Alors que les aspirateurs robots iRobot et leur emblématique Roomba ont envahi des millions de foyers, leur créateur, Colin Angle, s’apprête à changer de terrain de jeu.

Fini le nettoyage, place à l’émotion, puisqu’avec sa nouvelle startup Familiar Machines & Magic, l’ingénieur américain dévoile un robot qui ne sert à rien… Sinon à tenir compagnie. Baptisé « Familiar », cet étonnant robot quadrupède évoque un mélange entre un chien, une loutre ou encore un paresseux… Son objectif n’est pas de se montrer réaliste, encore moins d’exécuter des tâches ménagères, mais bien de créer un lien émotionnel avec ses propriétaires.
Un robot-animal de compagnie dopé à l’IA
Avec Familiar, les concepteurs misent sur une intelligence artificielle embarquée capable d’apprendre des comportements humains et de s’adapter au fil du temps. L’animal va ainsi observer, mémoriser, puis développer une forme de « personnalité » propre, en fonction de son environnement et de ses interactions indique The Verge.

Pas question ici de discuter météo ou actualités, pour une raison simple, puisque le robot… ne parle pas. Tel un véritable animal de compagnie, il communique et réagit via des mouvements, des sons, des attitudes…
Un langage non verbal donc, pensé pour imiter celui des animaux domestiques, avec un Familiar destiné principalement à ceux qui ne peuvent/ne veulent pas d’un véritable compagnon à quatre pattes.
Côté mouvements, le robot peut faire bouger ses yeux, ses oreilles, son cou, ses pattes… Il dispose d’un revêtement sensible au toucher, ainsi que d'un ensemble de capteurs comprenant caméras, microphones et système audio. Le tout repose sur une approche locale de l’IA, sans dépendance systématique d'un quelconque cloud, afin de limiter les soucis de latence et de confidentialité.
Sommes-nous prêts à adopter un robot domestique ?
Avec ce projet, Colin Angle opère un virage pour le moins radical. Après avoir popularisé des robots vendus à plus de 50 millions d’exemplaires, il s’attaque à un secteur bien plus incertain, celui des robots domestiques.
Car le marché est loin d’être une terre vierge. De nombreux projets similaires (on se souvient évidemment du petit chien Aibo, mais aussi de Jibo) se sont déjà cassés les dents, faute d’usage clair et d’engagement durable des utilisateurs.
Mais pour le concepteur de Familiar, les progrès récents de l’IA sont en mesure de changer la donne. Là où les anciens robots semblaient mécaniques et limités, cette nouvelle génération pourrait enfin offrir une interaction à la fois crédible et attachante.
« Nous développons les modèles et le matériel pour une IA physique dotée d’intelligence émotionnelle, capable de « lire une pièce » (c’est-à-dire comprendre l’ambiance) et d’agir en toute sécurité dans le monde réel. Les Familiars en sont la première étape » peut-on lire sur le site officiel de la start-up.
Le Familiar vise des usages bien précis, à commencer par accompagner les personnes âgées, divertir les enfants et, plus globalement, lutter contre une forme d’isolement social.