Que Choisir exige la baisse du prix des appels fixes vers les mobiles

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Le 05 octobre 2004
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Après s’être interrogée sur le prix du SMS, l’Union fédérale des consommateurs (www.quechoisir.org) s’intéresse à la tarification des communications fixes vers les mobiles.

Après s'être interrogée sur le prix du SMS, l'Union fédérale des consommateurs (www.quechoisir.org) s'intéresse à la tarification des communications fixes vers les mobiles.

Le 4 octobre 2004, l'organisation "indépendante" de défense des consommateurs a déclaré dans un communiqué juger "inacceptable la pression exercée par les opérateurs mobiles sur le collège de l'ART pour empêcher une baisse du prix des appels 'fixe vers mobile'."

L'UFC-Que Choisir affirme que les opérateurs mobiles français "menacent de freiner le développement des réseaux de troisième génération" (3G/UMTS) si l'Autorité nationale de régulation des télécommunications impose "une baisse significative du prix de l'interconnexion des appels fixes vers mobiles."

Or, l'association de défense des consommateurs rappelle que "l'enjeu financier pour les consommateurs est considérable." Les communications fixes vers les téléphones mobiles représentent, selon l'UFC-Que Choisir, "environ 10 milliards de minutes de communications pour une dépense totale de 2,1 milliards d'euros par an."

Sur chaque minute de communication, ajoute l'association "l'opérateur mobile récupère au titre de l'interconnexion, 15 centimes d'euro sur les 21 payés en moyenne par le consommateur, soit 1,5 milliard d'euro par an, alors que chaque minute d'interconnexion ne coûte à l'opérateur que 6 centimes."

Au total, les opérateurs mobiles en France "ponctionnent abusivement chaque année 900 millions d'euros - marge nette - aux consommateurs du fixe, et ce en contradiction avec la réglementation européenne", poursuit l'UFC-Que Choisir.

Alain BAZOT, Président de l'UFC-Que Choisir, insiste "Depuis plus de 7 ans, le consommateur du fixe est mis à contribution dans des proportions considérables et parfaitement anormales pour financer les réseaux mobiles." L'association se déclare par conséquent prête à saisir la Commission européenne, si l'ART n'impose pas un prix d'interconnexion "proche de 6 centimes dès 2005."
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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