Un ingénieur en électronique a branché un lecteur de disquettes 3,5 pouces sur sa Tesla via un simple adaptateur USB, et lu « Never Gonna Give You Up » de Rick Astley gravé sur une disquette de 1,44 Mo. Ça tourne. Vraiment.

Quand Oleg Kutkov a posté sa vidéo sur X.com, il ne pensait probablement pas déclencher autant de réactions. L'ingénieur ukrainien avait simplement branché un adaptateur USB vers lecteur de disquettes dans le port de la boîte à gants de sa Tesla, inséré une disquette de 1,44 Mo contenant « Never Gonna Give You Up » de Rick Astley, et filmé le résultat. Le lecteur a émis grincement, puis la tête magnétique a lu et la voiture a joué le morceau. Le tout sans modification du véhicule ni bricolage logiciel.
Il a expliqué le mécanisme : le noyau Linux embarqué dans la Tesla monte automatiquement tout périphérique de stockage détecté pour l'utiliser comme source multimédia ou support du mode Sentry et de la dashcam. Un autre utilisateur Linux a toutefois précisé que c'est l'adaptateur qui présentait la disquette au système comme un volume USB standard, et non comme un lecteur de disquettes au sens strict. La Tesla n'a donc pas reconnu une technologie de 1981 mais plutôt traité un périphérique USB parmi d'autres.
La Tesla a lu une disquette grâce à son adaptateur, pas malgré son âge
Si l'adaptateur avait exposé le lecteur comme périphérique de classe FDD plutôt que comme stockage de masse USB, la voiture n'aurait probablement rien affiché. C'est l'émulation qui a tout permis, disponible sur n'importe quelle machine Linux correctement configurée. Rien de propre à Tesla, en somme.
Le manuel officiel du Model 3 précise que le mode Sentry ou la dashcam, Tesla requièrent une capacité minimale de 64 Go, un débit d'écriture soutenu d'au moins 4 Mo/s, et un formatage en exFAT ou FAT. Une disquette de 1,44 Mo passe pour la lecture audio uniquement parce qu'elle contourne ces exigences. En fait, elle n'y répond pas. Il aurait en revanche suffit d'une seconde de lecture vidéo de la Dashcam pour que le support sature.

Une démo difficile à reproduire faute de détails techniques. Alors, reproductible ou pas ?
Difficile de tester et reproduire ce petit exploit, qui, soit dit en passant, ne sert à rien. D'ailleurs, lorsqu'un utilisateur lui demande pourquoi il l'a fait, Oleg Kutkov est honnête : « Because I can », soit avec une certaine ironie, « Parce que je le peux ».
Blague à part, Oleg Kutkov n'a précisé ni le modèle exact de sa Tesla, ni la version du firmware, ni la référence de l'adaptateur utilisé. Or Tesla déploie des mises à jour régulières qui modifient parfois le comportement du montage automatique des périphériques USB, et tous les adaptateurs ne présentent pas le lecteur de la même façon au système.
C'est tracer des plans sur la colète que de généraliser à partir de cette seule vidéo que « toutes les Tesla lisent des disquettes ».
Mais sait-on jamais, comme on adore le retour de certains objets cultes d'une époque, la disquette pourrait bien revenir dans nos machines. Celle de 3,5 pouces lancée par Sony en 1981 n'a pas totalement quitté le monde professionnel. Linux a reçu des pilotes FDD mis à jour l'an dernier. La FAA a seulement commencé à retirer les siens de ses systèmes de contrôle aérien. Et une prison du New Jersey autorise encore ses détenus à posséder jusqu'à 20 disquettes, faute de clés USB admises, soit moins de 28,8 Mo pour stocker les fichiers transmis par leurs avocats.
À côté, une Tesla qui joue du Rick Astley par disquette interposée fait figure de luxe absolu.
Source : Tom's Hardware
Pour aller plus loin, certains utilisateurs se sont amusés, à leur tour, à faire tourner des vieilleries sur des nouveautés. On vous prévient, c'est agaçant.