recrue internationale se voit attribuer un agent dédié qui l'aide à dénicher un logement, puis l'accompagne dans le labyrinthe administratif français, du numéro de sécurité sociale au compte bancaire, en passant par les autres réjouissances bureaucratiques. Des cours de français viennent compléter le package pour faciliter l'intégration dans l'entreprise, comme dans la vie quotidienne. De quoi séduire les développeurs, commerciaux internationaux et profils en marketing, growth ou operations activement recherchés.

105 recrutements en 2025 et 150 visés en 2026, Riot accélère
Riot compte aujourd'hui cent quarante salariés, après avoir embauché 105 personnes sur la seule année 2025. Et la machine ne ralentit pas, puisque 150 nouveaux postes sont prévus pour 2026, principalement à Paris. Le hub américain de New York n'est pas en reste avec onze recrutements supplémentaires qui aideront à renforcer l'ancrage outre-Atlantique.
Pour piloter cette expansion, Riot a restructuré son comité de direction avec plusieurs nominations à la direction financière, aux ventes et comme bras droit du CEO. Un comité désormais paritaire qui doit gérer la croissance internationale. La présence de Riot aux côtés du président de la République lors du Forum économique mondial de Davos le mois dernier montre d'ailleurs la reconnaissance acquise par l'entreprise sur la scène mondiale.
Créée en 2020 dans le célèbre incubateur Y Combinator qui a aussi lancé OpenAI, Dropbox et Airbnb, Riot a depuis levé quarante-cinq millions de dollars et séduit plus de deux mille entreprises dans vingt-trois pays. Sa capacité à former les salariés à repérer les cyberattaques avant qu'il ne soit trop tard, notamment avec son simulateur de smishing qui leur apprend à déjouer les faux SMS, pourrait l'emmener loin.